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PARIS PHOTO / PUNTO DE FUGA / PLATEFORME EXPÉRIMENTALE DU LIVRE / JOUR 5

JOUR 5 – lundi 16.11.2015

Archiver, indexer, classifier et collecter
13h00 -16h00

Lewis Bush, War Primer 3, Auto-édité
Daniel Gustav Cramer & Haris Epaminonda, The Infinite Library
Tariq Heyboer & Mikel H. Orfanos: HEYBOER—ORFANOS
Linda Jensen, Roland Lüthi & Ursula Sulser, Comets in Counter Space : archives of Comet Photo AG
Hester Keijser, The Book Case Study
Susanne Kriemann, RAY, Roma Publications
Massimiliano Tommaso Rezza, AtemYard Press

Invité Spécial :
Paola Paleari (éditeur et commissaire): le livre de photo, une plateforme privilégiée pour l’exploitation des archives.

***

Réflexions sur plateformes de livres sur Internet
16h15 – 19h00

Éric Foucault, Eternal Network
Victor Boullet, The Institute of Social Hypocrisy
Émilie Macaulay, Stanley James Press

Invité Spécial :
Willem van Zoetendaal (Van Zoetendaal Gallery) : trois livres de notre librairie

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Joëlle Jolivet & Jean-Luc Fromental / Os court ! / Éditions Hélium / Lancement

Vendredi 6 novembre à 18h30, lancement de Os court ! de Joëlle Jolivet & Jean-Luc Fromental publié aux éditions Hélium.

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Un album extraordinaire signé Fr(os)mental et J(os)livet, parfait cadeau de fin d’année… avec une jaquette qui se transforme en p(os)ter-squelette.

« – À moelle ! Os’cours ! Police ! » s’époumone la Miss, propageant la terreur à travers tout le bourg. (Les squelettes ont horreur des fantômes qui courent.)
Au détective Sherlos, la femme épouvantée affirme n’avoir vu qu’une forme confuse, qui s’est carapatée avec son humérus… »

La tranquille ville d’Ostendre – 1275 âmes, 270 300 os–, est soudain frappée d’un mystérieux péril : une créature non identifiée dérobe des os aux squelettes terrifiés… Heureusement, le fameux détective Sherlos, armé de sa pipe (et d’une calculette), mène l’enquête, et découvre sans tarder de quoi il retourne !
La truculence de Jean-Luc Fromental, des illustrations très fifties en trois couleurs sur noir imaginées par Joëlle Jolivet, de drôles d’évènements qui rythment toute l’affaire… tandis que le lecteur apprendra, au fil des pages, ce que sont le coccyx, le péroné ou… l’astragale !

Joëlle Jolivet allie stylisation, humour et précision documentaire dans ses illustrations, réalisées le plus souvent en linogravures. Pour hélium, elle a collaboré avec Karthika Naïr, Fani Marceau ou Jean-Luc Fromental.

Jean-Luc Fromental est auteur (et éditeur) de bandes dessinées et de livres pour enfants. Il est aussi scénariste pour le cinéma et les séries animées. Chez hélium, ils ont signé ensemble Oups !, Rapido dans la ville, 10 p’tits pingouins (le pop-up), 10 p’tits pingouins autour du monde et 10 P’tits pingouins sur le frigo (la boîte-jeu). Tous deux vivent à Paris.

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Jacques Thorens / Brady, cinéma des damnés / Éditions Verticales / Rencontre

Mercredi 4 novembre à 19h, rencontre avec Jacques Thorens animée par Daniel Paris-Clavel du fanzine ChériBibi à l’occasion de la publication de Brady, cinéma des damnés aux éditions Verticales

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Ce livre propose la « biographie d’un lieu », Le Brady, dernier cinéma de quartier parisien. L’auteur, qui y fut projectionniste dans les années 2000, a tiré de cette expérience un texte foisonnant, drôle et informé. Il met en scène ses collègues, l’increvable propriétaire J.-P. Mocky, les fondus de films « bis » (fantastique, gore, kung-fu, western-spaghetti voire moussaka, porno), mais aussi d’autres spectateurs atypiques (sans-logis, retraités maghrébins, amateurs de brèves rencontres), et tous les riverains occasionnels (prostituées, coiffeurs afro, soiffards).
Le Brady, cinéma des damnés reconstitue la mémoire des années turbulentes d’une salle obscure inclassable, comme le documentaire subjectif qui s’en inspire. Une somme inventive et attachante qui satisfera la curiosité de ceux qui croient encore que l’aventure est au coin de la rue.

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Le Cabinet de l’amateur / Lancement

Jeudi 29 octobre à 18h30, rencontre autour de la collection Le Cabinet de l’amateur consacrée au patrimoine des onze Musées de la Ville de Strasbourg.

