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Savon Tranchand / On n’est pas des arbres / Lancement et vernissage

Mercredi 15 avril à 18h30, vernissage de l’exposition de Sophie Azambre le Roy & Benoît Preteseille à l’occasion de la publication de On n’est pas des arbres

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« A la croisée des Rita Mitsouko, Kraftwerk, B52 et Bérurier Noir, le punk électronique de Savon Tranchand installe un monde décalé, ludique et délicieusement perturbant. Une musique détonante, faite de mélodies minimalistes et de paroles à la diction brutale, teintées d’ironie et d’humour noir, martyrisant tour à tour une guitare, une boîte à rythme et leurs voix.

Sophie Azambre le Roy et Benoît Preteseille forment Savon Tranchand depuis 2006. Lorsqu’ils se rencontrent, ils sont encore sur les bancs de l’Ecole des Arts Appliqués Duperré. Benoît est aujourd’hui auteur et dessinateur de bandes dessinées (il dirige depuis 2010, ION, une maison d’édition de livres graphiques et a publié plusieurs albums aux éditions Cornélius). Multi-instrumentiste, Sophie joue de l’accordéon, du piano, de la guitare et du kaossilator.

Sur scène, Savon Tranchand nous entraîne dans une forme de dessin animé fantastique, plongé dans une lumière froide et blanche, à la rencontre de personnages absurdes traversant des forêts hantées et des paysages enchantés. La demoiselle Savon martèle sa guitare et torture les accords tandis que le garçon Tranchand raconte des histoires et fait tourner un carrousel qui projette les visions de leurs imaginaires : des loups et des oiseaux se retrouvent à se promener sur les murs et les rêves (ou les cauchemars) deviennent bien réels.

Leur nouveau livre-disque, ‘On n’est pas des arbres’ prolonge leur univers graphique et musical, ils en ont conçu l’ensemble à deux, avec le soutien ponctuel d’autres plasticiens sur les costumes-masques ou la technique. Un disque vinyle de 6 nouvelles chansons dialogue avec un livre de 16 photographies tirées à la main et redessinées, procédé analogique original qui fait sentir l’irruption de la magie dans le réel. La musique, les textes des chansons, les photographies et le dessin sont autant d’éléments qui ont chacun leur autonomie singulière, et qui par leur proximité créent un espace supplémentaire. »

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Madet / Moite-Moite / Editions Même pas mal / Lancement

Samedi 11 avril à 18h30, lancement de Moite-Moite de Madet publié aux éditions Même pas mal.

moite

Michel, trentenaire et dessinateur de bandes dessinées, commence à subir le poids de sa solitude : il est célibataire depuis deux ans et ressent le besoin impérieux de… faire l’amour !
Il fait la connaissance de Bathsheba, une jeune femme aussi indépendante que scrupuleusement attachée aux us et coutumes de sa communauté juive d’origine. Elle ne veut pas s’engager dans une relation sérieuse avec Michel et se fait un peu trop désirer au goût de ce dernier.
En parallèle, Michel rencontre Padideh, une mathématicienne Iranienne. Ils entament une relation amoureuse, Padideh exigeant de Michel des gages de « responsabilité » qu’il rechigne à lui donner. Tiraillé entre ses deux liaisons, Michel se cherche, confronte ses conceptions de l’amour et de la vie avec celles de ses partenaires et réalise ou évoque avec elles ses fantasmes érotiques. Avec humour et sensibilité, Madet livre à travers ce roman graphique (presque) autobiographique ses réflexions sur les rapports interculturels et amoureux d’une génération qui a grandi avec les réseaux sociaux et Youporn.

