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Manzu Islam et Sandeep Bakshi / Fragments de la vie de l’homme le plus gentil du monde /Editions Ròt-Bò-Krik / Rencontre

Mercredi 25 juin 2025 à 19h30, à l’occasion de la traduction française de « Fragments de la vie de l’homme le plus gentil de la ville » par les éditions Ròt-Bò-Krik, l’écrivain bangladais Manzu Islam sera à Paris pour une rencontre unique en dialogue avec Sandeep Bakshi, chercheur en littérature postcoloniale et études queer et décoloniales.

Dans un va-et-vient constant entre Banglatown, le quartier de la diaspora bangladaise de Londres, et un Bangladesh spectral et sensoriel, ce recueil de nouvelles met en scène les rêves et les imaginaires d’une pléiade de personnages. Tour à tour drôles ou crus, fantastiques ou sombres, impétueux ou nostalgiques, les textes de Manzu Islam décrivent les stratégies pragmatiques, affectives et oniriques d’une communauté immigrée pour se construire de nouvelles vies.
Puisant dans les souvenirs aigre-doux du pays natal comme dans les aléas brutaux de la vie en pays d’exil, ces histoires fragmentées disent combien les actes quotidiens de solidarité et de fraternité et l’amour, petit et grand, soutiennent la résistance à l’isolement, à la violence et au racisme des métropoles occidentales.Manzu Islam est un écrivain bangladais vivant en Angleterre depuis son exil de son pays natal en 1975. Après une première carrière de travailleur social dans les quartiers populaires de l’est londonien, il devient écrivain et professeur de littérature postcoloniale à l’université du Gloucestershire.

Emblématique de la culture de la diaspora bangladaise de Londres, Manzu Islam est l’auteur d’une oeuvre littéraire subtile et plurielle, dont les romans Song of our Swampland (Peepal Tree, 2010) et Godzilla and the Song Bird (Peepal Tree, 2024). Fragments de la vie de l’homme le plus heureux de la ville est son premier ouvrage traduit en français.

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En attendant Goudou/Jy Ztivark

Samedi 21 juin-17h

A l’heure où les combats militants se perdent parfois dans un virilisme et un dépouillement qui se veut éthique, le besoin d’exprimer l’immense pouvoir du regard vibrant, de l’implosion des organes à l’idée de l’autre, du fantasmatique duo enrobé de collectif. Face la répression policière trop féroce, raconter ces bulles d’intimité, refuge où se reconstruit et se reforme l’écorce nécessaire de la peau sous la caresse.

Si le nœud de cette histoire est dans l’intensité de la découverte de deux meufs ; cela se fait au sein du collectif – plus précisément le collectif fesse tifs et le cortège festif, qui posent des paysages de fêtes pour le premier et de manifestations pour l’autre. C’est cet aller-retour entre intime et espaces publics ; en passant par le ressourcement dans la ronde amie ; entre espaces clos et rue, entre absence et présence, entre espaces squattés et logements sociaux, qui rythme le vers en fond sonore. Le plaisir et la sensualité sont nos armes, il ne nous reste qu’à les lustrer pour faire corps !

Jy Ztivark partage son temps entre un job, du tissu aérien, beaucoup de tango, de l’écriture, et de longues heures passées sur les mains pour ranger ses idées dans les tiroirs de ses côtes flottantes et n’a jamais pu se décider quant à son plus grand kiff dans la vie. Plusieurs de ses poèmes ont été publiés au printemps 2024 dans les revues Cavale et Aleï.

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Fabrice CARO, Aurélie CHAMPAGNE + GUEST : Lancement d’ESQUIF

Vendredi 20 juin à 19h30

Pour le lancement de la maison d’édition ESQUIF, venez découvrir les deux premiers titres, en présence de leurs auteurices.

Avec
– FABRICE CARO (pour Rumba Mariachi)
– AURÉLIE CHAMPAGNE (pour Mona)

La soirée commencera par une DISCUSSION avec Fabrice Caro, Aurélie Champagne et Pierrick Starsky (éditeur).

Elle sera suivie d’une LECTURE, par Richard Gaitet et invité(es) surprise.

Elle sera suivie d’une DÉDICACE des ouvrages par l’autrice et l’auteur.

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Ballast n°12 / Lancement

Mardi 17 juin à 19h30

Le mardi 17 juin à 19h30, Ballast fêtera au Monte-en-l’air la parution de son douzième et ultime numéro papier, qui marque ses dix ans d’existence.

Des membres de la rédaction accompagnés de Vincent Jarousseau (auteur de Dans les âmes et les urnes, un ouvrage restituant dix années d’enquête au sein des électorats populaires du Rassemblement national) viendront discuter du dossier central de la revue, “Classes populaires : faire front”. Des illustrateurs et photographes, qui ont aussi participé à l’élaboration de ce numéro, seront présents.

L’an dernier, le RN a failli remporter une élection et le Nouveau Front populaire s’est effondré après avoir vu le jour dans l’urgence : c’est là que l’idée de ce dernier numéro a germé. Et avec elle l’envie de chercher, dans les villes et les campagnes, comment ne pas désespérer.

