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Le présent infini s’arrête de Mary Dorsan + L’interlocutrice de Geneviève Peigné + Mary de Emily Barnett / Rencontre

Jeudi 22 octobre à 19h, soirée autour de la « psychiatrie en littérature » avec trois livres publiés en cette rentrée, Le présent infini s’arrête de Mary Dorsan publié aux éditions POL, L’interlocutrice de Genevièvre Peigné publié chez Le Nouvel Attila & Mary de  Emily Barnett publié aux éditions Rivages. Cette soirée sera animée par Sophie Quetteville.

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Mary de  Emily Barnett

De l’enfance sauvage aux atermoiements amoureux d’une femme dans le New York d’après-guerre, Mary sonde les thèmes de l’adultère, de la maternité et de la filiation. Un premier roman à la forme soignée et maîtrisée qui emprunte à la Rebecca de Daphné du Maurier et aux romans de Laura Kasischke.

Le présent infini s’arrête de Mary Dorsan

« Bon, j’écris ce qui se passe dans mon service. Je travaille dans un appartement thérapeutique, rattaché à un hôpital psychiatrique. On accueille des adolescents. Très malades, souvent, dont personne ne veut. Qui en plus de leurs troubles psychiatriques, ont des troubles de l’attachement, des pathologies du lien. Alors ça remue ! Ça remue les soignants.
J’écris les souffrances de ces jeunes. La diffi culté de les soigner, de les accompagner ou tout simplement de rester là, avec eux. Je tente d’écrire la complexité des relations avec eux et la complexité des effets sur les soignants et les relations des soignants entre eux. Je veux raconter ce que c’est, ce travail, leur vie. Je veux… Dire. Décrire. Montrer. Tout. Le bon et le mauvais. Je voudrais que l’on pense davantage à eux. Ces adolescents sont invisibles ou méconnus dans notre société. Ou incompris. Terriblement vulnérables, fragiles, si près de l’exclusion totale, ils sont à la marge. À la marge de notre pensée, de nos yeux. Au cœur de mon cœur. »

L’interlocutrice de Geneviève Peigné

Simenon et Exbrayat comme vous ne les avez jamais lus…
Une femme atteinte d’Alzheimer tient avant sa mort son journal dans les marges des romans policiers du Masque. Au fur et à mesure que la maladie progresse, elle en vient à s’immiscer dans les dialogues des personnages, et à répondre pied à pied aux répliques de Miss Marple ou de Maigret.
Quelques mois après sa mort, sa fille découvre cette collection de livres, et une activité qu’elle ne soupçonnait pas. À travers la lecture de ces confessions souvent très prosaïques sur la douleur commence un dialogue posthume autour du livre et de l’écriture, qui pousse l’auteure à s’interroger sur elle-même.

 

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Thomas Baumgartner / Longtemps, je me suis couché de bonne heure pour raisons de sécurité / Éditions Le Monte-en-l’air / Lancement

Mercredi 21 octobre à 18h30, lancement de Longtemps, je me suis couché de bonne heure pour raisons de sécurité. de Thomas Baumgartner publié aux éditions Le Monte-en-l’air.

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Dans les aéroports, dans les gares, sur Internet ou en traversant la rue, à la boulangerie, au boulot, à l’école, en vacances, au supermarché, au café, à la radio, à la télé…, on prend soin de nous, on nous informe, on nous (dé)conseille, on nous empêche, on nous canalise, on nous prend par la main, on nous scanne, on nous demande de rester de l’autre côté de la ligne, on nous dévisage, on nous touche, on nous regarde dans le sac, on ne peut pas annuler la commande, on nous demande l’autre carte, on nous réclame un justificatif, on exige un doigt puis l’autre, on nous prie de retirer le casque, on nous laisse attendre dans le sas, on nous regarde en coin, on nous demande de ne pas sourire, et on nous explique que tout ça, c’est « pour raisons de sécurité ». Et si cet air du temps sécuritaire allait contaminer jusqu’aux grands classiques de la littérature ? Ce livre propose une série d’incipit de romans célèbres (signés Proust, Queneau, Camus, Perec, Nizan, Austen, Nabokov, Kafka, etc.), légèrement adaptés « pour raisons de sécurité ». À lire dans le désordre ou pas. Par l’effet du simple collage de ces quelques mots (« pour raisons de sécurité »), et celui de l’accumulation, une ambiance vaguement angoissante se crée. Le décalage de ce repère, souvent familier qu’est la première phrase d’un roman, provoque même une forme de suspense.
Ce livre court est aussi un jeu, un « blind test » littéraire, dont la solution est donnée en fin d’ouvrage, avec la liste des titres et des auteurs qui ont servi de références.

