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Marguerite Boutrolle / Fraîche / La Boîte à Bulles / Lancement

Vendredi 25 février à 18h30

En 2010, Pia quitte l’école publique pour le privé et entre en terminale dans son nouveau lycée avec un objectif en tête : avoir un mec, des amis stylés, et des soirées dignes du film LOL. Pour elle, c’est ça, la vie normale d’une fille de son âge. Seulement, il est difficile de se rendre compte de l’aspect malsain de ses relations, en particulier affectives, quand on est prête à tout pour plaire et que personne ne nous initie aux bases du consentement.
Fraîche pose un regard sur le caractère abusif que peuvent revêtir les premières expériences amoureuses, en se focalisant sur les détails supposément anodins du quotidien. En critiquant un univers bourgeois qui construit des mondes adolescents bien peu propices au consentement, l’ouvrage engage la réflexion sur cette notion aujourd’hui présente dans les débats, mais beaucoup moins répandue il y a dix ans.

Âgée de 27 ans, Marguerite Boutrolle vit dans le Vexin où elle partage son temps entre graphisme et peinture. Dessinant et racontant des histoires depuis toute petite, elle passe par Science Po Paris d’où elle sort diplômée en 2018. Un an plus tard, elle publie sur Instagram Le dernier Moutard, une BD en deux saisons. En 2020, à l’occasion de la commémoration de la chute du mur de Berlin, elle réalise Walled in, une BD documentaire – toujours sur Instagram – écrite par Joffrey Lavigne et produite par Web Spider Productions.

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Mickaël Correia et Grégory Salle / Crimes climatiques / Rencontre / La Découverte & Le Seuil

Jeudi 24 février à 19h30

Discussion croisée autour des deux ouvrages de Mickaël Correia et Grégory Salle : Criminels climatiques (La Découverte) et Qu’est-ce que le crime environnemental ? (Seuil)Mickaël Correia est journaliste à Mediapart, spécialiste des questions climatiques. Il est aussi l’auteur d’Une histoire populaire du football (La Découverte 2018, poche 2020).Grégory Salle est chercheur en sciences sociales au CNRS, membre du Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques.

Criminels climatiques de Mickaël Correia (La Découverte)Cent entreprises sont responsables de 70 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Et parmi elles, Aramco, Gazprom et China Energy sont les trois premières multinationales qui régurgitent le plus de CO2 au monde. Inconnues du grand public, elles sont les championnes internationales du pétrole, du gaz et du charbon. Si ce trio était un pays, il incarnerait la troisième nation la plus émettrice, juste derrière la Chine et les États-Unis.Cette enquête inédite révèle comment ces trois géants industriels déploient tout un arsenal de stratégies redoutables – corruption, néocolonialisme, lobbying, greenwashing, soft power, etc. – pour perpétuer notre addiction au carbone. En continuant coûte que coûte à extraire les ressources des entrailles de la Terre, ils attisent sciemment les flammes qui brûlent notre planète et agissent en criminels climatiques.Des clubs privés de New York aux couloirs de l’Élysée, des banques de Pékin aux palaces de Riyad, l’auteur dévoile les cercles de pouvoir au coeur de ce capitalisme fossile et la manière dont ces firmes élaborent dans l’ombre une véritable bombe climatique, mettant en péril toute l’humanité.

Grégory Salle : Qu’est-ce que le crime environnemental ? (Seuil)Un quart du commerce mondial de bois serait illégal, le saviez-vous ? Sous l’influence des organisations internationales, l’existence d’une « délinquance écologique », d’une « criminalité environnementale » est désormais visible. Elle prend la forme du trafic d’espèces sauvages protégées, du déversement illicite de déchets toxiques ou de la contrebande de ressources naturelles. Mafias et autres réseaux clandestins opérant dans le Sud global en seraient les principaux acteurs et bénéficiaires.Et si ces représentations étaient tronquées, voire trompeuses ? Dépassant la conception commune, dont il retrace la genèse et la diffusion, ce livre invite à penser le crime environnemental au-delà de ses manifestations les plus spectaculaires. Contre le juridisme, il soutient que la focalisation sur les infractions patentées sert commodément d’alibi au saccage légal de notre Terre. Aberration ou distorsion, la criminalité environnementale ? Plutôt une expression, arbitrairement stigmatisée, d’un système socio-économique fondé sur l’exploitation.