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Magali Daniaux et Cédric Pigot / UV / Editions Supernova / Lancement

Jeudi 9 avril à 18h30, lancement de UV de Magali Daniaux et Cédric Pigot

uvMagali Daniaux et Cédric Pigot, dont les œuvres numériques, plastiques, sonores ou encore olfactives sont exposées à travers leur monde, publient pour la première fois leurs textes et poésies réunies dans un ouvrage : UV

« Sommes-nous prêts à la tempête et aux déluges des mots, à traverser l’érosion grêleuse de notre époque dans la confluence d’un prisme et d’un spectre verbal diluvien qui détournent, brisent ou reformulent nos vocabulaires dans une gigantomachia ? Sommes-nous prêts à perdre racine dans le flux délétère de l’incertitude quantique d’une nouvelle précision microscopique pointant les viralités et les métastases qui nous gangrènent le langage et nous pétrissent de certitudes ? Sommes-nous prêts à la pluriversalité idiolecte d’inventeurs de langages, d’inventeurs de métaphores, qui dans le continuum d’une poésie kinok nous donnent à voir une forme de post-exotisme délirant ou une fin du monde atomisée à la centrifugeuse poétique se métamorphose en la simplicité de moki qui annoncent la fin possible d’un hiver comme les dernières images de Matha de Poudovkine, où la glace qui fond s’incarne, renvoi attractif à la mutation révolutionnaire…. Sommes-nous prêts ? À savoir, nous laissons-nous encore ouverts à l’impossible de tout vrai langage comme l’exigeait Artaud en son temps dans Cî-git ….

Magali Daniaux et Cédric Pigot sont des artistes. Artistes de l’espace, traversant aussi bien les couches de l’œuvre à travers leurs collages que les couches géographiques tel le projet mené autour du Vault et du Devenir graine, que les couches du réseau comme ils ont pu le faire avec Lo Moth.

Le livre pour eux est d’abord et avant tout un espace. Espace d’expérimentation, de traversée et de trouée, de mise en tension de géographies scripturales et picturales, il est une épopée poétique démembrée qui recherche à se faire un corps singulier. Il est poétique nietzschéenne où les symboles et mots sont autant de seuils à la compréhension métaphorique de notre monde. 

Car ce qui les anime depuis déjà plus de quinze ans est cette question de l’hétérotopie et des dialectiques qui se matérialisent dans celle-ci. L’hétérotopie : l’espace n’est pas univers, mais plurivers. Il est mille feuilles en tension de différences hétérogènes. UV matérialise à l’évidence cela. Les différentes parties sont hétérogènes, molécules propulsées de logiques conditionnelles distinctes et repliées sur elles-mêmes tout en étant étrangement en porosité feed-back infinie entre elles. L’hétérotopie n’est pas incompossibilité fondamentale des dimensions et des mondes, mais agencement stratigraphié d’expériences spatiales qui séparées pourtant entrent en écho, déroulent les multiples tensions d’un temps — celui de l’écriture d’un monde, celui des livres du temps — où devra d’une manière ou d’une autre apparaître une ligne de fuite permettant de répondre de ce gouffre techno-bio-politique où l’humanité a basculé il y a de cela plus d’un siècle…  »

Philippe Boisnard – Extrait de la préface de l’ouvrage.

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Cut : une courte histoire du cinéma (1895-2015) / Lancement

Samedi 28 mars à 18h30, lancement de CUT : une histoire courte du cinéma (1895-2015)

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Bien qu’il fût le plus petit de la cour, CUT n’a jamais rechigné à la bagarre. Alors, on y r’tourne ! Pif paf, voilà qu’on y met une nouvelle p’tite mandale. Déjà mort à plusieurs reprises, revenu à la vie autant de fois (c’est ça l’orchestration de sa propre destinée), CUT change toujours de peau. Pas tant pour passer inaperçu que pour se détourner de la ritournelle. Cette fois-ci, nous passons à l’attaque du cinéma dans sa mesure la plus ample : de 1895 à 2015 (demain n’existe pas). Avec un principe élémentaire : on découpe l’histoire du cinéma en douze décennies,que l’on traite chacune en trois parties, avec à chaque fois un auteur/illustrateur/dessinateur/photographe différent, je retiens
quatre et je multiple par 7… Le compte est bon : 36 cartes blanches qui dressent une fresque cinéphile implacable et joyeusement subjective. Des pionniers qui étaient des pionnières à Xavier Dolan qui était une femme, en passant par une danse d’amour, une moustache flingueuse, un cochon obsédé du cul, des chutes à la pelle, LA combi-nylon, un esquimau bi-goût, des gags à trois bandes, des studios en feu, une barque abandonnée, un aastronef-chrononef, un film pas vu, un Charlot à deux têtes, un paradoxe Continental, une chaussure mangée, un sourire fugace, des p’tites boules à l’air, mille fois Cary Grant, autant de Peter Sellers, la Gare du Nord qui perd le Sud, un Coca très rouge,une combi-cuir, une fourmi vorace,des zombies en kit, une machine salutaire,le poing levé, un fluide adolescent, un short trop long, un mur tombé, une vulvedog, un Jesús à la langue bien pendue,des schlopes pas catholiques, deux olives et un 7.

