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Pascal Comelade / Le rien illustré / Rencontre

Mardi 3 mars à 19h.

Rencontre animée par Pierre Hild.

Le rien illustré est la première monographie consacrée à l’oeuvre graphique de Pascal Comelade. 150 reproductions couleurs + un CD «Sub-versions de salon vol. 2», 25 titres de reprises (Rolling Stones, Dylan, Kinks, Jonathan Richman, Duke Ellington, Deep Purple…) dont un medley inédit avec Les Limiñanas.

Pascal Comelade (1955) est pianiste et compositeur. Après quelques années de pratiques électroniques (1974-1981), il développe une pratique de musiques strictement instrumentales (en solo ou avec son orchestre le Bel Canto Orquestra); musiques qu’il qualifie parfois de «Muzak dégénérée». En parallèle et depuis des lustres, de façon irrégulière et en absolu dilettante, il produit quelques peintures et autres collages réalisées avec les mains et en couleur la plupart du temps. On y voit des images de tourne-disques morts, des portraits relativement ressemblants de vedettes populaires (Batman, Vince Taylor, Dean Martin…), des scènes de genre, des allégories historiques alliant audace des formes et hardiesse des coloris, des tentatives de représentations de pochettes de disques vinyles (surtout en format 45-tours), des erreurs de perspectives manifestes, le Captain Beefheart sortant d’une poissonnerie, des paysages en braille, de l’abstraction dépressive et du réalisme de Luna-Park métaphysique. On peut citer, pour ce qui est des influences  manifestes, les graffitis de vespasiennes, les vignettes Panini, les couverture de publications Elvifrance, le nu artistique, les papier-peints de chambres d’hôtel, les calendriers des PTT, les affiches de catch à quatre et les grandes heures de l’académisme
chromatique.

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Machine Pollet / Editions MF

Samedi 29 février de 17h à 20h

Rencontre autour du cinéaste Jean-Daniel Pollet à l’occasion de la parution de Machine Pollet, ouvrage collectif et restitution d’un projet de recherche de trois ans mené au sein de quatre écoles d’art françaises.

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Gabrielle Richard / Hétéro, l’école ? / Rencontre

Vendredi 28 février à 19h

L’école enseigne-t-elle l’hétérosexualité? Y apprend-on les bonnes et les mauvaises manières d’être une fille ou un garçon? Dans la cour de récréation comme en classe, les jeunes ont tôt fait de comprendre quels corps, quels comportements et quelles attirances sont admissibles. Et c’est peut-être dans les cours d’éducation à la sexualité que ces messages sont transmis le plus directement.

Ce livre passe au crible une culture scolaire qui contribue à reconduire des normes de genre et de sexualité, souvent à son insu. Il montre comment les programmes, les manuels et les pratiques enseignantes peuvent maintenir les élèves dans l’ignorance quant à leur identité et leurs désirs, voire alimenter la violence. Dressant un portrait sans complaisance de l’éducation à la sexualité en France et au Québec, il propose des pistes d’intervention afin de rendre les contenus scolaires véritablement inclusifs, positifs et antioppressifs.

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Eugène Savitzkaya / Au pays des poules aux oeufs d’or / Rencontre

Jeudi 27 février à 19h.

 

Rencontre animée par Florian Caschera.

Il était une fois un pays grand comme un continent que parcouraient deux voyageurs, un couple étrange formé d’une renarde et d’un héron, partis sur les traces d’une femme captive et à la recherche de la fée qui libéra les enfants du joug familial, des matrones et des maquereaux. Or, en ce pays lointain, les poules avaient disparu et les coqs s’étaient faits moines.

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Graphics / Benoît Buquet / Lancement

Lundi 24 février à 18h30

Graphics
Art & design graphique aux États-Unis (1960–1980) :
George Maciunas, Ed Ruscha, Sheila Levrant de Bretteville

Ce livre est conçu comme une traversée de l’art des années 1960 et 1970 aux États-Unis, de New York à Los Angeles. Prenant le design graphique pour fil conducteur, chacun de ses trois chapitres est construit autour d’une grande figure (George Maciunas, Ed Ruscha et Sheila Levrant de Bretteville). En s’intéressant aussi bien au graphisme qu’à la typographie ou aux cultures de l’imprimé, il propose une histoire visuelle de l’art américain qui offre une relecture inédite de Fluxus, du Pop Art et des pratiques artistiques féministes.

