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Marcel Schmitz & Thierry Van Hasselt / Frandisco / Fremok / Lancement

Jeudi 28 avril à 18h30, venez fêter  la sortie de Vivre à Frandisco de Marcel Schmitz & Thierry Van Hasselt aux éditions Fremok

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Dans une caserne d’un autre temps, dans la cantine des cantines, Marcel Schmitz achève son déjeuner. Après cet essentiel moment de pause, il retourne à la mère de ses obsessions : une cité céleste descendue sur terre, formée de morceaux de carton dessinés et de bouts de scotch qui s’assemblent sous ses doigts. Cette ville mythique et magique, c’est FranDisco. Grâce à la haute précision des stylos de Thierry Van Hasselt, nous allons pouvoir nous y aventurer pour la première fois. Comme les victimes d’une hallucination collective, illuminés par une utopie intime, nous serons enfants de chœur, madone éclectique ou démiurge trisomique. Nous ferons l’expérience totale
d’une ville fictive et l’expérience fictive d’une ville totale. Nous vivrons à FranDisco.

FranDisco est une réalité urbaine qui se nourrit déjà de sa légende, et réciproquement. FranDisco existe, on l’a vue.  Au Théâtre du forum Meyrin à Genève, chez Agnès b. à Paris, à la Médiathèque de Charleville-Mezières dans le cadre des Nuits blanches… Mais avant tout à la « S » Grand atelier où elle est née. Située à Vielsalm dans les Ardennes belges et dirigée par Anne-Françoise Rouche, la « S » Grand atelier accueille des artistes porteurs d’un handicap. Depuis la fructueuse résidence qui donna lieu à l’ouvrage Match de Catch à Vielsalm, Thierry Van Hasselt n’a jamais perdu l’occasion de se rendre à la « S ».  Un jour il découvre que Marcel Schmitz, cet artiste trisomique qui a longtemps dessiné des villes abyssales aux innombrables fenêtres, vient de passer à l’urbanisme en trois dimensions, avec force scotch et carton. La ville de FranDisco avait commencé à s’édifier et à s’étendre, et plus rien n’arrêterait cette urbanisation galopante. Thierry Van Hasselt allait être le premier avalé. Durant des années, il va dessiner d’après nature la ville de Marcel, en constante évolution, il va écouter l’histoire de ses habitants à qui seule la voix de Marcel permet d’exister… Il va immortaliser Marcel Schmitz le bâtisseur, faisant peu à peu de lui le personnage principal d’une histoire qui n’aura plus pour seules limites que celles de leurs imaginations mêlées. Dans cette histoire, Marcel vit bien sûr à FranDisco.
Mais cette vie fictive est nourrie des moments bien réels où FranDisco voyage, emportant son bâtisseur et son chroniqueur. À chaque résidence commune, Marcel et Thierry ont poursuivi la construction de la ville et de la bande dessinée. Ces moments ont permis à Marcel de s’émanciper de sa condition, d’être reconnu en tant qu’artiste, de découvrir le monde et de l’intégrer à sa construction utopique… Cette émancipation, c’est aussi ce que raconte Vivre à FranDisco. Ce qui anime la ville, ce sont ces moments de bonheur que les artistes ont vécus ensemble. Au cours de ces aventures, Marcel a pris le stylo pour s’inviter dans le récit du reporter qui a dû, lui aussi, se faire
ouvrier de FranDisco. Comme dans tout bon projet Knock Out de la  « S » et du Frémok, il y a eu contamination : KO partagé. Thierry et Marcel se sont contaminés, et nous voilà à notre tour touchés. Emportés par une aventure aussi folle que généreuse. Libérés par un flot narratif émancipateur. Le Major fatal de Moebius peut remballer son garage hermétique, Cloclo peut ranger ses Claudettes, voilà Marcel Schmitz et sa FranDisco.  Thierry Van Hasselt prévient déjà : “Il est à craindre que tout comme l’expansion urbaine de FranDisco, le récit de sa traversée n’aura jamais de fin…”

Bienvenue à FranDisco : vous allez faire un fabuleux voyage.

Biographies
Membre  fondateur  et  cheville  ouvrière  du  Frémok,  Thierry  Van
Hasselt  est  tout  à  la  fois  artiste, éditeur,  graphiste  et  enseignant.
Auteur du remarqué Gloria Lopez, il  a  collaboré  avec  la  danseuse
Karine  Ponties  (le  spectacle  et  le livre  Brutalis)  et  la  poète  Mylène
Lauzon  (Heureux  alright,  Les  images volées). Avec Richard Bawin,
son   partenaire   dans   Match   de catch  à  Vielsalm,  il  a  initié Action
Mix Comix Commando, un processus nomade de création de bande
dessinées collectives.