Et puis Merde ! ACTION !

avec la participation de Julie Picard, Ogrrr,François-Xavier Taboni, Jacques Floret, Joël Christophe, Christophe Urbain,Emmanuel Trousse, Luc Moullet, Trap,Pascale Rismondo, Boyan Drenec, Adrien Bisserbe, Sylvain Pasquali, Ariane Pinel,Greg Lauert, Jenny Ulrich, Till Zimmermann,Jochen Gerner, Batchou, Aurore Petit, Didi l’Ricain, Serge Bozon, Emmanuel Somot, Elodie Durand, Micka, Mathieu Amalric, Jimmy Cuquel, Baron Dimanche, Stéphane Libs, Mathias Duperray,
Uwe Behrens, Nadia diz Grana, Mateo, Alice Bourcereau, Gwendoline Blosse,

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Eric Chevillard & Jean-François Martin / Les théories de Suzie / Editions Hélium + Juste Ciel / Editions de Minuit / Eric Chevillard / Lancements

Vendredi 27 mars, à l’occasion de la publication des Théories de Suzie, séance de dédicaces avec Eric Chevillard et Jean-François Martin.

Le jubilatoire Juste ciel de Eric Chevillard, tout récemment publié aux éditions de Minuit, sera également disponible pour dédicaces.

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Les théories de Suzie : Suzie a des théories. Heureusement, ce n’est pas grave. Ses théories lui démangent bien un peu le crâne, mais pas autant que les poux. Il n’existe pas de pommade contre les théories, pas de shampoing vraiment efficace. Tant mieux. Il serait dommage de débarrasser Suzie de ses théories…

Juste ciel : voici venue l’heure du verdict, l’heure des révélations. Albert Moindre est mort et il découvre l’au-delà, ce qu’il en est, ce qui s’y passe. Sommes-nous vengés ? Sommes-nous punis ? À quoi ressemble le Royaume des cieux ? Ce témoignage de première main apporte des réponses à nombre de nos interrogations anciennes. On le lira si ces questions nous tourmentent, pour être fixés une bonne fois.

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JM Bertoyas + JC Menu + Antoine Marchalot + Jean-Kristo + Guillaume Soulatges / Editions Arbitraire & Culture Commune / Rencontre et dédicaces

Jeudi 26 mars à partir de 18h30, Arbitraire et Culture Commune s’associent autour de la sortie de deux livres de JM Bertoyas, « Norak, Le fils de Parzan » (Arbitraire) & « Chôn » (Culture Commune).

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L’occasion de découvrir deux autres nouveautés de chaque éditeur : Sainte Abs de JC Menu & Un vrai guerrier ne meurt jamais même si ça signifie la mort d’Antoine Marchalot (Arbitraire) ; Scories Volume. 1 de Guillaume Soulatges  & A l’ombre des jeunes filles en fleurs de Jean-Kristo (Culture Commune).

ARBITRAIRE

Norak, le Fils de Parzan – Par JM Bertoyas

Norak est le fils de Parzan, héros de Felletin, et d’un comix micro publié aux Éditions Kobé, inspiré par l’univers de Edgar Rice Burroughs.