Benoît Buquet est maître de conférences. Rattaché au laboratoire InTRu (interactions, transferts et ruptures artistiques et culturelles), il enseigne l’histoire et la théorie de l’art à l’université de Tours. Ses recherches portent principalement sur le graphisme et l’exposition, lus dans une perspective critique informée par la culture visuelle.

Le dialogue entre l’auteur, Benoît Buquet, et les graphistes, Léna Araguas et Alaric Garnier, portera principalement sur les différentes écritures qui traversent le livre et la nature de leur collaboration.

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Revue NZ #2 / Lectures

Mercredi 19 février à 19h !

Revue N/Z #2

La deuxième édition de la revue N/Z est parue il y a quelques mois. N/Z est une revue expérimentale de création qui croise les arts et les littératures sous toutes leurs formes et dans leur actualité. Elle cherche à explorer la manière dont aujourd’hui un dialogue peut se faire entre des pratiques plastique et des pratiques d’écriture. Elle interroge l’écriture à la fois comme but et comme outil (geste, fiction, mouvement) en invitant des artistes et des auteurs/trices à prendre en charge une rubrique et y déployer leur travail sur la durée d’une édition qui comprend des soirées en public, un site internet et une revue papier.
Pour cette soirée de présentation de N/Z #2, les artistes, écrivains et poètes liront et parleront de leur rapport à l’écriture.
Au sommaire de N/Z #2 : Sépànd Danesh, Suzanne Doppelt, Frédéric Forte, Anne-Valérie Gasc, Agnès Geoffray, Guerrilla Girls, Charlie Jeffery, Perrine Lamy-Quique, Alban Lefranc, Laure Limongi, Christophe Manon, Gaëlle Obiégly, Sarah Ritter, Charles Robinson, Agnès Thurnauer, Raphaël Tiberghien.

N/Z est éditée par le Bureau des activités littéraires. Elle sera présentée par Sally Bonn.

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Le genre du capital / Céline Bessière et Sibylle Gollac / La Découverte / Rencontre

Mercredi 12 février à 19h

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On sait que le capitalisme au XXIe siècle est synonyme d’inégalités grandissantes entre les classes sociales. Ce que l’on sait moins, c’est que l’inégalité de richesse entre les hommes et les femmes augmente aussi, malgré des droits formellement égaux et la croyance selon laquelle, en accédant au marché du travail, les femmes auraient gagné leur autonomie. Pour comprendre pourquoi, il faut regarder ce qui se passe dans les familles, qui accumulent et transmettent le capital économique afin de consolider leur position sociale d’une génération à la suivante. Conjointes et conjoints, frères et soeurs, pères et mères n’occupent pas les mêmes positions dans les stratégies familiales de reproduction, et n’en tirent pas les mêmes bénéfices. Fruit de vingt ans de recherches, ce livre montre que le capital a un genre. Céline Bessière et Sibylle Gollac enquêtent sur les calculs, les partages et les conflits qui ont lieu au moment des séparations conjugales et des héritages, avec le concours des professions du droit. Des mères isolées du mouvement des Gilets jaunes au divorce de Jeff et MacKenzie Bezos, des transmissions de petites entreprises à l’héritage de Johnny Hallyday, les mécanismes de contrôle et de distribution du capital varient selon les classes sociales, mais aboutissent toujours à la dépossession des femmes. Ce livre analyse ainsi comment la société de classes se reproduit grâce à l’appropriation masculine du capital.

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Jean-Luc Guionnet / Plafond de verre / Adverse / Lancement

Dimanche 9 février à 18h

Rencontre avec Jean-Luc Guionnet (en présence de l’éditeur)
 
Essentiellement reconnu pour son travail d’improvisateur à l’orgue et au saxophone alto, Jean-Luc Guionnet n’en est pas moins un artiste autodidacte polyvalent, développant d’intenses activités plastiques, théoriques, performatives et compositionnelles.
 