Marcel  Schmitz  est  né  en  1966 à Bastogne. Il travaille à La « S »
Grand  Atelier  depuis  2007.  Son travail  repose  essentiellement  sur
une recomposition personnelle d‘environnements  architecturaux
tels qu ‘immeubles et villes parfois sillonnés  par  des  engins  de  son
cru.  D’abord  limitée  à  la  peinture, son  œuvre  s’est  étendue  au  vo-
lume  avant  de  se  lancer,  grâce  à la  collaboration  avec  Thierry  Van
Hasselt, à la conquête du temps.

La « S » Grand atelier déploie un riche  programme  de  résidences
et   de   collaborations   permettant la  rencontre  entre  artistes  handi-
capés “normaux” et artistes handicapés  “spéciaux”.  Cette  voie  qui
échappe tant aux standards de l’art brut  que  de  l’art  thérapie,  c’est  le
territoire  que  la « S »  explore  désormais  conjointement  avec  le  Fré-
mok  sous  le  label  Knock  Out.  On a pu y découvrir notamment le livre
manifeste Knock Outsider.

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David Grubbs / Les Disques gâchent le paysage / Les Presses du Réel / Rencontre & concert

Samedi 23 avril à 18h rencontre avec David Grubbs et Pierre-Yves Macé qui parleront du livre « Les Disques gâchent le paysage » paru aux Presses du Réel, rencontre qui sera suivie d’un concert solo de 45 minutes.

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Professeur au conservatoire de musique du Brooklyn College depuis 2005, écrivain, critique, David Grubbs (née en 1967) est avant tout connu comme musicien, d’abord guitariste et songwriter dans des groupes de post-punk (Squirrel Bait, Bastro), puis performeur et compositeur dans des contextes marqués par l’expérimentation, l’improvisation et l’usage de l’électronique. Il a réalisé une douzaine d’albums solo. Son œuvre se nourrit abondamment de collaborations, depuis le très influent duo Gastr Del Sol (avec Jim O’Rourke) jusqu’au trio récent avec Andrea Belfi et Stefano Pilia, en passant par la longue et fructueuse association avec la poétesse Susan Howe. Il a joué notamment avec Red Krayola, Will Oldham, Tony Conrad, Pauline Oliveros, Loren Connors, etc., et développe régulièrement des projets avec des artistes plasticiens tels que Anthony McCall, Angela Bulloch, Doug Aitken ou Stephen Prina.

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Les disques gâchent le paysage – John Cage, les années 1960 et l’enregistrement sonore

Le rôle de l’enregistrement sonore et l’évolution des pratiques d’écoute dans la représentation de la musique expérimentale depuis les années 1960 : une enquête menée à partir d’un vaste travail d’archive, d’une expérience directe avec des artistes de différents horizons et d’une approche pluridisciplinaire de l’œuvre de John Cage et des avant-gardes, qui ouvre des perspectives inédites dans les champs de la musicologie historique, des études des musiques populaires, de la production phonographique et de la performance expérimentale.

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Olivia Rosenthal & Patrice Blouin / Toutes les femmes sont des aliens & Magie industrielle / Editions Verticales et Helium / Rencontre

Mardi 19 avril à 19h, rencontre entre Olivia Rosenthal & Patrice Blouin animée par Julien Gester.

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Magie industrielle de Patrice Blouin aux éditions Helium

 « La nuit j’explose les blocs ».
Un spectateur de blockbusters (ou est-ce plusieurs) traversé
par la puissance des effets spéciaux raconte ses déplacements
aériens, ses enlisements brusques, sa vision nocturne, son
souffle de glace, sa traversée des murs, ses métamorphoses…
Tout un onirisme fantastique, divisé en micro-séquences, entre
pulsions primitives, paniques enfantines et désirs souterrains.
Un texte de fiction ciselé qui fait le lien entre la poésie d’Ovide, sa
puissance de déplacement et de réinvention du monde, et les nouveaux
pouvoirs métamorphiques du cinéma digital.

Toutes les femmes sont des Aliens suivi de Les oiseaux reviennent et de Bambi & co de Olivia Rosenthal aux éditions Verticales.