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Christophe Manon / Provisoires/ Editions Nous / Rencontres et lectures

Mercredi 23 février à 19h30, rencontre animée par Florian Caschera.

L’ambition de ces textes est de proposer une vision de l’espèce humaine non dénuée d’espoir, mais qui en souligne la fragilité et qui pose un regard à la fois lucide et mélancolique sur le monde contemporain et le destin des individus.

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Raoul Peck / Exterminate all the brutes / Rencontre

Mardi 22 février à 19h

« L’Histoire a toujours été écrite par les vainqueurs, il est temps de changer de point de vue. »

Raoul Peck, réalisateur, scénariste, écrivain et homme politique haïtien, notamment connu pour I Am Not Your Negro, présentera son dernier livre, Exterminate All The Brutes, à la librairie Le Monte-en-l’air le mardi 22 février à 19h.

Exterminate All The Brutes déconstruit la fabrication de l’histoire officielle en revenant sur l’extermination des Indiens d’Amérique, l’esclavagisme et la colonisation perpétrés par les colons européens au fil des siècles. Il analyse leurs conséquences fondamentales sur notre présent. Comme l’a dit Baldwin lui-même : « L’histoire n’est pas le passé, c’est le présent. »

Le résultat est un collage discursif d’ambition peu commune qui relie les injustices et les atrocités de l’Inquisition espagnole (lorsque la notion de race biologique est née) à Christophe Colomb, la traite transatlantique des esclaves, l’Indian Removal Act, Alamo, l’État indépendant du Congo, la bataille d’Omdurman, la Shoah, Hiroshima, tressant les récits individuels et la culture de masse, l’histoire, la société contemporaine et la fiction.

Le livre accompagne la série en quatre épisodes réalisée par Raoul Peck. Il mêle récit historique, matériel d’archives, reconstitutions de scènes. L’ouvrage, illustré, met le public au défi de repenser la notion même d’écriture de l’histoire. 

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Pierre Maurel / Michel, la fin, les moyens, tout ça… / Lancement

Samedi 19 février à 17h

Ça y est ! Michel et Béa ont quitté le tumulte de la ville et habitent désormais à la campagne dans une petite maison reculée. Si Béa a dû trouver du boulot au supermarché bio, Michel continue quant à lui ses reportages radiophoniques. Ainsi, il retourne de temps en temps à la civilisation pour retrouver ses vieux amis, si ce n’est pas eux qui viennent à lui pour profiter du cadre champêtre.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’à l’arrivée des « convois exceptionnels ». En attendant la construction d’un pont sur la départementale voisine, de gigantesques yachts sont transportés sur des camions qui empruntent les petites routes des alentours. Accidents, embouteillages à n’en plus finir, déviations saugrenues et imposantes dégradations de la chaussée : ça gronde au village, mais le maire fait la sourde oreille. C’en est trop pour Michel qui s’improvise journaliste d’investigation pour élucider les causes de cette absurde situation. L’industrie navale n’avait qu’à bien se tenir.

« La fin, les moyens, tout ça… » est le quatrième épisode de la série incarnée par Michel, le personnage fétiche de Pierre Maurel qui lui offre ici une aventure « grand format ». Le changement de décor lui a fait le plus grand bien : la bravoure semble être au rendez-vous.
Même s’il ne suffit d’un rien pour voir ressurgir le râleur invétéré, Michel est toujours sauvé par son incroyable bonhomie. Et, c’est pour ça qu’on l’aime. 