Depuis bien des choses ont flotté à la surface de la Rozeille, et le monde du fils n’a plus grand chose à voir avec celui du père. Les aventures de Parzan étaient un polar multi-culturel et doucement marxiste. Norak, premier tome d’une trilogie, décrit, entre autres, les aventures d’un jeune homme perdu sur les routes du désir.

Les «nouvelles technologies» et l’efficace destruction des savoirs populaires ont déréglé notre rapport au temps et à la culture. Et si un spectre hante l’Europe, le spectre de l’aliénation néo libérale, la jungle ne demande qu’a reprendre vie.

Jean-Michel Bertoyas vit et travaille à Lyon. Forcené du DIY, il est l’animateur et auteur de la maison d’auto-édition Kobé. Il est également publié chez Terre Noire, Les Requins Marteaux, L’Association, Le Dernier cri, et collabore régulièrement au journal CQFD.

L’oeuvre poétique et politique de JM Bertoyas, si on devait absolument la ranger dans une case, serait à placer entre celles de Gary Panter, l’imagerie situationniste, Charlie Schlingo, Philip Guston et une vieille pile d’illustrés abandonnés sur un trottoir.

Sainte-Abs – Par JC Menu

Sainte Abs est le troisième volume de la série des Mont-Vérité Chrono-Poche, réalisé lors des 24h de la bande dessinée à Besançon en 2015, où l’on retrouve les moines du Mont-Vérité dans leur univers propre, cette fois-ci plongés dans un sommeil de plomb. La Mune et la Sphynge sont toujours là, avec leurs commentaires désagréables. Que s’est-il passé ? Que renfermait cette bouteille de Sainte Abs ?

Un vrai guerrier ne meurt jamais même si ça signifie la mort – Par Antoine Marchalot
Antoine Marchalot revient à la maison avec un recueil d’histoires désopilantes en six cases (“gags” en langage technique) et propose d’exploser une trentaine de pages de son humour désormais célèbre aux quatre coins de l’internet.
es cases sont tour à tour gigantesques, minuscules, l’absurdité s’abat sur les sujets les plus variés : des flics-patate chiens se font lourdement draguer, un musicien joue de la guitare en onomatopées, et une petite fille (?) s’envole en jouant à la corde à sauter. La tragédie n’est jamais loin, mais on rit très fort.

 CULTURE COMMUNE

Culture Commune est un micro-label d’édition de livres et d’estampes d’artistes de l’underground graphique actuel. Créé au printemps 2013, il entend diffuser des œuvres idiotes, dérangeantes et sexuelles. Les ouvrages publiés par Culture Commune sont destinés à un public averti.

Chôn – JM Bertoyas

« Chôn », un livre de JM Bertoyas publié à 80 exemplaires numérotés à la fin de l’hiver 2015. Format 13,5 x 19,5 cm, 20 pages, sérigraphie un à trois passages.

« Chôn » pourrait être un comics de science-fiction à la Buck Rogers, mais tient aussi bien du dessin rupestre ou d’Ubu Roi. Imprimé dans des tons safran, tabac et bleu layette, ce livre empli de mystère et d’érotisme diffus témoigne de la cohérence de l’oeuvre de J-M Bertoyas et de sa radicalité plastique rare dans la bande dessinée française actuelle.

Scories – Volume 1 – Guillaume Soulatges

« Scories – Volume 1 », un livre de Guillaume Soulatges publié à 200 exemplaires à l’été 2014.

36 pages, couverture sérigraphie 3 couleurs sur papier 200g, impression numérique sur papier ivoire 80g, 27,5 x 19,5 cm.

Guillaume Soulatges est né en 1975 en région parisienne, il vit et travaille actuellement à Grenoble. Après avoir co-fondé le collectif éditorial Stratégie Alimentaire en 2002 dans lequel il publie ses premiers travaux, on le retrouve ensuite au Dernier Cri avec « Le moindre doute », « Les parties communes » et « Les heures creuses ». 2013, il monte Culture Commune, une vingtaine de livres imprimés en sérigraphie et d’estampes sont déjà parus depuis.