«Si je n’avais pas vu la saga des Alien, Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock, deux dessins animés de Walt Disney, Bambi et Le Livre de la jungle, je n’aurais sans doute pas éprouvé aussi intensément peur, amour et désir. Les années passant, rien n’a réussi à me faire oublier les scènes les plus traumatiques de ces films. À force de me les repasser en boucle, j’y découvre tant de choses renversantes sur la maternité, l’identité sexuelle, le rôle des blondes et la domestication que j’ai le sentiment de me connaître plus intimement et de comprendre un peu mieux le monde. Et si le cinéma servait surtout à attiser et magnifier nos folies?»

Olivia Rosenthal.
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Matthieu Chiara / Hors-jeu / Editions de l’Agrume / Lancement

Dimanche 17 AVRIL de 17h à 20h, lancement de Hor-jeu de Matthieu Chiara publié aux éditions de l’Agrume.chiara

Dans cette bande dessinée au dessin précis et envoûtant, Matthieu Chiara donne libre cours à son imagination pour nous proposer une variation humoristique et métaphysique sur le football. Avec beaucoup d’esprit et d’espièglerie, il nous emporte dans un récit à tiroirs, croisant les personnages et les situations avec une grande liberté et beaucoup de maîtrise. Et même lorsqu’il pousse à l’extrême les limites de son scénario, il ne perd jamais l’attention du lecteur, captivé par une écriture mordante et un dessin hypnotique.

Matthieu Chiara vit et travaille à Paris. Né en 1983, il est diplômé des Arts décoratifs de Strasbourg en illustration,et a obtenu le 3e prix du concours Jeunes talents du Festival d’Angoulême en 2013.

 

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Études sur le collectif Grapus, 1970 -1990… Entretiens et archives / Editions B42 / Rencontre

Vendredi 15 avril à 18h30, présentation et lancement du livre «Études sur le collectif Grapus, 1970 -1990… Entretiens et archives» fruit d’un travail de recherche mené sous la direction de Catherine de Smet et Béatrice Fraenkel avec des étudiants de l’Université Paris VIII et de l’Ehess. Le design de l’ouvrage a été assuré par un groupe d’étudiants de l’Eesab Rennes sous la direction d’Isabelle Jégo et Kévin Donnot.

En présence de Alex Jordan, Gérard Paris-Clavel, François Miehe et Jean-Paul Bachollet.

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Dans les années 1970 et 1980 le collectif Grapus tenta, par son engagement politique et graphique, d’allier utilité sociale et exigence visuelle. Travaux de jeunes chercheurs, les neuf textes qui composent ce livre explorent chacun un aspect particulier de la pratique, de l’organisation et de la production de Grapus.
Ils s’appuient notamment sur des entretiens et sur l’analyse de documents d’archives, et s’intéressent à des pans parfois méconnus de l’activité du collectif. L’ouvrage apporte ainsi un éclairage nouveau, et une iconographie pour une large part inédite, sur le travail de ce groupe français singulier qui aura marqué l’histoire du graphisme contempora

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Erwan Larher / Marguerite n’aime pas ses fesses / Quidam éditeur

Jeudi 14 avril à 19h, soirée avec Erwan Larher à l’occasion de la publication de Marguerite n’aime pas ses fesses aux éditions Quidam.

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Marguerite a un mec mais pas de libido, une mère mais plus de père, et rêve d’une vie de famille. Lorsqu’on lui propose d’aider un ancien président de la République à rédiger ses mémoires, elle accepte – elle ne sait pas dire non. Alors, sa réalité et la réalité prennent leurs distances, peu aidées par l’irruption d’un flic qui enquête en secret sur les liens entre une trentaine d’assassinats politiques.

Rythmé et subtilement décousu, Marguerite n’aime pas ses fesses met en récit l’apathie politique d’une génération un brin nombriliste, questionne la puissance dévastatrice des pulsions sexuelles et s’aventure dans les méandres de la sénescence.

Un roman loufoque, caustique et piquant.

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Sociorama‎ / Baptiste VIROT + Anne LAMBERT & Léon MARET / Dédicace

Mercredi 13 avril à 19h, dédicaces de Baptiste VIROT + Anne LAMBERT & Léon MARET  à l’occasion de leurs publications dans la collection Sociorama aux éditions Casterman.

sociorama

Baptiste virot et Anne Lambert signent « Turbulences » un livre indispensable pour régler ses problèmes phobiques, comprendre le fonctionnement d’un avion et surtout passer un délicieux moment avec Air Fonce.

Léon Maret nous emporte quant à lui dans l’univers mystérieux des séducteurs de rues. Qui sont-ils? Quels sont leurs codes? En ai-je déjà été victime? Vous saurez tout en lisant « Séducteurs de rue », d’après l’enquête de Mélanie Gourarier.