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Mathieu Quet / Flux / Zones / Rencontre

Jeudi 17 février à 19h30

Notre monde est logistique. La pléthore d’acteurs qui consacrent leur énergie à acheminer les biens consommés de par le globe en témoigne : la circulation des marchandises est devenue un moteur essentiel du capitalisme mondialisé. Les pays les plus riches se constellent d’entrepôts qui prennent la place des usines abandonnées ; les pays les plus pauvres, eux, assurent la fabrication et le traitement des biens qui sillonnent la planète pour être achetés, consommés, mis au rebut.Si c’est le monde industriel et marchand qui a donné à la rationalité logistique sa forme la plus aboutie, celle-ci s’étend aujourd’hui à l’ensemble de nos activités. Des politiques migratoires aux pratiques culturelles, de la conservation de l’environnement aux relations humaines, il n’existe plus guère de domaines de la vie qui ne soient soumis à la gestion des flux, ce principe fondamental d’intendance.Il est grand temps de se demander comment le royaume logistique régit nos existences ; de montrer combien les conséquences de ses manquements sont dramatiques pour le vivant ; de raconter les multiples luttes qui lui font face. Et surtout, comme s’y emploie ce livre, il est urgent d’inventer d’autres imaginaires de la circulation et du transport, d’autres sujets collectifs pour un monde dans lequel les circulations ne seraient pas un instrument mortifère au service de la valeur marchande.Mathieu Quet est sociologue, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (CEPED-IRD). Il est notamment l’auteur de Politiques du savoir (2013) et de Impostures pharmaceutiques. Médicaments illicites et luttes pour l’accès à la santé (2018).

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Les ratonnades d’Alger / Sylvie Thénault & Dominique Manotti / Rencontre

Mercredi 16 février à 19h30

Discussion entre Sylvie Thénault & Dominique Manotti.

Les Ratonnades d’Alger, 1956. Une histoire de racisme colonial.Alger, samedi 29 décembre 1956. L’Algérie française porte en terre l’un de ses meneurs, Amédée Froger, tué la veille en sortant son domicile. La nouvelle de l’assassinat fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger rassemblent des milliers de personnes. Surtout, elles sont l’occasion de violences racistes, que les contemporains nomment « ratonnades ». Elles visent les « musulmans », comme les Algériens sont appelés dans cette société-là.S’appuyant sur des sources variées, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault enquête sur ces événements pour les inscrire dans la longue durée coloniale. Trop souvent résumés à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux attentats de l’OAS à la toute fin de la guerre, ces violences – non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de Français, nés là-bas – se nourrissent d’un rapport de domination, empruntant à toutes les formes d’oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s’ancrent dans un espace urbain ségrégué.Directrice de recherche au CNRS, spécialiste de la colonisation française en Algérie et de la Guerre d’indépendance algérienne, Sylvie Thénault a publié plusieurs livres remarqués sur l’histoire de l’Algérie coloniale.

Dominique Manotti, Marseille 1973 (sorti en 2020).1973 : la France connaît une série d’assassinats. Dans la cible, des Arabes, surtout des Algériens, qu’on tire à vue. En six mois, plus de cinquante d’entre eux ont été abattus, dont une vingtaine à Marseille, épicentre du terrorisme raciste. Onze ans après la fin de la guerre d’Algérie, les nervis de l’OAS sont amnistiés, souvent intégrés dans l’appareil d’État et la police. Le Front national vient à peine d’éclore. Des revanchards appellent à plastiquer les mosquées, les bistrots, les commerces arabes, à faire peur…Le jeune inspecteur Daquin, officier de la PJ de Marseille, surveille de concert avec la police de Toulon des groupuscules de pieds-noirs animant de véritable camps d’entraînement paramilitaires.

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Charles Pennequin / Dehors Jésus / Lecture musicale

