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Julien Mauve / Titanic Orchestra / Poursuite / Lancement

Jeudi 25 mai à 18h, rendez-vous avec Julien Mauve !

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Titanic Orchestra est une réaction instinctive à la vague de violence qui a frappé Paris en 2015. Comme autant de métaphores, ces images organiques racontent la chute d’un monde et la lutte pour sortir de l’état de sidération qui s’en est suivi. La ville qui est donnée à voir a conservé l’apparence qu’on lui connaît, et pourtant tout est changé. Car après l’impact, le chaos règne, un voile est tombé, le centre de gravité est ébranlé, une nature inquiétante semble avoir repris ses droits. Cherchant un point d’ancrage à défaut d’une réponse, le photographe décentre son objectif tour-à-tour vers le ciel, vers la terre, vers un objet fugace ou un horizon obstrué. La présence corporelle de l’artiste est ici palpable : il est le sismographe qui enregistre les pulsations de cet univers hallucinatoire. Partout où il regarde, la menace plane : l’engloutissement, la chute, des corps absents, inertes. Sa vision spasmodique bute contre des murs ou des écrans, des débris gisent à ses pieds, les voix se désincarnent dans des hauts-parleurs, et s’il lève les yeux, c’est l’œil aveugle d’une caméra qu’il rencontre. L’irréversible s’est produit mais la pulsion de vie, elle, subsiste. Et c’est dans la réunion avec des corps en résistance, désirants, puissants, que la réparation pourra s’engager.

Biographie :
Artiste visuel parisien, Julien Mauve crée des séries photographiques à l’ambiance cinématographique qui ont pour thèmes récurrents l’effondrement de la société avec une sorte d’appel à l’humilité de l’homme, coincé entre le gigantisme de ses aspirations et la réalité de son individualité. Son travail a été récompensé par plusieurs prix dont le SFR Jeunes Talents en 2013 et le Sony World Photography Award en 2016. Après « L’Indifférence Des Etoiles » en juin 2016, « Titanic Orchestra » est son deuxième livre publié aux Editions Poursuite.

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Jérôme Jacob / Tout finira par rentrer dans le désordre / Editions Le Monte-en-l’air

Mercredi 24 mai à 18h30, lancement de Tout finira par rentrer dans le désordre de Jérôme Jacob aux éditions Le Monte-en-l’air.

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Deux cents dessins pour dire l’angoisse et la colère. Deux cents dessins obsessionnels et compulsifs. Deux cents dessins que Jérôme Jacob a réalisés autour d’un seul et unique thème : le cancer du sein de sa femme. Des dessins au trait impeccable, sans doute pour prendre le contre-pied de la tourmente. Surréalistes, comme l’auteur les qualifie, ses dessins rappellent ceux de Topor. Et puisqu’il faut continuer à rire, Jérôme Jacob convoque aussi des références de l’inconscient collectif : Mickey Mouse, R2D2, le Penseur de Rodin et même Casimir. Mais le vrai héros de ce livre, c’est le sein. Un sein à deux visages : l’un est sain et dodu. Joueur, on le retrouve aux endroits les plus improbables : dans un verre de Martini, sur un cornet de glace, au bout d’un arrosoir. Souvent, il remplace les visages, remplit les espaces. Et puis il y a l’autre, l’absent, le mutilé. Cicatrice, trou, ballon sur le point d’être percé, compagnon disparu. « Ben t’étais où ? » demande un sein à l’autre. Égaré sans doute, comme l’est Jérôme Jacob dans cette épreuve. Mais le dessin est salvateur et sa force, comme le démontre ce recueil, est incontestable.

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Guillaume Dégé / Héraldique Fantasy / Editions Magnani

Mardi 23 mai à 18h30, rendez-vous avec Guillaume Dégé et les éditions Magnani.

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Artiste et enseignant à la Haute école des arts du Rhin, Guillaume Dégé figure parmi les pères spirituels des éditions Magnani, lesquelles ont choisi avec Héraldique Fantasy de faire partager et redécouvrir son travail unique de dessinateur de livres. Ce recueil présente une centaine de dessins mettant en pages et en images un roman graphique familial crypté sur une multitude de blasons et d’emblèmes médiévaux fantastiques. Lire Guillaume Dégé est une forme d’égyptologie, au sens où l’auteur ne se donne au lecteur qu’à travers l’interprétation et le décodage de ses dessins aussi ésotériques qu’autobiographiques. Héraldique Fantasy invite autant à contempler qu’à déchiffrer les mystérieuses et splendides armoiries imaginaires de son auteur. Un authentique trésor familial que l’on ne veut pas garder secret.