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Fanzines festival ! / READINGS : Fromage Oui, Bonjour Lavage

Dimanche 18 octobre à 19h30

 

misma 1 A l’occasion du Fanzines! Festival et en collaboration avec Misma Editions, la Librairie Le Monte-en-l’air accueille trois jeunes auteurs de bande-dessinée pour une lecture inédite d’oeuvres en direct !
Les readings – très courants en Amérique – représentent une nouvelle manière de lire la bande-dessinée, permettant à l’auteur de donner vie à ses personnages en public !

Anna Haifisch (Leipzig) => CLINIQUE VON SPATZ, chez Misma
Andy Burkholder (Chicago) => THINKING OF YOU, chez Believed Behavior
Émilie Gleason (Strasbourg)=> DÉGÉNÉRÉSIS, chez Badlol Presents

L’évènement fera partie de la soirée-dédicace d’Anna Haifisch orchestrée par Misma, à l’occasion de la sortie de ‘Clinique Von spatz’ !

En espérant vous y retrouver nombreux (et tolérants) ♥

http://www.hai-life.com/
http://andyburkholder.com/
http://emiliegleason.com/

Ah, le titre c’est Andy qui essaye de parler français

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Les frères Guedin / Histoires pour les vrais Bonhommes / Éditions Aaarg / Lancement

Samedi 17 octobre à 17h, lancement de Histoires pour les vrais Bonhommes publié aux éditions Aaarg en présence de TOUS les frères Guedin : Dav Guedin et Gnot Guedin.
Couverture Nadia Valentine et préface Catherine Ringer.


guedin

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Olympia / Vivès, Ruppert & Mulot / Dupuis + Olivier Schrauwen / Arsène Schrauwen / L’Association / Lancements

Vendredi 16 octobre à 18h30, double lancement avec Arsène Schrauwen d’Olivier Schrauwen à l’Association & Olympia de Vivès et Ruppert & Mulot, aux éditions Dupuis

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Arsène Schrauwen d’Olivier Schrauwen

En 1947, Arsène Schrauwen embarque sur un paquebot à destination d’une mystérieuse colonie. Le grand-père d’Olivier Schrauwen a fait ce long voyage à la demande de son cousin Roger. Ensemble, ils vont créer une cité utopique au coeur du monde sauvage qui répondra au doux nom de « Freedom Town ». Atteindre cet objectif sera une entreprise des plus difficiles. Victime de démence, Roger est interné et Arsène partira alors seul et inexpérimenté à la tête de l’expédition qui doit le mener à la terre promise. Il devra faire face aux dangers de la jungle, s’accommoder de ses sentiments pour Marieke, la femme de son cousin, et faire avec un étrange virus tropical qui menace de décimer ses hommes. Progressivement, il va perdre le contrôle et s’éloigner de la réalité, s’engouffrant dans sa propre paranoïa.
Grâce à un dispositif graphique atypique, souligné d’une bichromie rouge et bleu, le lecteur est invité à se perdre au fil des évènements et des digressions oniriques du personnage principal. Biographie fantasmée, parodie de récits d’aventures colonialistes, l’histoire narrée par Olivier Schrauwen est captivante, drôle, et résolument surréaliste. Cette figure montante et immanquable de la nouvelle bande dessinée flamande, à qui l’on doit déjà les remarqués Mon Fiston et L’Homme qui se laissait pousser la barbe (Actes-Sud-L’An 2), livre ici son oeuvre la plus ambitieuse.

Olympia de Vivès ,Mulot, Ruppert

Alex, Sam et Carole sont les braqueuses les plus sexy que la terre (et la bande dessinée) ait portées. Drôles de dames des temps modernes, elles peuvent accomplir les plus grands coups et ne reculent devant aucun obstacle.

Après « La Grande Odalisque », prix Landerneau 2012, les auteurs à succès Bastien Vivès (Polina, Last Man) et Ruppert & Mulot (« La technique du périnée ») redonnent vie à leurs héroïnes favorites.

On les avait quittées en mauvaise posture après le périlleux cambriolage du Louvre et la disparition de Carole. Pour qu’elles reprennent du service, il leur faudra cette fois une mission incroyable ? ce sera le vol de trois tableaux, parmi lesquels l’Olympia de Manet, exceptionnellement exposé au Petit Palais, à Paris.

