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Rébecca Chaillon / Boudin biguine best of banane / L’Arche / Lecture et rencontre

Vendredi 21 avril à 19h30, performance de Rebecca Chaillon à l’occasion de la publication de Boudin biguine best of banane dans la collection des écrits pour la parole aux éditions de l’Arche.

Il y a des choses à dire, quand on parle de son corps. C’est-à-dire, à partir de son corps : quand l’écriture est dans la peau, quand écrire, c’est s’arracher les mots à soi-même. Ce livre part de l’urgence de dire ce qui gratte, ce qui dérange, ce qui ronge. Rébecca Chaillon écrit son retour à la Martinique, ses interrogations intimes, amoureuses, militantes et alimentaires, la destruction et la reconstruction successives des imaginaires. Passant par une langue poétique et politique, elle décrit les effets de la colonisation sur les afrodescendants – en mettant en lumière les espaces occupées par chacun et chacune autour d’un même sujet.
Comment se construisent nos désirs sous les injonctions ? Comment se réapproprier nos corps, nos identités dédoublées, nos héritages détruits ? Avec ce texte riche ou la poésie rencontre l’insomnie, Rébecca Chaillon prend son corps comme matrice nourricière pour faire advenir un sujet libre des normes. Les impensés coloniaux sont mis au jour – ou plutôt, le refoulé raciste et capitaliste français est donné à voir dans son omniprésence mortifère.

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Pierre Madelin / La tentation écofasciste / Ecosociété / Rencontre

Jeudi 20 avril à 19h30, rencontre avec Pierre Madelin.

Les liens entre crise climatique et repli identitaire vont s’exacerber. Nous devons comprendre l’écofascisme pour mieux l’affronter.

Le lien entre l’extrême droite et la défense de l’environnement n’a rien d’évident. Pourtant, il existe bel et bien une pensée écofasciste au sein de la grande famille des idéologies nationalistes et identitaires. Démographie, tensions entre localisme et universalisme, immigration… Les théories écofascistes sèment un certain trouble dans l’écologie politique. Même si aucun gouvernement ne s’en est encore revendiqué, la mouvance, encore embryonnaire, pourrait bien s’intensifier dans les années à venir. « Il me semble raisonnable de penser que plus la crise écologique s’aggravera, plus les options démocratiques et émancipatrices dont nous disposons pour y faire face s’amenuiseront, et plus au contraire des solutions extrêmes, aujourd’hui encore impensables, risqueront de s’imposer », écrit Pierre Madelin dans ce livre au carrefour de l’histoire des idées, de la cartographie intellectuelle et de la prospective politique.

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Ce que la Palestine apporte au monde / Seuil / Rencontre

Mercredi 19 avril à 19h30

« À l’heure où la Palestine semble abandonnée de tous, à commencer par les États arabes, nous avons choisi d’y retourner, comme une évidence. Pour raconter son peuple dispersé par l’histoire et les frontières. Nous avons voulu arpenter son territoire, divisé entre Gaza et la Cisjordanie avec Jérusalem pour centre introuvable, annexé par la colonisation israélienne et grignoté par le Mur de séparation.
Devenue le symbole de la colonisation dans un monde en train de se décoloniser dans la deuxième moitié du XXe siècle, la Palestine ne s’appartient pas. Elle est une cause, une source d’inspiration pour le monde entier. Le keffieh est le drapeau des révoltés. Palestinien n’est plus seulement une nationalité sans pays, c’est une condition et le refus de s’y plier, c’est une résistance obstinée de chaque instant et de chaque geste.

C’est du monde tel qu’il va mal dont la Palestine nous parle. La Palestine vit déjà à l’heure d’un monde aliéné, surveillé, encagé, ensauvagé, néolibéralisé. Les Palestiniens savent ce que c’est d’être un exilé sur sa propre terre. Apprenons d’eux ! »
Extrait de l’introduction de Christophe Ayad

La collection « Araborama », créée par l’Institut du monde arabe et les éditions du Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer les réalités présentes, la pluralité et l’histoire du « monde arabe »

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Valère Novarina/ La Clef des langues / Éditions POL / Rencontre

Mardi 18 avril à 19h30, rencontre avec Valère Novarina animée par Florian Caschera.