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Dégagisme du manifeste et réédition du Manifeste du dégagisme / Editions Maelström

Dimanche 21 mai à 17h, venez  fêter la réédition du Manifeste du dégagisme et l’édition du Dégagisme du manifeste

Le dégagisme, c’est quoi ? C’est, par-delà le concept circulaire de ré-volution, la possibilité tranchante (= théorique + pratique + concrète) d’opérer un changement de régime politique sans préjuger de ce par quoi il faut le remplacer. Son usage récent et intempestif par Jean-Luc Mélenchon dans le cadre de sa campagne présidentielle tombe à pic : est démontrée l’urgence de la sortie du Dégagisme du manifeste, l’approfondissement renversant du Manifeste du dégagisme.

manifeste

Le « dégagisme » comme théorie et pratique politique nouvelle a émergé après le « dégagement » de Ben Ali par le peuple tunisien le 14 janvier 2011. A Bruxelles, le Collectif manifestement a inventé la notion et en a rédigé et publié le manifeste. La nature du dégagisme rejoignait l’idée que ce Collectif se faisait de la manifestation, lui qui venait tout juste de théoriser la « protodémocratie », à l’occasion de la manifestation « Tous unis contre la Démocratie ! », la même année. Ainsi naquit le Manifeste du dégagisme, publié aux éditions Maelström en 2011.

Il s’agit d’y penser, par-delà le concept de révolution, la possibilité théorique, pratique et concrète d’opérer un changement de régime politique sans préjuger de ce par quoi il faut le remplacer. Selon le Collectif, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il devenait possible de libérer les durées et les espaces de l’exercice du pouvoir sans nécessairement savoir ce par quoi il devait être remplacé, ni suivant quel programme ce changement devait s’opérer ; au contraire, le vide laissé par le potentat dégagé apparaît comme l’occasion, unique et singulière, de repenser les structures du pouvoir, de l’organisation politique et des attentes populaires mobilisées. Le fond du dégagisme, fondamentalement, tient dans l’idée qu’à la nécrose de l’Histoire du pouvoir peut se substituer, enfin, la possibilité sans cesse répétée d’éjecter celui qui occupe le siège dudit pouvoir. Or, défendant cette idée, les « dégagistes » fixait et dominait un point de vue indégageable, trop manifeste pour être dégagiste. Le Collectif ne pouvait, alors, que dégager son propre manifeste, au profit d’un vide théorique à nouveau porteur de potentiels politiques. C’est là le geste du Dégagisme du Manifeste, livre en construction depuis 2012. Or, à l’instant même où finissait ce processus, et où allait aboutir la publication de ce second livre, l’actualité fît émerger à nouveau, et avec fulgurance, le concept de dégagisme, sous l’impulsion de Jean-Luc Mélenchon. A l’occasion de sa campagne présidentielle en 2017, il se fait le parangon d’un dégagisme français, et promeut celui-ci comme une vague politique et révolutionnaire internationale, équivalente à un réveil des peuples. Le PS français, tout comme les autres représentants traditionnels du pouvoir en France, seraient les « victimes » d’un élan dégagiste, dont JLM s’estime, à travers sa candidature, un légitime représentant. Cette nouvelle émergence multiplie les interprétations, les contresens fâcheux, les incompréhensions et les craintes quant à la puissance de ce concept hybride. C’est dans ce contexte que paraît le Dégagisme du manifeste, poursuite, complexification et enrichissement des potentiels du dégagisme, de son urgence politique, de sa puissance projectile, de ses risques comme de ses enjeux les plus intenses. A l’heure d’une transformation profonde des orientations politiques, et dans la multiplicité des insurrections, émeutes, tournants politiques et multiples répressions dont la deuxième décennie du XXIe siècle est le théâtre, le dégagisme thématisé par le Collectif manifestement est un appel à l’oxygénation politique, à l’émancipation joyeuse et enthousiaste des dominés et des dominants, et au soupçon salutaire à porter à l’endroit de toute appropriation du pouvoir, y compris quand il serait le fait d’un mouvement de gauche, ou d’insoumis.