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Chaque titre est conçu comme un album d’images : la beauté des oeuvres ou des objets, leur caractère insolite, suscite surprise, émerveillement et curiosité. Dans un grand format, sur 16 pages, se déploient généreusement des collections de différentes natures : art populaire, arts décoratifs, objets scientifiques, beaux-arts, autant d’objets rares, étranges ou magnifiques. A l’intérieur, sur un cahier de format plus petit, un court texte introduit et commente la sélection d’images proposée.

S’inspirant du cabinet d’arts et de curiosités, la collection offre à un prix accessible un regard inédit sur les trésors souvent méconnus des Musées de la Ville de Strasbourg.

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Gaëlle Bantegnie & Jane Sautière / Au pays d’Alice & Stations (entre les lignes) / Éditions L’Arbalète Gallimard & Verticales / Rencontre

Mercredi 28 octobre à 19h,  à l’occasion de la publication de Au pays d’Alice aux éditions L’Arbalète Gallimard & de Stations (entre les lignes) aux éditions Verticales, rencontre animée par Sophie Quetteville entre Gaëlle Bantegnie & Jane Sautière .

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Au pays d’Alice de Gaëlle Bantegnie, éditions l’Arbalète Gallimard

«– Qu’est-ce que tu écris Maman?
– J’écris sur toi.
– Pas partout sur moi.
– Sur toi.
– Sur mon cou?»

Au pays d’Alice raconte les quatre premières années d’une petite fille d’aujourd’hui. Une période, rarement décrite dans le slivres, où rien n’est encore fixé, ni le langage ni la motricité.
En s’exerçant à regarder le monde à la hauteur d’Alice, Gaëlle Bantegnie redécouvre les objets, gestes, paroles qui le peuplent et auxquels l’adulte s’est accoutumé. Une expérience aussi sérieuse que légère qui la rapproche de sa fille et la conduit à réexaminer notre rapport au quotidien.
Après France 80, un premier roman très remarqué, et Voyage à Bayonne, Gaëlle Bantegnie poursuit son travail d’exploration des bouleversements invisibles de l’existence, qu’elle mène avec un sens aigu du détail.

Stations (entre les lignes) de Jane Sautière, éditions Verticales

« Maintenant, je ne travaille plus. J’aurai eu beaucoup de mal à atteindre la date limite, je suis un vieux cheval, marqué au col. Je circule à mes heures, et presque toujours parce que j’ai envie d’aller quelque part, évitant les heures de pointe. Et je veux absolument, alors que je quitte des moments durs et l’agitation furieuse, donner les notes prises lors de ces déplacements.»

Au gré de ses déménagements et emplois successifs, de ses passions amoureuses aussi, Jane Sautière raconte à travers les moyens de transport qu’elle a empruntés tout ce qui l’a imprégnée, traversée, déplacée. Entre regard documentaire et enquête impressionniste, elle expose les nuances d’une relation ambivalente avec ce « lieu commun », chaque station d’un vécu où se confrontent l’intime et le collectif, l’enfermement routinier et l’aventure d’un voyage sans cesse renouvelé.

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Anne Van Der Linden / Économie domestique / Alain Beaulet éditeur / Vernissage

 Mardi 27 octobre à 18h30, vernissage de l’exposition de Anne Van Der Linden à l’occasion de la parution de Économie domestique aux éditions Alain Beaulet.

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Économie domestique : petit Carnet de 32 pages est composé de quatre thèmes « domestiques » qui se déclinent chacun en une série de sept dessins

« Anne Van Der Linden, princesse de l’underground. Peintre, dessinatrice et illustratrice de presse, elle est cofondatrice de la revue Freak Wave. Sa peinture et son œuvre graphique décrivent l’érotisme du point de vue des femmes. Son œuvre d’un surréalisme délirant décrit un univers fantastique, cauchemardesque, irréel et souvent ignoble qui rappelle les tableaux de Jérôme Bosch et l’œuvre de Sade. » Alain Beaulet

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Point Noir #1 / Lancement

Dimanche 25 Octobre de 17h à 20h, le Point Noir s’affiche au Monte-en-L’air, pour la sortie du premier numéro (présent dans les bacs).

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— Présentation du fanzine
— Exposition de dessins
— Vin en cubi
— Nourriture Sud Asiatique maison
— Musique lounge
— Auvergnate bourrée
— Speed Dating

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Philippe Dumez / Trombinoscope / Vernissage

Samedi 24 octobre de 17h à 20h, vernissage de l’exposition Trombinoscope de Philippe Dumez.

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Trombinoscope est une exposition qui associe deux de mes passions : les souvenirs et les photos d’identité d’anonymes. Sur chaque carte exposée, j’ai cherché à associer le souvenir de quelqu’un que je connais avec la photo de quelqu’un que je ne connais absolument pas. Trombinoscope a été exposé pour la première fois à la Conserverie, à Metz, au mois de juillet 2015.