Pour l’ensemble contemporain Lunar Error, il élabore une nouvelle pièce sur la base d’approches plurielles, mêlant réflexions conceptuelles, questions de dispositif, indications de jeu, grilles d’accords, diagrammes et dessins, sous la forme d’une série de 30 planches associant différents matériaux et techniques plastiques.
 
En contrepoint de l’édition cd courante (label BeCoq), Adverse propose une publication hybride échappant aux catégories (entre livre d’artiste, essai musical et édition phonographique luxueuse). Y sont associés les 30 planches de la composition (reproduites en fac-similé 6 couleurs — impression numérique + sérigraphie — sur papier brun teinté dans la masse), un fascicule réunissant les notes de travail des 11 musiciens dans le cadre de leur résidence de travail avec Jean-Luc Guionnet, et enfin la pièce enregistrée gravée sur cd (d’une durée d’1h04).
 
Entre objet d’esthète et programme réflexif, ce Plafond de verre vise autant à aiguiser l’écoute que le regard et l’intellect.
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Soirée Anamosa « Le mot est faible »

Jeudi 6 février à 19h

Et de 5… ouvrages pour recharger le sens des mots ! « Démocratie » de Samuel Hayat et « Histoire » de Guillaume Mazeau viennent rejoindre la collection « Le mot est faible » chez Anamosa. En librairie le 6 février et présentation-lancement des deux titres le soir-même à la librairie.20

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Morvandiau / Le Taureau par les cornes / D’Algérie / Rencontre

Mercredi 5 février à 19h

Rencontre animée par Christian Rosset à l’occasion de la parution du « Taureau par les cornes » à L’Association et de la ré-édition de « D’Algérie » de Morvandiau au Monte-en-l’air.

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« Le Taureau par les cornes »
Juin 2005. Un diagnostic est enfin posé : sa mère souffre de démence fronto-temporale précoce, affection cousine de la maladie d’Alzheimer. Septembre 2005. Son fils Émile naît prématurément. Il est porteur de trisomie. À quelques mois d’intervalle, Morvandiau doit faire le deuil de la mère qu’il a connue et de l’enfant qu’il avait attendu. C’est l’occasion pour lui de revenir, avec pudeur et poésie, sur l’histoire de sa famille et plus particulièrement celle de sa mère, femme très pieuse au fort caractère, alliant conformisme et fantaisie. C’est aussi le récit du difficile apprentissage de la vie auprès d’un enfant handicapé, du regard porté par les autres, de la jungle administrative qu’il doit affronter. À travers le regard tantôt amusé, tantôt agacé qu’il porte sur les incongruités de la différence et ce qui l’entoure, Morvandiau évoque avec tendresse l’intensité des émotions d’un père et d’un fils face à la maladie, et finalement, le bonheur d’être en vie.

« D’Algérie »
« Quel rapport entre mon père et Jean, le frère missionnaire de ma mère ? » Le premier est né en Algérie en 1937, le second y est mort en 1994. Dans D’Algérie, l’autobiographie et l’histoire familiale croisent l’Histoire avec un grand H, celle de la colonisation, de la guerre d’indépendance et des rapports contemporains toujours singuliers entre la France et l’Algérie. Morvandiau délaisse ici le registre humoristique pour se lancer dans une (en)quête personnelle en bande dessinée, questionnant ses origines mais aussi les conditions d’élaboration du récit lui-même. Cette nouvelle édition chez le Monte-en-l’air, dont la maquette est conçue par Sébastien Lumineau, comporte une préface inédite en bande dessinée de Morvandiau. Il y revient sur les événements qui, depuis 12 ans, ont résonné avec sa vie professionnelle et familiale et ponctué la vie des deux côtés de la Méditerranée : attentat de Charlie Hebdo et durcissement sécuritaire en France depuis 2015, béatification des religieux catholiques assassinés lors de la décennie noire – parmi lesquels son oncle Jean – à Oran en 2018 et manifestations sociales et politiques toujours actuellement en cours en Algérie.