Mardi 15 février à 19h

« Jésus se réveille en pleine nuit putain. Il sait plus où il dort. Où est-ce qu’il crèche à cette heure-ci putain Jésus il sait plus. Il a tout paumé en se réveillant. »Oui, Charles Pennequin a écrit une « vie de Jésus ». C’est un peu la sienne et celle de tous les autres. Jésus est dans la ville. Il va en Belgique pour voir son amoureuse. Il voit ses potes dans les galeries d’art. Mais Jésus préfère toujours aller dehors. Jésus dit : « Soyez passant. Passez de l’en-dehors à l’en-dedans. Et soyez perdurants. Éternisez-vous dans la passade. » C’est un peu comme des vacances. « Dehors c’est la vivance », dit Jésus. Pour lui, « nous sommes des machines qui se mettent à penser. Et les pensées passent dans nos paroles et par nos doigts. » Avec toutes ces vies humaines qui l’entourent : E.G.F.L.D.P.R (Eugène Gaston Florent Léopold Désiré Parfait Réussi) et Ludivinenfant, qui devient ensuite Lulu, la femme d’E.G.F.L.D.P.R, et qui veut s’enfuir de l’EHPAD où ses enfants l’ont placée, pour enfin rejoindre les lointains. Mais aussi Bobi ou Charles Péguy. Son pays, sa famille, ses amours. Jésus va passer tout ça par le fil de l’écrit. Son énergie pensée-parlée-tracée.
Jésus est avant tout, pour Charles Pennequin, un poète. C’est même tout un poème, depuis l’enfance du petit-Jésus dans les paysages nordistes jusqu’à aujourd’hui, où le poète trace dans le sable sa pensée inquiète sur le monde. Dehors Jésus est un livre avec des histoires, comme celle du jeune Bobi, l’adolescent en détention. Jésus, c’est aussi la main de Charles Péguy, le devenir des poètes-poissons, et des solutions pour le « vivant extrêmophile ».

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Léonie de Rudder / Vertidog / Robert Lafont / Dédicace

Samedi 11 février de 17h à 20, dédicace

San Francisco. Un jeune Frenchy se fait larguer par la Google Box et se
retrouve à la rue, à sortir « ses » chiens – ou plutôt les chiens des autres, car il
est dog-walker. Ce n’est pas sa vocation première, lui qui se rêvait en winner
de la Silicon Valley : une idée d’appli, de l’argent qui coule à flots… Mais après
s’être fait virer de Puluuluk, la start-up qui l’employait, il a bien fallu trouver un
plan B.
Et on le suit pour vingt-quatre heures d’errance, avec son armada de toutous,
au gré des notifications de son smartphone fêlé, dans l’espoir de se dégotter 1)
un toit pour la nuit, 2) une nouvelle nana, 3) un maximum d’abonnés sur son
tout nouveau compte @Vertidog… où les photos d’Inari, une chienne
dépressive aux airs de blonde hitchcockienne, récoltent des milliers de likes.
Pendant ce temps-là, des feux de forêt dévorent Paradise et s’approchent
dangereusement de San Francisco…
Soudain, Inari disparaît. Et c’est une quête apocalyptique qui commence…
Un premier roman truculent et cynique, qui offre une virée dans San Francisco
et une critique sans concession de la société contemporaine hyper connectée.

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Nantes Révoltée / Soirée de soutien

Vendredi 11 février à partir de 19h

Soirée de soutien à Nantes Révoltée. Au programme : prises de parole, vente de leur excellente revue… et de la convivialité !Le 25 janvier, une poignée d’élus de droite et d’extrême droite ont réclamé la « dissolution » de Nantes Révoltée. Demande immédiatement exaucée par Darmanin, en personne, à l’Assemblée Nationale, qui annonçait la procédure de dissolution : https://nantes-revoltee.com/%f0%9f%94%b4-darmanin-engage…/Nantes Révoltée est un média, lu par plusieurs millions de personnes chaque mois, et comptant plus de 250 000 abonnés sur différentes plateformes. Nantes Révoltée a documenté la charge qui a tué Steve, les mobilisations des Gilets Jaunes, la lutte sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, les occupations pour les sans-abris. Depuis 10 ans, Nantes Révoltée a donné de la force et du soutien à celles et ceux qu’on n’entend pas ; Animé la vie sociale, politique et artistique à Nantes et bien au delà.Texte de la pétition : https://www.change.org/p/contre-la-dissolution-de-nantes-révoltée-pour-la-liberté-d-expression Tribune : https://blogs.mediapart.fr/…/nantes-revoltee-et-nous…Parution du hors-série « Contre-attaque » : https://nantes-revoltee.com/categorie-produit/revues/