« Rien n’est plus au secret de la matière, rien n’est plus proche de la vie profonde de la nature, rien n’est plus au cœur de la physique – que le mystère verbal. C’est dans les mots réversibles que notre langue – comme toutes les langues – en sait le plus. Passage, renouveau, mutation, retour, renaissance, métamorphose, naissent d’un faux pas, d’une chute, d’une inversion, passent par la perte de l’équilibre. C’est traversée par le déséquilibre – et comme passant par un pont vide – comme prise en faute, touchant sa limite – que la pensée reprend son élan, dans les rosaces, les rondes et les litanies du drame de la vie. Livre d’un terrassier. De la difficulté d’en sortir indemne, sauf à partir soudain à la recherche du roman perdu. » (V. N.)

Valère Novarina a conçu ce qu’il appelle un « roman nominaire ». Un grand texte d’appel, de convocation, dans lequel les noms se succèdent, s’interpellent, s’interrogent, se déclinent, s’inventent et se racontent. Noms humains ou déshumains, différentes nominations de Dieu, des espèces, du vivant. Véritable tour de force poétique, la seule litanie des noms crée un univers romanesque et théâtralisé. Où « L’Infini Romancier » concurrence « Le Coureur de Hop », et converse avec « La Femme Octocéphale ». Le texte révèle l’obsession au cœur de cette machine dramatique : « examiner toutes les langues de près, sans en croire un seul mot, regarder chaque passage, les interroger comme des tables de multiplication venues mettre au jour la lettre de trop embusquée dans l’alphabet de je suis. »

Le texte est accompagné d’une série de 635 dessins de Valère Novarina

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Le maître anarchiste, Itsuo Tsuda / Manon Soavi / Rencontre

Vendredi 14 avril à 19h30

 » J’ai entrepris ce travail afin de libérer les individus de l’engrenage social, de leur faire comprendre qu’il n’y a pas d’autre maître que soi-même, et qu’un échec vaut parfois mieux qu’une réussite. S’il se sent vivre pleinement, chacun ne manquera pas de trouver sa formule à lui.  » – Itsuo Tsuda

Itsuo Tsuda (1914-1984) était écrivain, philosophe, maître d’Aïkido et il a introduit le Mouvement régénérateur en Europe. Dans cet essai, Manon Soavi nous invite à expérimenter une révolution intérieure.

Elle présente le parcours d’Itsuo Tsuda qui puise dans le taoïsme, l’anarchisme et les pratiques du corps les moyens de retrouver un chemin de liberté, des qualités sensibles et une force vitale. Elle développe cet enseignement avec son approche personnelle, libertaire et écoféministe.

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Agnès Hostache / E.1027 / Le Lézard Noir / Dédicace

MERCREDI 12 AVRIL 2023 À 18:30

“Après “Nagasaki” (Ed. Le Lézard Noir, 2019-Sélection FIBD 2020, prix Révélation BD ADAGP / Quai des Bulles 2020), Agnès Hostache adapte en roman graphique, le roman de Célia Houdart “Tout un monde lointain” (Ed. P.O.L.). Ce roman graphique est un hommage à la villa E. 1027, personnage à part entière du récit mettant en scène Gréco, une décoratrice qui veille avec un soin amoureux sur la villa blanche conçue par l’architecte et designer irlandaise Eileen Gray, et deux jeunes squatteurs, danseurs au style néo-hippie.

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Brazza-sur-Seine / Petit Pouzet et Victoire N’Sondé / Toom Comics / Rencontre – Dédicace

Vendredi 7 avril à partir de 18h30, dédicace avec Petit Pouzet et Victoire N’Sondé

Petit Pouzet et Victoire N’Sondé présentent Brazza-sur-Seine paru chez Toom Éditions.
Dans ce récit graphique, les histoires courtes s’enchaînent, au gré des péripéties d’Albertine, dix ans, entourée de sa famille d’origine congolaise et de ses amis, eux aussi d’ici et d’ailleurs.
Loin des clichés sur la banlieue…

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Willem / Z / Les Requins Marteaux / Dédicace / REPORTE AU SAMEDI 15 AVRIL A 18H