La suite d’un univers créé à six mains avec un plaisir évident, au sein duquel le fantasme devient joyeuse série B, les dialogues truculents rythment l’action et où l’aventure se transforme en un récit moderne, dynamique et terriblement drôle.

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Arnaud Baumann, Xavier Lambours / Dans le ventre d’Hara Kiri / Editions La Martinière / Lancement

Jeudi 15 octobre à 18h30, lancement de Dans le ventre d’Hara Kiri de Arnaud Baumann & Xavier Lambours publié aux éditions La Martinière.

haraEn 1975, deux jeunes photographes s’invitent à Hara Kiri.

D’anniversaires en provocations, comités de rédaction et lancements, le duo surnommé «Lambau» brosse le portrait de ces trublions, présente ses propres créations délirantes parues dans Hara Kiri, et surtout fait (re)vivre cette presse très libre, aujourd’hui disparue.

Arnaud Baumann, Xavier Lambours

Formé à l’architecture aux Beaux-Arts de Paris, Arnaud Baumann est un portraitiste, réalisateur d’images. Publié dans la presse internationale, il expose régulièrement en galeries ou lors de festivals. Auteur de plusieurs livres, il a publié récemment Eau Secours, album rassemblant 300 interviews et portraits de personnes connues et inconnues, « pris sous la douche d’un verre d’eau ». Dans sa série intitulée « Artistes peints », Arnaud Baumann propose à des peintres et dessinateurs d’utiliser leur visage ou leur corps, comme support de leur œuvre.
Xavier Lambours vit et travaille à Paris. Il fait ses armes au journal Hara Kiri, sept années consacrées au portrait, au roman-photo. Il couvre son premier festival de Cannes en 1983 pour Libération et publie l’ouvrage Ciné-Monde avec les Cahiers du cinéma. Régulièrement exposé (Rencontres d’Arles en 1989, Centre national de la photographie en 1994, MEP en 2011), auteur de 6 ouvrages, il rejoint la maison de photographes Signatures, en 2007.

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Emmanuel Blervaque, Stéphane Ellias et Laurent Ribet / Il pleut des vaches qui pissent / Éditions Le Monte-en-l’air / Lancement

Mercredi 14 octobre à 18h30, lancement de Il pleut des vaches qui pissent de Emmanuel Blervaque, Stéphane Ellias & Laurent Ribet publié aux éditions Le Monte-en-l’air.vachesPendant plus d’un an, Emmanuel Blervaque, Stéphane Ellias et Laurent Ribet se sont « retroussé les coudes » pour piller la page internet de leur groupe dédié aux accidents d’expressions et autres dérapages de langage.

Les meilleurs sont réunis au sein de ce premier volume :
Il pleut des vaches qui pissent dans lequel une poignée d’illustrateurs chevronnés ayant « de la fuite dans les idées » s’en donnent à coeur joie pour rehausser, avec humour, poésie et férocité parfois, la saveur de ces détournements langagiers.

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Fanzines ! Festival / Morteza Zahedi / Chevaux / Vernissage

Mardi 13 octobre à 18h30, dans le cadre du Fanzines ! Festival, vernissage de l’exposition de CHEVAUX de MORTEZA ZAHEDI

mortezaL’auteur iranien Morteza Zahedi dessine de manière obsessionnelle des chevaux fous, vibrants et colorés. De cette série sans fin, répétitive mais toujours inventive, proche de l’art brut, nous avons extrait une vingtaine de dessins. Expédiés de Téhéran, ils seront visibles pour la première fois en France et feront l’objet d’une édition présentée à cette occasion.

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Adieu Kharkov / Mylène Demongeot, Bouilhac & Catel / Éditions Dupuis / Lancement

Samedi 10 octobre à de 17h à 20h, lancement de Adieu Kharkov avec Claire Bouilhac et Mylène Demongeot.

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Paris 1985. Atteinte d’un cancer, la mère de Mylène Demongeot vit ses derniers moments. Pressée par la tendre sollicitude de sa fille, elle entame le récit de son enfance à Kharkov, en Ukraine, puis de son adolescence et de sa jeunesse, de la Russie à la France, en passant par la Chine. Dotée d’une volonté de fer, elle refuse dès son plus jeune âge le sort réservé aux femmes, vouées au mariage et à l’enfantement. Bravant les convenances, elle va gravir un à un les échelons de sa liberté et de sa réussite, tandis que s’emballe l’histoire du XXe siècle.