« Scories – Volume 1 » reprend ses dessins d’humour et bandes dessinées sortis au début des années 2000 en auto-édition, puis sous le label « Stratégie Alimentaire », augmentés de quelques fautes d’orthographe. Il y est question d’absence, de mélancolie, de peur avec, en creux, une ironie toute politique chevauchant la tristesse de l’attente.

A l’ombre des jeunes filles en fleurs – Jean-Kristau

« A l’ombre des jeunes filles en fleurs (une attente angoissée) », un livre de Jean-Kristau publié à 80 exemplaires numérotés à la fin de l’année 2014. Format 13,5 x 19,5 cm, 24 pages, sérigraphie deux à quatre passages.

Jean-Kristau est né en 1972, il vit et travaille à Paris. Co-fondateur des éditions Gotoproduction (1991-2001), il participe au collectif Le Dernier Cri à partir de 1995 et publie chez de nombreux éditeurs alternatifs. Il travaille depuis 1999 presque exclusivement sur support numérique. Ses thèmes de prédilection : l’enfance, l’étrange, le monstrueux et l’érotisme. http://verotau.free.fr.
 »A l’ombre des jeunes filles en fleurs » est son premier livre depuis « Mexico » (2003), publié par Le Dernier Cri. Roman-photo lesbien à l’érotisme contrarié, il met en scène un couple aux prises avec le désir, les mutations et la peur de la mer. En pointillés se dessine une intrigue dont le lecteur, peut-être, saura dénouer les fils…

 

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Vincent Colonna / L’Art des séries télé, 2 : l’adieu à la morale / Éditions Payot / Rencontre

Mercredi 25 mars à 18h30, rencontre avec Vincent Colonna animée par Benjamin Simmenauer  à l’occasion de la publication de L’Art des séries télé, 2 : l’adieu à la morale aux éditions Payot.

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Un gentil prof de chimie qui fonde un empire de la drogue, un assassin qui devient pape, une reine qui couche pour retrouver son royaume, une avocate bon chic bon genre qui tue son frère. Les séries télé qui marquent durablement leur époque ne sont pas for-cément celles dont le sujet est le plus consensuel : Les Borgias, Breaking Bad, Les Revenant, Ainsi soient-ils, Ma-fiosa, Game of Thrones, pour ne citer qu’elles, manifestent leurs ambitions artistiques et assument en pro-fondeur un goût du mal inédit dans le divertissement populaire, tel qu’on le connaissait depuis l’Antiquité.
A quoi est dû cette explosion de héros négatifs, qui n’est propre qu’à l’Occident ? qui s’oppose aux héros positifs consommés par les 75% restant de la planète ? C’est l’une des questions, parmi beaucoup d’autres, abordée par cet essai qui utilise la série télé comme fil d’Ariane pour explorer le labyrinthe de la civilisation occidentale.

Par ailleurs, au programme de ce livre :
– la reconnaissance artistique dont bénéficient les séries d’auteur, qui donne à penser que le cloisonne-ment entre la culture haute et la culture basse est en train de s’achever ; et qu’un certain nombres d’inter-dits posés au début du XX° siècle par les avant-gardes artistiques (tabou de la narration, du héros, du feuilletonnant, etc.) perdent de leur force d’incitation.
– l’examen du modèle classique qui sous-tend les séries grand public, et que les séries d’auteur cherchent à dynamiter ; en lutant contre les contraintes du média télévisuel, qui suppose le primat du son et non de l’image. Ce face à face conflictuel suppose d’opérer une généalogie des formes narratives qui existent depuis la Révolution Française : le mélo-drame et la « pièce bien faite ». Où l’on découvre que les structures narratives obéissent à un « principe de rareté », qui rend leur modification plus rare que le changement de médias
– les forces culturelles qui sont associées aux personnages, et qui expliquent l’énergie émotionnelle que produit toute histoire, sa capacité de transformation de l’imaginaire collectif. Où l’on prendra conscience que tout protagoniste véhicule des forces sensibles collectives, de sorte que tout récit fonctionne comme un « moment passé en présence de dieux et de héros ».