C’est de cette question que nous avons voulu nous saisir, à notre manière, en proposant une dizaine d’articles inédits — témoignages, reportages, entretiens et portfolios.

***
Dossier // Classes populaires : faire front // « L’un des drames de la politique, c’est de s’adresser à des segments » : discussion avec Vincent Jarousseau // Portfolios de Stéphanie Lacombe et Yohanne Lamoulère // « Ce qu’on partage, c’est une lutte » : discussion avec Fatima Ouassak ▽ Enquête sur les cahiers de doléances ▽ Le foot à Marseille par Émilie Seto et Mickaël Correia ▽ Les luttes rurales du Planning familial ▽ La démocratie toujours. Forces d’un fétiche, fragilités d’un idéal. ▽ « Le peuple kanak est là » : un témoignage de Joël Tjibaou ▽ Les luttes antinucléaires de Solange Fernex ▽ À l’Après M, la part du peuple et le goût des frites ▽ Anjela Duval par Juliette Rousseau.

Avec des illustrations de Sophie Couderc, Claire Le Gal, Ake Mata, Maya Mihindou, Mathieu Pauget, Anouchka Wood, Zéphir et des photographies de Fabio Boucinha, Stéphane Burlot, Cyrille Choupas.

Photographie de couverture : Yohanne Lamoulère / Tendance Floue

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De guingois : festival des littératures suisses / 13 au 15 juin

Le temps d’un week-end, la Suisse s’invite à Ménilmontant. Après le festival RAPAILLER, consacré aux littératures québécoises, le festival DE GUINGOIS vous invite à célébrer les littératures suisses.

De la Suisse, pays voisin, on connaît peu. On imagine la droiture, les banques, les montagnes et le chocolat, alors que la Suisse est une terre de diversité linguistique et culturelle.

À travers des entretiens, des performances, des lectures, un podcast et un atelier d’écriture, DE GUINGOIS trace les contours d’une cartographie éditoriale et littéraire dynamique et sensible, où l’on rêve, où l’on s’aime, où l’on lutte, où l’on pense, où l’on fabrique et où l’on se questionne à plusieurs.

Et pour que cela soit une fête, le festival se tiendra sur la terrasse du Monte-en-l’air transformée en place de village, à l’ombre des arbres sous le soleil de juin.

Des bancs, des discussions, et toujours de quoi boire un verre !

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Salomé Lahoche et Thais Guimard / Ancolie / Editions Glénat / Rencontre

Jeudi 12 juin à 19h30

La vie pas très rangée d’une jeune sorcière.
Ancolie est une sorcière de 27 ans. Le temps passe 13 fois plus lentement pour elle que pour les humains, alors voilà des siècles qu’elle se traîne de beuveries en aventures sans lendemain à des fêtes peuplées de vampires et de monstres, des rave partys chez les elfes et des afters dans des tavernes. Cette existence alcoolisée, trash et vide de sens est pourtant sur le point de s’arrêter car un événement décisif se prépare : le Congrès annuel du Conseil des sorcières ! Chaque année, les hauts faits des meilleures sorcières y sont récompensés. Sans surprise, Ancolie ne fait jamais partie du lot. Cette année, elle est même convoquée. Pour le Haut Conseil, c’en est trop des déboires d’Ancolie ! Si elle n’accomplit pas un haut fait, elle sera excommuniée et mourra. Ancolie n’avait pas prévu de mourir de sitôt. Qu’à cela ne tienne, elle décide de sauver le monde ! Mais dans une Société inégalitaire, capitaliste et sexiste, elle a du pain sur la planche. Après avoir réfléchi à quelques actions coup de poing, elle se ravise et décide de sortir enfin de sa paresse légendaire. Un soir, une idée de génie – ou de folie – la traverse. Qu’est-ce qui manque le plus dans ce monde, si ce n’est l’empathie ? À force d’écumer les grimoires, notre sorcière tombe enfin sur le parfait sortilège de compassion ! Avec ça, peut-être qu’elle parviendra à sauver le monde, et accessoirement sa peau. Il faut juste que le sort fonctionne…
Un vent de fraîcheur souffle avec Salomé Lahoche qui s’empare de la figure féministe de la sorcière avec aplomb et une bonne dose d’humour pour un récit déjanté. Entre quête initiatique et aventures nocturnes barrées colorisées par Thaïs Guimard, des problématiques modernes comme l’écologie ou les inégalités sont abordées à travers une histoire loufoque ancrée dans un univers singulier où se mêlent fantasy, pop culture et rock’n’roll. Une entrée remarquée au catalogue Glénat pour une lecture ensorcelante.