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Patrick Zachmann / So long, China / Editions Xavier Barral / Lancement

Mardi 12 avril à 18h30, rencontre avec Patrick Zachmann à l’occasion de la publication de So long, China aux éditions Xavier Barral.

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Cela fait plus de trente ans que Patrick Zachmann parcourt la Chine qu’il découvre en 1982 à travers le prisme du cinéma. Des triades de Hong Kong dans les années 80 à la transformation de la ville de Pékin en passant par Tian’anmen, le tremblement de terre du Sichuan et l’exposition universelle de Shanghai, cet ouvrage rassemble près de 350 photographies N&B et couleur, mêlant la petite et la grande histoire dans un pays en pleine mutation. Le fil rouge de ce travail au long cours est la question de l’identité qui devient pour les nouvelles générations, en perte de repères, un enjeu essentiel.
L’exposition de ce travail à la Maison Européenne de la Photographie (MEP) ouvrira le 6 avril 2016.
So long, China
Après un premier voyage de découverte, en 1982, dans le cadre d’un reportage sur le cinéma chinois, Patrick Zachmann entreprend un travail sur la diaspora chinoise dans le monde. Cela l’amène en Chine du Sud d’où sont originaires la plupart des immigrés. Il entame alors un voyage sur la durée à travers une vingtaine de séjours qui lui permettront de saisir les transformations fulgurantes de la société chinoise mais aussi les bouleversements urbains. Images du sud de la Chine, de Hong Kong, mais aussi de Taïwan qui entretient un lien très fort et incontournable avec la mère patrie, images de Tian’anmen lors des événements de mai-juin 1989, et du terrible tremblement de terre qui endeuilla la province du Sichuan en 2008.À partir de 2001, la Chine de Patrick Zachmann passe à la couleur. Comme une transition, la série Impressions de nuit montre un pays qui est passé du costume de Mao aux couleurs vives, extravagantes et audacieuses.
Le photographe choisit dès lors de montrer faux-semblants et envers du décor, il veut être le témoin de la complexité des formes qui bouleverse les identités individuelles et collectives de la Chine contemporaine. Entre les images de façade qui caractérisent le pays – décors urbains, pouvoir des apparences, univers artificiel de la nuit  – se glissent des existences dures et incertaines, comme celles de ces mingong, paysans pauvres venus fuir la misère et chercher du travail dans les grandes villes. Véritables esclaves modernes qui construisent la Chine de demain, ils sont près de deux cents millions à trimer pour un salaire de misère et ne rentrent au village, qu’une fois par an, durant le nouvel an chinois. Avec la série Retour à Wenzhou,  Zachmann montre les mutations profondes de l’espace urbain. Le mouvement d’immigration s’est presque inversé. Les candidats à l’exil se font plus rares et de nombreux Chinois reviennent au pays, les chances de s’enrichir sont plus grandes aujourd’hui à Wenzhou que dans un atelier clandestin en France. Les dernières images du livre, composées de portraits transgénérationnels, ont pour ambition de montrer le choc culturel à l’intérieur des familles dans un pays où l’histoire s’est accélérée à une vitesse vertigineuse.Des extraits du journal de bord tenu par Patrick Zachmann lors de ses voyages ponctuent ces différentes étapes et apporte un éclairage supplémentaire à ces images, mais aussi sur le travail de photographe dans une société où règnent la censure et la manipulation du régime.

Patrick Zachmann
Né en 1955 à Paris, Patrick Zachmann dit être devenu photographe parce qu’il n’a pas de mémoire. Il affirme la rechercher en reconstituant les albums de la famille qu’il n’a pas eu. Photojournaliste et réalisateur, il développe une œuvre qui traite de façon récurrente des questions d’identité, de la mémoire et de l’immigration de différentes communautés. Il travaille, de 1982 à 1984, sur l’insertion des jeunes immigrés dans les quartiers nord de Marseille. En 1983, il publie son premier livre, Madonna !, plongée dans la violence de la mafia napolitaine. Deux ans plus tard, il intègre l’agence Magnum et devient membre en 1990.
Plus proche de sa propre histoire, l’ouvrage Enquête d’identité. Un juif à la recherche de sa mémoire (1987) est le fruit d’une recherche de sept ans. En 1989, son reportage sur les événements de la place Tian’anmen, largement diffusé dans le monde, marque le début de son immersion photographique au coeur du monde chinois. « Photographe de ce qui ne peut pas être dit », plus que photographe de l’action, il ne recule pas devant de longues investigations pour dire l’indicible. Aussi faudra-t-il attendre 1995 pour voir la publication de W. ou l’œil d’un long-nez, sur la diaspora chinoise.
En parallèle, il mène un travail au long cours sur la banlieue qui a fait l’objet d’une exposition à  la Cité nationale de l’histoire de l’immigration en 2009, accompagnée d’un premier ouvrage aux Éditions Xavier Barral : Ma proche banlieue. Dans la série Mare/Mater, il confronte son histoire familiale à celle des migrants d’aujourd’hui entre les deux rives de la Méditerranée. Cette série a été exposée au MuCEM à Marseille en 2013 puis au Musée Niépce à Chalon-sur-Saône.
Il a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Niépce en 1989. Plus récemment, dans le cadre de son travail sur la Chine, il a reçu une Aide à la création de la délégation aux arts plastiques (DAP) ainsi qu’en 2015, le Prix Spécial de la Fondation Gan pour le Cinéma pour son premier projet de film fiction « Mister Wu ».
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Willem / Dick Talon touche le fond / Les Requins Marteaux / Lancement

