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Adrien Durand / Bret Easton Ellis, le privilège de la subversion / Playlist Society / Rencontre

Jeudi 23 janvier à 19h30

Depuis son entrée fracassante en littérature au début des années 1980, Bret Easton Ellis n’a cessé de mettre en scène l’Amérique des élites et ses comportements hors limites. Icône controversée, archétype du cool de la fin du XXe siècle, dandy provocateur et critique acerbe des évolutions sociétales, il incarne mieux que personne la figure de l’écrivain rock star qui a fait entrer les lettres dans la pop culture. C’est aussi dans les frontières très floues entre sa personne publique et ses protagonistes amoraux qu’il a cultivé une science du scandale et du débat polarisant. Des bancs du très secret Bennington College aux fêtes flamboyantes du New York des années 1980, du choc d’American Psycho à la création d’un double monstrueux sur Twitter, en passant par Hollywood et l’Amérique de Trump, Bret Easton Ellis, le privilège de la subversion explore l’oeuvre d’un artiste qui a bousculé et réinventé les codes de la littérature. Un monument parfois vacillant, dont les romans résonnent avec les dernières décennies de notre monde chamboulé par une guerre économique et culturelle permanente.

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Lancement des éditions Migrana & de Pornoterrorisme de Diana J. Torres / Rencontre

Vendredi 24 janvier à 19h30

Lancement de la toute nouvelle maison d’édition Milgrana & du livre « Pornoterrorisme » de Diana J. Torres en présence de Wendy Delorme, préfacière, et de Jeanne Godard-Davant, éditeur.ice et traducteur.ice

« Ce livre est un manifeste hybride et impertinent, qui gicle et qui dérange. Entre impulsion vitale et répertoire de réflexions nées des fantasmes et de la rage existentielle de son autrice envers un système castrateur. Moralisme fétide, tyrannie du patriarcat, censure bourgeoise, voilà le portrait qu’elle dresse de notre société, grâce à une écriture percutante. Elle nous incite à nous rebeller contre tous’tes celleux qui voudraient nous voir soumis’es et silencieux’ses : jouissons du politiquement incorrect, terrorisons les normes qui séquestrent les corps et entravent notre émancipation. Le travail de Diana J. Torres peut vous mettre en feu, vous ouvrirez ce livre à vos risques et périls. »

Préface de Wendy Delorme, Annie Sprinkle, Beth Stephens, Sayak Valencia. Postface d’Itziar Ziga.

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Editions de L’Ogre / Lancement de la collection Ogresses

Mercredi 22 janvier à 19h30 lancement de la collection Ogresses des éditions de L’Ogre avec le tout premier titre Terreur de Ariane Jousse

Ogresses, c’est quoi ?
Les ogresses sont ces fictions vivantes, joueuses et palpitantes, ancrées dans notre époque, qui se nourrissent de l’imaginaire contemporain pour créer des mythes et des archétypes nouveaux. Ce sont des fictions badasses à l’image des romans de Gabriela Cabezón Cámara ou de Céline Minard.

Terreur d’Ariane Jousse
Quand elle apprend la disparition de l’actrice M.V. à la veille d’un festival de cinéma, la narratrice sent quelque chose d’étrange germer en elle. Une obsession la pousse à fuir son quotidien étouffant pour se rendre sur le lieu de tournage de Terreur, le dernier film de la comédienne. Elle s’apaise lorsqu’elle découvre que la réalisatrice menait un combat en faveur du female gaze.

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Arnaud Idelon / Boum Boum, Politiques du Dancefloor / éditions Divergences / Rencontre

Mardi 21 janvier à 19h30.

La rencontre se fera en présence et avec la participation de Gorge Bataille et sera animée par Aurélie Faure.

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
« La fête est politique. Ce slogan peine à convaincre aujourd’hui. Le dancefloor, investi par le capitalisme, s’édulcore dans son devenir ambiance. Le pouvoir mobilise la puissance de la fête pour célébrer une identité nationale fantasmée, et réprime en même temps ceux et celles qui lui échappent. Pourtant, il survit dans la fête contemporaine une politique en mode mineur : espace de réinvention de soi, géométries sociales alternatives, formes éphémères de communs et terreau de joie pour les luttes. De l’intime au collectif, ce livre est autant la cartographie de ces paradoxes festifs d’une ode de la fête comme zone à défendre contre la colonisation par le jour de nos sociabilités. »

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Bertrand Belin / La figure / Editions POL / Rencontre

Vendredi 17 janvier à 19h30.