Vincent Colonna est sémiologue, consultant et romancier. Après un premier volume consacré aux sé-ries classiques (Docteur House, Section de Recherches, etc.), il continue d’éclairer, avec ce tome 2 de L’Art des séries télé, quelques unes des grandes tendances de l’évolution de la culture.

 

 

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Ruppert & Mulot / Famille royale / L’Association + Mazen Kerbaj / Un an, journal d’une année comme les autres / Tamyras / Lancements

Vendredi 20 mars à partir de 18h30, lancement de Famille royale de Ruppert & Mulot publié à l’Association et de Un an – Journal d’une année comme les autres de
Mazen Kerbaj
aux éditions Tamyras

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Avec Famille royale, Ruppert et Mulot reviennent avec une histoire au substrat psychanalytique où Eros et Thanatos s’immiscent dans l’univers feutré des têtes couronnées.

Une princesse danoise délaissée par son prince, profite de son passage à Paris pour consulter, avec son amant qui ne la délaisse pas moins, un célèbre sexologue. On ne tarde pas à découvrir que le sexologue et l’amant sont de mèche pour se faire offrir par la riche princesse, pistolet incrusté de diamants et autre canne en or sertie d’émeraudes, autant d’accessoires ostentatoires et suggestifs qui donnent le ton de l’analyse entreprise par le couple. Mais bientôt l’irruption vaudevillesque du prince en pleine séance met brutalement fin à la thérapie. S’ensuivront prises d’otage, meurtres, kidnapping et se mêleront à cette histoire un bijoutier installé dans un théâtre qui veut faire régler ses factures, une jeune princesse aux pouvoirs étranges, une ribambelle de danseuses, tout cela sous la vigilance de la police secrète royale.

Dans ce récit où le sexe et l’argent sont les ressorts d’une intrigue fantasmagorique, Ruppert et Mulot font de cette famille royale tenaillée par les conventions, des héros de la transgression. Tout est mise en scène, métaphore et symbole, et le lecteur goûtera aussi bien l’ humour corrosif du duo que son sens des compositions qui lui est si caractéristique.

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Un an – Journal d’une année comme les autres
Mazen Kerbaj

En 2012 Mazen Kerbaj s’est lancé le défi de faire un dessin par jour sur un agenda.
Le résultat : 382 dessins utilisant les techniques les plus variées (encre, aquarelle, fusain, feutres…) traitant de sujets aussi divers que les voyages à l’étranger, des soirées interminables dans les bars de Beyrouth, les concerts, la guerre civile en Syrie, les « incidents » au Liban et dans la région, la vie de famille, les affres du travail en « freelance » et jusqu’au ras-le-bol du projet lui-même.
382 dessins qui ont été exposés lors du salon du livre francophone de Beyrouth en 2013 et que les Editions Tamyras ont décidé d’éditer dans un seul ouvrage.

Très loin du carnet de croquis ou du journal dessiné, Kerbaj réussit avec brio un autoportrait tantôt drôle, tantôt touchant, jamais complaisant, tout en donnant un aperçu très juste de la vie à Beyrouth et de l’actualité internationale, jour après jour, durant une année entière.

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Caroline Gillet & Amélie Fontaine / I like Europe / Editions Actes Sud junior & France Inter / Lancement

Mercredi 18 mars à 18h30, rendez-vous avec Caroline Gillet & Amélie Fontaine à l’occasion de la sortie de I like Europe aux éditions Actes Sud junior.

europeÀ partir d’une dizaine de témoignages de jeunes Européens diffusés sur France Inter en 2014, Caroline Gillet et Amélie Fontaine dressent un portrait illustré, vivant et émouvant de l’Europe, loin de l’image bureaucratique de l’Union européenne. Au-delà des problèmes de la vie quotidienne, ces témoins abordent des questions qui, du sud au nord de l’Europe, touchent la plupart d’entre nous : le féminisme, l’amour, la sexualité, la politique… À la manière d’un roman graphique, les illustrations viennent enrichir le propos avec sagacité.