 

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Le présent infini s’arrête de Mary Dorsan + L’interlocutrice de Geneviève Peigné + Mary de Emily Barnett / Rencontre

Jeudi 22 octobre à 19h, soirée autour de la « psychiatrie en littérature » avec trois livres publiés en cette rentrée, Le présent infini s’arrête de Mary Dorsan publié aux éditions POL, L’interlocutrice de Genevièvre Peigné publié chez Le Nouvel Attila & Mary de  Emily Barnett publié aux éditions Rivages. Cette soirée sera animée par Sophie Quetteville.

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Mary de  Emily Barnett

De l’enfance sauvage aux atermoiements amoureux d’une femme dans le New York d’après-guerre, Mary sonde les thèmes de l’adultère, de la maternité et de la filiation. Un premier roman à la forme soignée et maîtrisée qui emprunte à la Rebecca de Daphné du Maurier et aux romans de Laura Kasischke.

Le présent infini s’arrête de Mary Dorsan

« Bon, j’écris ce qui se passe dans mon service. Je travaille dans un appartement thérapeutique, rattaché à un hôpital psychiatrique. On accueille des adolescents. Très malades, souvent, dont personne ne veut. Qui en plus de leurs troubles psychiatriques, ont des troubles de l’attachement, des pathologies du lien. Alors ça remue ! Ça remue les soignants.
J’écris les souffrances de ces jeunes. La diffi culté de les soigner, de les accompagner ou tout simplement de rester là, avec eux. Je tente d’écrire la complexité des relations avec eux et la complexité des effets sur les soignants et les relations des soignants entre eux. Je veux raconter ce que c’est, ce travail, leur vie. Je veux… Dire. Décrire. Montrer. Tout. Le bon et le mauvais. Je voudrais que l’on pense davantage à eux. Ces adolescents sont invisibles ou méconnus dans notre société. Ou incompris. Terriblement vulnérables, fragiles, si près de l’exclusion totale, ils sont à la marge. À la marge de notre pensée, de nos yeux. Au cœur de mon cœur. »

L’interlocutrice de Geneviève Peigné

Simenon et Exbrayat comme vous ne les avez jamais lus…
Une femme atteinte d’Alzheimer tient avant sa mort son journal dans les marges des romans policiers du Masque. Au fur et à mesure que la maladie progresse, elle en vient à s’immiscer dans les dialogues des personnages, et à répondre pied à pied aux répliques de Miss Marple ou de Maigret.
Quelques mois après sa mort, sa fille découvre cette collection de livres, et une activité qu’elle ne soupçonnait pas. À travers la lecture de ces confessions souvent très prosaïques sur la douleur commence un dialogue posthume autour du livre et de l’écriture, qui pousse l’auteure à s’interroger sur elle-même.

 

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Thomas Baumgartner / Longtemps, je me suis couché de bonne heure pour raisons de sécurité / Éditions Le Monte-en-l’air / Lancement

Mercredi 21 octobre à 18h30, lancement de Longtemps, je me suis couché de bonne heure pour raisons de sécurité. de Thomas Baumgartner publié aux éditions Le Monte-en-l’air.

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Dans les aéroports, dans les gares, sur Internet ou en traversant la rue, à la boulangerie, au boulot, à l’école, en vacances, au supermarché, au café, à la radio, à la télé…, on prend soin de nous, on nous informe, on nous (dé)conseille, on nous empêche, on nous canalise, on nous prend par la main, on nous scanne, on nous demande de rester de l’autre côté de la ligne, on nous dévisage, on nous touche, on nous regarde dans le sac, on ne peut pas annuler la commande, on nous demande l’autre carte, on nous réclame un justificatif, on exige un doigt puis l’autre, on nous prie de retirer le casque, on nous laisse attendre dans le sas, on nous regarde en coin, on nous demande de ne pas sourire, et on nous explique que tout ça, c’est « pour raisons de sécurité ». Et si cet air du temps sécuritaire allait contaminer jusqu’aux grands classiques de la littérature ? Ce livre propose une série d’incipit de romans célèbres (signés Proust, Queneau, Camus, Perec, Nizan, Austen, Nabokov, Kafka, etc.), légèrement adaptés « pour raisons de sécurité ». À lire dans le désordre ou pas. Par l’effet du simple collage de ces quelques mots (« pour raisons de sécurité »), et celui de l’accumulation, une ambiance vaguement angoissante se crée. Le décalage de ce repère, souvent familier qu’est la première phrase d’un roman, provoque même une forme de suspense.
Ce livre court est aussi un jeu, un « blind test » littéraire, dont la solution est donnée en fin d’ouvrage, avec la liste des titres et des auteurs qui ont servi de références.