Rencontre avec Bertrand Belin, animée par Florian Caschera.

Depuis la périphérie maritime d’un appartement familial empoisonné par la toute-puissance d’un chef de famille, en compagnie de La Figure, autant guide fictif, acolyte picaresque (« Un jour mon Sancho Panza, un autre ma tempête intérieure ») que double indispensable, le narrateur témoigne du difficile combat d’une émancipation personnelle. Comment il faudra en finir avec l’appétit de vengeance qui sait si bien le tenir droit. Dans la matière de sa mémoire, et ses refuges imaginaires, il installe son chantier de fouille. Le texte, comme un tunnelier piloté par un clown ou un toréro, s’enfonce dans le passé avec obstination, pour ressurgir ici et là. Drôle, tragique, poème de gravas, de haine, de fracas, poème d’amour et de doutes, et surtout, avant tout, chant pour la mère.

Bertrand Belin livre un formidable récit pudique et joueur, qui détourne l’aveu autobiographique dans un langage fracassant. Avec cette confidence ultime et poignante : « Mais peut-être que je fanfaronne. De toute évidence, je ne crois pas à la possibilité de mon récurage.

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Alex Tamecylia / Les féministes t’encouragent à quitter ton mari,…/ Le Nouvel Attila / Rencontre

Vendredi 10 janvier à 19h30

Rencontre avec Alex Tamecylia pour la sortie de son livre « Les féministes t’encouragent à quitter ton mari, tuer tes enfants, pratiquer la sorcellerie, détruire le capitalisme et devenir trans-pédé-gouine » publié aux éditions Le Nouvel Attila.

« Combien de féministes faut-il pour changer une ampoule ? – Quatre. Une qui fait le job, et trois pour retenir le mec de lui expliquer comment faire. »
Nouveau Scum manifesto, ce texte aborde sans compromis (mais avec un humour libératoire) la violence, le militantisme, l’amour, la sexualité, la création… C’est une charge anti-patriarcale, qui interroge aussi le féminisme et les us et coutumes du milieu queer et lesbien de l’intérieur.

alex Tamécylia a 37 ans. Autrice, poétexsse et performeureuse, ielle anime à Paris les ateliers d’écriture féministe Langue de Lutte dans divers lieux dont La Mutinerie et la librairie Violette and Co ; ielle a confié son manuscrit au Nouvel Attila par admiration pour Michelle Lapierre-Dallaire.

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Guillaume Soulatges / Porn for pigs / Lancement

Le jeudi 9 janvier à 19h30

Il est question, dans ce modeste ouvrage muet, mais en couleurs, d’égyptologie, de fluides corporels, de ferrivopathie et de consommation de viande. Il montre, entre autres, une vue de la gare de Fontenay-sous-Bois au début du vingtième siècle, plusieurs cadavres et un policier lubrique. On y trouvera donc, comme on dit, « à boire et à manger », à condition toutefois de n’avoir pas le palais trop délicat. 

Fruit d’une collaboration avec le sérigraphe Frank Margerie, « Porn for pigs » marque le retour de Guillaume Soulatges à l’auto-production après une série d’ouvrages publiés ces dernières années par le Dernier Cri et les éditions Adverse. Le livre présente un ensemble de dessins qui abordent certaines des thématiques récurrentes de l’auteur, comme le grotesque, l’obscène et le morbide. Un astucieux système de pliage le rend heureusement difficile à ouvrir.

« Porn for pigs », 32 pages, sérigraphie 3 couleurs sur papier Old Mill 250 g, 21×21 cm, 100 exemplaires numérotés et soigneusement emballés. Ouvrage destiné à un public majeur et averti. 

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Geoffroy de Lagasnerie / Par-delà le principe de répression / Flammarion / Rencontre

Mercredi 8 janvier à 19h30 rencontre avec Geoffroy de Lagasnerie à l’occasion de la parution de « Par-delà le principe de répression. Dix leçons sur l’abolitionnisme pénal » publié aux éditions Flammarion.