Samedi 15 avril à partir de 18h

Quel est ce mystérieux « Z » auquel Willem fait référence ? Il y a environ un an, nous l’avions vu apparaître, énigmatique, sur les belliqueux véhicules russes qui attaquaient l’Ukraine. Signe emblématique de l’injuste offensive de Moscou contre Kiev, il donne le ton : un an de guerre en Ukraine, ça ne se célèbre pas, ça se corrode avec une vodka frelatée, sous la plume du désormais retraité Willem. Parce qu’après le virus, les russes : mégalomanie et folie de Poutine, oligarques et militaires entre nostalgie de l’URSS et crasse stupidité… sous forme de bandes dessinées aux atours symboliques de personnages de fiction (« Oleg & Oksana »), c’est du pur Willem enragé et engagé sur la guerre en Ukraine, entre inédits et prépublications dans Charlie Hebdo depuis un an, qui nous feront grincer les zygomatiques !

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Guillaume Chérel / Last exit to Marseille / Lancement parisien

Vendredi 31 mars à 19h

Nouvellement installé à Marseille dans le quartier vétuste de la Porte d’Aix, Jérôme Beauregard, qui a grandi dans le 93, est un ancien journaliste devenu détective public qui se revendique « communiste tendance Pif Gadget ». Un matin, il apprend la mort par overdose de son vieil ami Luc, avec qui il a passé la soirée. L’autopsie n’ayant pas été demandée, il n’y a pas d’enquête de police. Jérôme cherche alors lui-même la provenance de l’héroïne frelatée que Luc s’était fait livrer par un Uber-shit. Mais les codes d’une cité phocéenne en mutation lui échappent. Il en appelle à Jean-Claude Izzo, qui, apparu un soir d’orage, lui a dit : « Écris-moi, je te répondrais peut-être ». Et l’auteur de Total Khéops lui répond en effet. Soutenu aussi par son ex, Gabriela, et « Péra », flic aux idées larges, Jérôme remonte la piste du trafic d’héroïne marseillais jusqu’à défier l’Albinos, caïd du clan des « Blacks » et ancien champion de MMA. Guillaume Chérel, né à Paris en 1964, vit à Marseille, où il travaille comme animateur social. Il a grandi dans une cité HLM, à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), ce qui lui a inspiré un roman (Les Enfants Rouges, Flammarion 2001), remarqué par la critique, et dont Last Exit est, vingt ans après, le prolongement, en forme d’hommage singulier à Jean-Claude Izzo.

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Cécilia Jauniau / Rue Haxo / L’Espace d’en-bas / Lancement

Jeudi 30 mars à 19h

Rue Haxo est un livre de l’artiste Cécilia Jauniau. Il est composé de deux séries. Une première autour d’une série de collages photographiques avec parfois un détail réalisé au dessin, le tout sur fond noir. Les photos nous montrent un assemblage de corps nu féminin, où parfois une colombe, un crucifix, une goutte de sang, mais si l’on regarde de plus près, il s’agit d’un clitoris- sont présents. La deuxième partie du livre est une suite photographique. Sur la page de gauche, il y a la photo d’un sexe féminin (qui sont des autoportraits de l’artiste) et sur la page de droite, un dessin en noir et blanc sur une feuille d’écolier à lignes, qui fait un effet de miroir à la photo. L’ensemble à une connotation érotique, avec une touche fétichiste, de par la position du corps.
Extrait de l’article de Paskal Larsen (Journaliste rock (fanzines Hyacinth, Ortie, Hôpital Brut, Zon Art, Abus Dangereux et arty Persona, foutraque…) et créateur du blog ‘paskallarsen.blogspot’) sur le livre Rue Haxo.
Lien vers l’article : https://paskallarsen.blogspot.com/…/rue-haxo-de-cecilia…

Interview de Cécilia Jauniau par Céline du Chéné dans l’Encyclopédie pratique des Mauvais Genres :

https://www.radiofrance.fr/…/agata-lucia-rosalia-les…4515858

Rue Haxo fait partie de la prochaine sélection du Prix Sade.
Ce livre n’aurait pas existé sans l’inspiration et le soutien d’Eric Pougeau.