Un récit personnel qui est aussi celui d’une lutte, sur lequel Mylène Demongeot pose un regard aimant et distancié, offrant en contrepoint le récit, par touches subtiles, de sa propre vie de femme.

Comédienne de renom, qui a tourné dans 70 films entre 1953 et 2013 aux côtés d’acteurs comme Alain Delon, Louis de Funès, Michel Piccoli, Jean Marais, Dirk Bogarde ou encore Gérard Depardieu, Mylène Demongeot nous livre le récit de la vie de deux générations de femmes au XXe siècle. Divisé en trois chapitres, « Enfance », « Amours » et « Accomplissement », « Adieu Kharkov » se pare de plusieurs ambiances graphiques : tandis que Catel dessine la vie de Mylène Demongeot, Claire Bouilhac illustre celle de sa mère.

Aux regards croisés de femmes qui se racontent, et racontent en creux l’histoire d’une émancipation, répond le dialogue narratif et graphique de créatrices qui brossent sous nos yeux une passionnante fresque.

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Sur la route avec Bob Dylan / Larry « Ratso » Sloman / Éditions Les fondeurs de briques / Lancement

Vendredi 9 octobre à 18h30, lancement de Sur la route avec Bob Dylan publié aux éditions Les fondeurs de briques.

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LE LIVRE :
New York, automne 1975. Bob Dylan est de retour à Greenwich Village.
Jeune journaliste pour Rolling Stone, Larry Sloman part en virée avec la bande à Dylan dans les clubs et les fêtes de la ville. Nous assistons grâce à lui à la session d’enregistrement de «Hurricane », la chanson racontant l’histoire de ce boxeur noir accusé d’un triple meurtre et luttant pour son intégrité et son innocence depuis sa cellule. Dylan a lu son livre (Le 16e round à paraître aux Fondeurs de Briques) et lui rend visite en prison. Le 45-tours est diffusé et Bob Dylan décide de reprendre la route, sous la forme inédite pour lui d’une caravane de multiples artistes, non seulement des musiciens mais aussi des saltimbanques, des poètes… Il veut retrouver la saveur des carnivals, ces fêtes foraines de l’étrange sillonnant l’Amérique du Nord pendant sa jeunesse. L’idée de départ consiste à se produire dans de petites salles du nord-est du continent, en annonçant simplement les représentations sur la radio locale. Néanmoins, très vite, les coûts de production de la tournée, à laquelle s’est adjointe une équipe de tournage (cf. le livre de Sam Shepard, The Rolling Thunder logbook ; les rushs seront récupérés par Dylan qui en tirera son film, Renaldo & Clara), obligent les organisateurs à se tourner vers des lieux plus vastes.
D’abord blacklisté par le tour-manager, à force de persévérance passionnée, Sloman gagne un surnom, “Ratso” et une place dans l’entourage des musiciens. S’ensuivent de multiples rencontres et scènes de la vie en tournée avec les prestigieux participants à cette revue : Joan Baez, Robbie Robertson, Joni Mitchell, Allen Ginsberg, Bob Neuwirth, Roger McGuinn, et bien sûr avec Dylan lui-même lors de longues conversations. On découvre le beau-frère de Kerouac dans son bar à Lowell, Ginsberg et Dylan se rendant sur la tombe de l’écrivain pour y jouer et chanter un kaddish; à Montréal, on est convié pour le dîner chez Leonard Cohen…

L’AUTEUR :

Larry Sloman a écrit une biographie d’Abbie Hoffman, une histoire de la marijuana, une vie du magicien Houdini. Il a collaboré avec l’homme de radio Howard Stern à Private parts et Miss America (deux des plus gros succe`s de ventes aux États-Unis) et avec Mike Tyson pour son autobiographie. On the road with Bob Dylan a été son premier livre édité et le premier traduit en français.

LA COUVERTURE :

Pascal Comelade est un musicien et compositeur underground catalan. Ancien collectionneur de pianos-jouets, il se passionne pour le rock sauvage et la musique répétitive. Maestro du Bel Canto Orchestra depuis 1983, il a publié plusieurs dizaines de disques et a collaboré avec Robert Wyatt et P.J. Harvey. Il compose des tableaux à partir de matériaux divers autour de l’univers de la musique rock et de la culture populaire en général.