Le Collectif MANIFESTEMENT

Le Collectif manifestement a été fondé en 2005 à Bruxelles pour y réaliser, une fois par an, une manifestation sur un thème inattendu, toujours clivant, courageux et jubilatoire, souvent visionnaire et radical, parfois hilarant. Chemin faisant, le Collectif a forgé les concepts de dégagisme, rattachisme, non-manifestation, manif paradoxale et protodémocratie. Aux éditions maelstrÖm, il a publié les Revendication de (pré-)SDF bruxellois (2011) qui ont débouché sur la création de l’asbl DoucheFLUX, Le Manifeste du dégagisme (2011) bientôt suivi de son détricotage avec Le Dégagisme du manifeste (2017), ainsi que l’époustouflante Chronique du rattachement de la Belgique au Congo (2017). Mouvement artistico-politique belge et néanmoins irréductible à tout « surréalisme » ou tout autre courant dépassé et donc commercialisable, le Collectif manifestement s’impose comme une réalité incontournable dans le paysage visible depuis le croisement de la politique, de l’art et de la philosophie. Tout est archivé là : www.manifestement.be.
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Mon Lapin Quotidien # 2 / L’Association / Lancement

Samedi 20 mai de 17h à 20h, lancement du numéro 2 de Mon Lapin Quotidien publié à L’Association.

MLQ

La fanfare de L’Association revient avec le N° 2 de Mon Lapin quotidien, le quotidien du trimestre. Après un N°1 remarqué, ce dernier numéro en date sera à la hauteur, ainsi qu’à la largeur du premier : MLQ fera à nouveau la part belle au dessin, avec des auteurs comme David B., José Parrondo, Killoffer, Thomas Ott, Ruppert & Mulot, Stéphane Trapier ou Fabio Viscogliosi, au texte avec des chroniques de Denis Robert, Pacôme Thiellement, Raphaël Meltz, Jean-Yves Duhoo, Aurélie William Levaux, Clémentine Mélois, Thomas Baumgartner, Christian Rosset ou Éric Chevillard, à la bande dessinée avec Lewis Trondheim, Berberian, Emmanuel Guibert, Dorothée de Monfreid, Vanoli, Lisa Mandel, Placid, Jochen Gerner, Julie Doucet, Nicolas Malher ou Étienne Lécroart, entre autres et non des moindres… Mon Lapin quotidien, le journal impossible à plier mais possible à publier, vous informera à nouveau sur tout un tas de sujets dont vous pensiez vous foutre éperdument jusqu’à présent, sans savoir qu’il vous passionnent quand c’est Mon Lapin quotidien qui vous en parle, à sa façon inimitable, toujours dans un élégant noir et blanc mariant texte, image et typographie moderne.

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Terrain n°67 : Jouir ? / Lancement

Vendredi 19 mai à 18h30, lancement du n°67 de la revue Terrain.

terrain

Jouir ? – numéro 67 – printemps 2017
À travers le prisme d’enquêtes menées dans des contextes culturels très divers,
ce dossier thématique interroge les conceptions du plaisir sexuel et met en question les représentations de la jouissance.

Le dernier numéro de Terrain aborde la sexualité sous son angle le plus paroxystique, celui de l’orgasme. Attention toutefois à ne pas se tromper de propos. Comme indiqué dans l’introduction, il ne s’agit « ni d’explorer la sexualité en général, ni de faire l’inventaire des exubérances sexuelles d’ici et d’ailleurs, mais plutôt d’ouvrir des
pistes de réflexion sur le statut accordé dans différents contextes culturels à l’expérience de l’orgasme ».

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Pierre-François Moreau / La Soif / La manufacture des livres

Jeudi 18 mai à 18h30, lancement de La soif de Pierre-François Moreau publié à La Manufacture des livres

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Quelque part du côté de Gibraltar, dans un bled paumé où même les chiens andalous tirent la langue, à proximité du Maroc et du flux ininterrompu de cannabis, on suit un pharmacien, une brute sous psychotropes qui déteste sa boutique, torturé par l’envie de boire toute la sainte journée, jusqu’à ce que sonne l’heure de la première bière…Notre bled paumé compte, outre ses ploucs locaux, tous plus défoncés les uns que les autres, un certain nombre de parrains mafieux attirés par le trafic régional, Colombiens en délicatesse sur leur terre natale, Marocains sur place pour veiller au grain, Russes en quête d’investissement, Napolitains favorables à la coopération des pays méditerranéens. Tous ces entrepreneurs ont en commun un problème contemporain annonciateur de manque à gagner : la probable légalisation du cannabis, cherchant par avance à s’assurer la pénétration et le monopole du fructueux commerce légal à venir… Et Pierre-François Moreau nous entraîne avec brio dans un maelstrom de quiproquos, de malentendus, de paranoïa et d’embrouilles, sous un soleil de plomb, dans une veine picaresque que n’aurait pas renié un Westlake.