Vendredi 8 avril à 18h30, RDV avec le grand Willem à l’occasion de Dick Talon touche le fond aux éditions Les requins marteaux

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Après Dick Talon heureux comme un con, sorti aux Éditions du square en 1978 et Dick Talon Nazillon sortie en 2007 aux éditions Rotative (Charlie Hebdo), le héros de Willem pose ses valises chez Les Requins Marteaux.

Et il n’arrive pas seul ! Dick Talon touche le fond présente une sélection d’histoires courtes parues dans Charlie Hebdo depuis 2011. Au long de la vingtaine de bds qui composent ce receuil, nous découvrirons de nombreux personnages haut en couleurs.
Paradoxalement, si ces histoires ont si bien accompagné l’actualité, c’est qu’elles parviennent à dépasser l’immédiateté du fait-divers, la simple information, pour devenir de véritables fables intemporelles.
Willem tord, déconstruit, et recompose révélant au passage toute la mystique de son matériel.

Depuis Hara-Kiri, jusqu’à Libération et Charlie Hebdo, voilà bientôt 50 ans que l’œil de Willem nous accompagne.
Plus qu’un simple miroir déformant, ses histoires sont le cauchemar de notre société.
Un purgatoire aux frontières de la petite actualité et de la grande histoire, peuplée de nombreux fantômes où les sentiments refoulés s’y mélangent aux souvenirs traumatiques.

À la fois majestueuse et triviale, l’œuvre de Willem tient autant de l’alchimie que de la psychanalise. Sa radicalité résiste à tout : ni les hommages, ni les attentats n’auront su l’entamer. En voici une nouvelle preuve.

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Bernhard Willem Holtrop, dit Willem, est un dessinateur satirique néerlandais né à Ermelo aux Pays-Bas en 1941. Il fréquente l’École des Beaux Arts (aux Pays-Bas) de 1962 à 1967. Il fait partie du mouvement Provo et fonde en 1966 un journal satirique God, Nederland & Oranje, où s’illustrent entre autres Roland Topor et le futur cinéaste Picha. Le journal est interdit, et il débarque en France en 1968. Il commence à dessiner à L’Enragé (en Mai 1968). Il participe aux premier numéros de L’Hebdo Hara-Kiri qui devient Charlie Hebdo. Il fait sa rubrique
« Revue de Presse » et « Chez les esthètes ». Les textes de ses planches, rédigés directement en français, langue que le dessinateur maîtrise alors imparfaitement, contiennent à l’époque de très nombreuses fautes de grammaire et de syntaxe, que la rédaction trouve amusant de laisser telles quelles et qui deviendront l’une de ses marques de fabrique. Il participe à Charlie Mensuel et finit par en être le rédacteur en chef. Il s’applique à transformer cette revue en un tremplin pour les jeunes dessinateurs. Il collabore à Libération dès 1981. On peut le retrouver toutes les semaines dans Charlie Hebdo nouvelle formule. Avec les Requins Marteaux, Willem enrichit la collection « Carrément » de 5 ouvrages politiquement incorrects pour le plus grand plaisir des inconditonnels. Son style allie un graphisme très élégant à une satire politique des plus cinglantes, et parfois violente. À noter que les textes de ses dessins présentent toujours occasionnellement des fautes de français, bien que son niveau de langue se soit très nettement amélioré. Il a remporté le Grand prix de l’Humour Vache 1996 au Salon international du dessin de presse et d’humour de Saint-Just-le-Martel. Il obtient le Grand Prix du Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême en 2013. Son dernier ouvrage est paru aux Requins Marteaux en Avril 2015 sous le titre de WILLEM AKBAR !