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RITA la revue / Lancement

Mercredi 11 juin à 18h

Rita est une revue-fanzine volontairement hétéroclite où se côtoient, se confrontent, se répondent les vastes mondes de la bd, de l’illustration, de la littérature, de la poésie… Elle a l’ambition de mêler les disciplines, les générations, les pros, les pas pros, dans une sorte de melting-pot graphique qui se double d’évènements variés, de la simple dédicace lors de RitaTours (France, Belgique), à des expérimentations téméraires, via des scénographies bricolées effrontément ambitieuses et des fresques géantes participatives. Rita mixe le tout dans une aventure foncièrement joyeuse teintée de ce curieux sentiment d’après-Apocalypse.

Avec, pour la saison 2024-2025 le Rita Ivresse, le Supplément Sexuel, La République Poétique, la bière IPA BièRita, et -on l’espère- Postado, le Rita punk !

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Djamila Ribeiro – Ta magie m’a menée jusque ici : lettres à ma grand-mère – Editions Anacaona- Rencontre

10 juin 2025 à 19h30

Dans le plus personnel de ses livres, la philosophe Djamila Ribeiro, référence sur le féminisme et l’antiracisme au Brésil, évoque les épisodes difficiles de sa vie – l’atmosphère raciste et machiste délétère de son enfance et son adolescence – mais également les lectures qui ont façonné sa personnalité, l’amour, la musique, le militantisme, et la maternité. Avec une certitude : la mémoire des luttes et des réalisations des femmes qui nous ont précédées est la force qui nous permet d’aller de l’avant. Sous la forme de lettres complices à sa grand-mère Antônia, affectueuse et aimante, connaisseuse des herbes médicinales, les souvenirs d’enfance de Djamila Ribeiro ont la saveur aigre-douce de la mangue verte et la force silencieuse des femmes de sa famille. Djamila Ribeiro participe à des conférences dans le monde entier, a été professeure invitée à la New York University, et a préfacé Angela Davis et Toni Morrison. Elle a été nommée Immortelle à l’Académie des lettres de São Paulo.

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Le droit, allié ou ennemi de nos luttes ? Table ronde autour de la collection « Le mot est faible »

Samedi 07 juin à 18h00

Le samedi 7 juin à 18h00, nous débattrons autour d’une question contemporaine particulièrement complexe : le droit est-il un allié ou un ennemi de nos luttes ?

Pour se faire nous recevrons 4 autrices ayant publié dans la collection « Le mot est faible » aux éditions Anamosa :

  • Stéphanie Hennette Vauchez, professeure de droit public à l’Université Paris Nanterre, directrice du Credof (Centre de recherche et d’études sur les droits fondamentaux), et autrice de « Laïcité » dans la collection « Le mot est faible » ;
  • Sarah Mazouz, sociologue, chargée de recherche au CNRS, autrice de « Race » et de « Nation » dans la collection « Le mot est faible » ;
  • Eugénie Mérieau, maîtresse de conférence à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheuse à l’Institut des sciences juridiques et philosophiques de la Sorbonne, enseignante et chercheuse associée à Sciences Po Pariss, et autrice de « Constitution » dans la collection « Le mot est faible » ;
  • Karine Parrot, professeure de droit à l’Université de Cergy et membre du Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigréEs), autrice de « Etranger » dans la collection « Le mot est faible ».

Cette rencontre sera animée par Pierre Tenne.

Présentation de la collection « Le mot est faible », dirigée par Christophe Granger, par la maison d’édition :

« Comment lutter dans un monde qui n’aime rien tant que décréter le bouleversement de tout ? C’est bien simple : même les mots paraissent devoir perdre leur sens. La « révolution » est devenue l’étendard des conservateurs, la régression se présente sous les atours du « progrès », les progressistes sont les nouveaux « réactionnaires », le salaire est un coût, le salariat une entrave, la justice une négociation et le marché une morale. Tout ce travestissement n’est pas le travail secret d’une propagande. Il appartient à la dérégulation générale dont vit l’ordre d’aujourd’hui, qui vide les mots de leur sens et prend appui sur les ombres creuses qu’il met à leur place. Pour aller contre ce monde, il n’est alors peut-être pas de meilleur moyen que de le prendre aux mots, que de refuser, comme disait Orwell, de capituler devant eux.
C’est toute l’ambition de cette série d’ouvrages courts et incisifs, animés d’un souffle décapant : chaque fois il s’agit de s’emparer d’un mot dévoyé par la langue au pouvoir, de l’arracher à l’idéologie qu’il sert et à la soumission qu’il commande pour le rendre à ce qu’il veut dire. »

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Tienstiens / Koko n’aime pas le capitalisme à la plage / Editions Bandes détournées / Dédicace

Vendredi 6 juin à 19h30

Tienstiens reprend ses crayons de couleur pour une nouvelle série de strips absurdo-politico-humoristiques, au détour desquels on croisera Mary Poppins, Philippe Etchebest, Buffy, Arlette Laguiller, Chucky, ou encore un rare spécimen de mésange azurée en plumage nuptial. Au fil des pages, aux interstices des strips, on suivra la rencontre de Koko avec Paul le poulpe, pieuvre de gauche extra-lucide, qui partagera avec la gorille ses visions de lendemains qui chantent…

De quoi enclencher un processus révolutionnaire ? Sait-on jamais…