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Lucie Desaubliaux / La nuit sera belle / Actes Sud / Rencontre

Mercredi 17 mai à 19h, rencontre avec Lucie Désaubliaux à l’occasion de la sortie de La nuit sera belle aux éditions Actes Sud.

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Trois amis – Arek, Ivan, Todd C. Douglas – se préparent à veiller toute la nuit dans l’attente de l’aube qui les verra enfin partir pour l’expédition qu’ils concoctent de longue date… sans toutefois en avoir arrêté la destination. Car il s’agit d’abord de se donner du coeur à l’ouvrage, à grand renfort de thé, bière, vin et whisky – dans l’ordre et sans modération.
Au sein de leur trinité qui a érigé la procrastination en sagesse et en art de vivre, Arek cherche quoi faire, Ivan veut faire mais n’y arrive pas et Todd C. Douglas se complaît dans le non-faire. À eux trois, tandis que l’ivresse gagne et qu’ils essaient de soustraire leur existence à toute justification au bénéfice du désirable interstice au sein duquel les choses n’ont plus besoin d’exister mais seulement d’être possibles, ils explorent victorieusement l’oisiveté sous toutes ses formes.
Ne fait-on rien quand on ne produit rien ? Et qu’est-ce, au juste, que “faire” ? Comment agir sans produire ou chercher sans accomplir ? Ne peut-on vivre sans que le travail devienne la vie ? Comment dissocier l’idée d’oisiveté de celle de paresse ? Et qu’est-ce, au juste, que l’oisiveté ? Ne pas travailler ? Ne rien faire ? Pratiquer des activités qui ne sont pas le travail ? Une recherche sans certitude de trouver, est-ce un travail ?
À ces questions que se posent des personnages qui font beaucoup plus que ce qu’ils croient et beaucoup moins que ce qu’ils disent, La nuit sera belle imagine des réponses aussi profondes que jubilatoires.

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Camille de Cussac / Guarana / Atelier Césure / Lancement

Samedi 13 mai à 17h, rendez-vous avec Camille de Cussac à l’occasion de la publication de Guarana.

camille

Pour sa dernière création en édition limitée, l’Atelier Césure collabore avec l’illustratrice Camille de Cussac pour la réalisation de Guarana, mise en image d’une légende brésilienne de tradition orale.

 

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Léon Maret / Coco Jumbo / Editions 2024 / Lancement

Vendredi 12 mai à 18h30, on fête Léon Maret et son Coco Jumbo publié aux éditions 2024

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« Il faut moderniser la nature. La rendre plus cool. Plus lounge. Plus zap. » Alain Boulanger, patron de la grande entreprise semi-publique VIEA, part à l’assaut de la nature. En route pour la mine d’uranium de Domartin (Dom Tom), un mystérieux accident de voiture vient éparpiller cette grande figure du patronat français sur le bitume d’une départementale traversant la jungle. Un énigmatique petit singe s’empare alors de l’ordinateur (rempli de secrets d’état) de Boulanger, point de départ de ce récit théâtral. En premier rôle : Marion, jeune journaliste idéaliste coincée dans ses peines de cœur et dépêchée sur les lieux du crime ; en seconds rôles : Vadime Boulanger (neveu du premier), guidé par son zob, Papa Mars, rédacteur en chef maoïste exalté, déterminé à faire la lumière sur VIEA, et, bien entendu, notre affectueux primate doué de parole : Cocojumbo, mammifère mythomane, au centre de notre fablabla (fable + blabla = fablabla)… La collision de ces différentes sensibilités, à rebours de l’intrigue politico-financière, mènera les protagonistes à affirmer leur moi profond (si débile soit-il) dans cette jungle hostile. Comme le dit Cocojumbo : « Yes le style ! »