«Tout interroger, tout bousculer, tout refonder, et produire, à partir de là, quelque chose comme une désorientation générale de nos sens, une transformation des affects que nous sommes souvent conduits à éprouver lorsque nous sommes victimes ou témoins d’une agression, d’une scène de violence ou d’une injustice : tel serait le projet que j’aimerais accomplir ici. Comme une entreprise de destruction de nos repères culturels et de construction d’une nouvelle morale, qui se situerait au-delà du principe de répression – qui serait débarrassée, enfin, de l’emprise que les notions de crime, de responsabilité, de plainte et de punition exercent sur notre appréhension des actions humaines et de leur régulation. En un sens, je conçois ce livre comme une sorte d’expérimentation radicale, qui testerait la capacité de la réflexion d’être plus forte que les impulsions premières et les impensés sociaux. Sommes-nous capables d’être affectés par un raisonnement au point de remanier complètement nos manières de percevoir et donc aussi de nous comporter individuellement et politiquement ? Et si non, à quoi sert la philosophie ?»

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André Schlesser / Petit chien sans ficelle / Editions des Cendres / Rencontre

Mardi 26 novembre à 19h30, discussion avec Gilles et Thomas Schlesser pour parler de ce que fut notre quartier chéri et de la personnalité hors du commun d’André Schlesser, enfant des rue de Ménilmontant devenu chansonnier, fondateur du cabaret l’Ecluse, ami de Barbara et Jean Vilar, marié à Maria Casarès.

Ces mémoires d’enfance d’André ; Schlesser, dit « Dadé », sont un objet éditorial singulier. Cabaretier, chanteur, acteur, amant de Barbara et mari de Maria Casarès, Dadé fut aussi au commencement un gamin des rues d’origine gitane, qui fit les 400 coups dans les quartiers est du Paris des années 1920. Ce sont ses aventures, de la petite enfance, qu’il relate ici : chapardages, mendicité, démêlés avec les « pélerines » et les voyous, petits boulots et grands rêves. Ces mémoires sont aussi une fresque des quartiers nord- est de la capitale, de ses communautés miséreuses, bistrots louches et artères dangereuses, de la rue Curial à la porte de Bagnolet.
Ce manuscrit est un inédit précieux, émanant d’un enregistrement de 1978 retranscrit dans les années 1980 par Gilles Schlesser, le fils d’André lui-même écrivain et auteur de très nombreux livres sur Paris. Thomas Schlesser, fils de Gilles et petit-fils de Dadé, en signe l’avant-propos.

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Laurence De Cock / Histoire de France populaire / Editions Agone / Rencontre

Vendredi 15 novembre à 19h30

Présentation de l’ouvrage par la maison d’édition :
Dans la poursuite du travail de Howard Zinn et de Gérard Noiriel,
ce livre revisite les mythes nationaux à l’aune des avancées historiques les plus récentes.
Interroger les origines de la France, retracer les résistances et les révoltes pour placer au cœur de l’histoire les acteurs et actrices oubliées par le grand roman national et colonial.

«La France est un pays où l’on adore l’histoire. Tout le monde en connaît à peu près les principaux évènements – ne serait­-ce que parce que l’école nous les a transmis. Ce récit, que nous aimons écouter, s’appelle “récit national”, car il s’agit d’une histoire de la construction de la France comme nation. On en parle aussi en termes de “roman national” tant il se rapproche parfois de la fiction. Ce récit est puissant, facile à raconter et il fournit à peu de frais de l’orgueil national à celles et ceux qui aiment s’inscrire dans de grandes lignées éternelles.»

Mais ce récit est biaisé et ignore l’essentiel des connaissances accumulées depuis par les professionnels de la recherche historique. Il laisse aussi de côté les hommes et les femmes “ordinaires” en mettant l’accent sur les personnages “extra­ordinaires”, essentiellement des hommes. Ce qui laisse penser que le moteur de l’histoire est aux mains de ceux qui ont le pouvoir, que les autres doivent se contenter de subir leurs décisions, qu’ils n’en prennent jamais eux­-mêmes, qu’ils n’ont aucun poids dans les changements historiques et ne jouent aucun rôle dans les basculements de l’histoire.

» Notre récit part à la recherche du “populaire”, pris dans les mécanismes de dominations, en revisitant les épisodes du récit national, mais en y ajoutant d’autres moments historiques, et surtout d’autres acteurs, et actrices. Il faudra donc lire ce livre comme une aventure faite de luttes, de résistances, de désenchantements, de soumissions, d’émancipations, de défaites et de victoires. Une épopée tantôt joyeuse, tantôt triste et sanglante, et qui se déroule jusqu’à nos jours. Car on ne peut éviter de se poser la question : où est le populaire aujourd’hui ? et quel est son destin ? »