Mardi 26 janvier à 18h30, rencontre avec Florianne Gani et Frédéric Manzini à l’occasion de la publication de Peut-on faire l’amour platonique à une péripatéticienne ? Les références philosophiques du langage quotidien aux éditions Ellipses


Vendredi 5 février à 18h30, Claire Braud et Lisa Mandel ouvrent le bal de la nouvelle collection SOCIORAMA chez Casterman (Lorsque Sociologie et Bande-dessinée se mettent en ménage) et dédicacent leurs deux albums à l’occasion !

Lisa dédicace « La Fabrique Pornographique », d’après l’enquête de Mathieu Trachman.
Claire signe « Chantier interdit au public », d’après l’enquête de Nicolas Jounin.
Une soirée au parfum de stupre et de sueur. Sortez casqués !
Vendredi 29 janvier à 16h à 19h, lancement de Cruelle de Florence Dupré Latour publié au éditions Dargaud

Avec Cruelle, Florence Dupré Latour commence une réflexion singulière sur l’identité.
Florence Dupré Latour raconte comment, de son enfance jusqu’à la fin de son adolescence, elle a torturé, mutilé, tué les petits animaux de compagnie qui lui passaient entre les mains. Version trash des Malheurs de Sophie, ce récit est stupéfiant, singulier et plein d’humour. L’auteure est cruelle mais nous renvoie à une vérité universelle : un bambin qui joue, c’est aussi un redoutable prédateur, un Attila ivre de conquêtes et de pouvoir, un savant fou prêt à toutes les expériences…
Un album singulier et atypique.
Jeudi 28 janvier à 18h30, vernissage de l’exposition d’affiches peintes de cinéma du Ghana.
Accra, milieu des années 1980, boom des micro-salles de cinéma et naissance d’une forme d’art populaire dérivée de la tradition ouest-africaine des enseignes peintes…
Ces réinventions d’affiches officielles réalisées sur de sacs de farine par des artistes peintres locaux servaient de support de communication aux salles de cinéma pour la projection de films gores de Nollywood*, de séries Z ou de copies pirates de blockbusters américains, de films de combat asiatiques ou Bollywoodiens.
Chefs d’oeuvre d’art populaire de rue, les affiches du Ghana mêlent dans leur imagerie ultra-créative buveurs de sang, superstars bodybuildées aux proportions anatomiques approximatives, gros calibres, prêtres vaudous et autres monstres en tous genres…
Cet ensemble, reflet d’un mélange de cultures pop hors-norme pour le regard européen est présenté pour la première fois au public à la librairie/galerie Le Monte en l’air à partir du jeudi 28 janvier 2016.
*industrie cinématographique nigériane
Le dimanche 24 janvier à 17h, lancement de Rebrousse-parc : jeu d’orientation dans un esprit de contradiction et un jardin à l’anglaise, autour d’un thé, d’un café et autres plaisirs sains, et en présence des auteurs, venez jouer, tirer les cartes, et connaître votre véritable nature de joueur.

« Vous vous appelez Jean-Jacques R*** ; vous êtes un homme sage et bon, un philosophe à l’âme transparente. Mais vous faites l’objet d’un grand complot (…).«
Amateurs de romans d’investigation, de jeu de rôle ou de Tarot de Marseille, nous vous invitons à venir tester le jeu Rebrousse-Parc, jeu d’orientation dans un esprit de contradiction et un jardin à l’anglaise.
Conçu en 48 cartes rédigées par l’écrivain Pierre Senges et dessinées par la graphiste et illustratrice Claire Moreux, il est édité par le Parc Jean-Jacques Rousseau d’Ermenonville, autour de treize lieux emblématiques.
Samedi 23 janvier à 17h, rencontre avec Jakob Hinrichs à l’occasion de la publication de Vie et mort du buveur de Hans Fallada aux éditions Denoël.

Trad. de l’allemand par Laurence Courtois
Mercredi 20 janvier à partir de 18h30, le gratin de Fluide Glacial au Monte-en-l’air : Menu, Besseron, Felder et sans doute pas mal de leurs comparses soifards !

JC MENU / CHROQUETTES
Depuis deux ans, Jean-Christophe Menu tient la rubrique «Chroquettes» dans les pages de Fluide Glacial. Mélange d’autobiographie et de reportage, les Chroquettes abordent essentiellement deux axes complices : la musique (ici plutôt underground, garage, punk, expérimentale ; même si Neil Young ou Alice Cooper y ont aussi leur place) et la bande dessinée (du graphisme alternatif à l’influence de grands anciens tels Gotlib ou Moebius).
Entre le jury fanzine d’Angoulême, les «24 heures de la BD» de Besançon, des concerts de Père Ubu ou des Black Lips, des souvenirs de 45 tours ou des premiers albums de Franquin, Jean-Christophe Menu parle de ses expériences, coups de coeur et souvenirs avec une subjectivité totalement assumée. Les Chroquettes forment un ouvrage foisonnant, drôle et riche de références éclairantes sur une certaine contre-culture polymorphe et persistante…
Pionnier de l’autobiographie en bande dessinée, fondateur et directeur de la maison d’édition L’Association de 1990 à 2011, Menu propose ici un album hors du temps, proche de Gébé, de Mandryka ou de la culture punk. Aux pages prépubliées dans Fluide Glacial viennent s’ajouter des planches publiées par Libération, Pilote ou Artpress dans le même esprit, convoquant aussi bien la figure de Catherine Millet que l’esprit de Mai 68.
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BESSERON & FELDER / POF
Un souffleur de verre qui fait les meilleures pipes à crack de France, un boucher qui ne vend que la viande provenant
d’animaux qu’il tue avec le pare-chocs de sa 4L, un horloger qui prépare des bombes avec des coucous suisses, les
petits artisans de Besseron et Felder n’ont aucune chance de figurer dans les guides. Et c’est tant mieux car eux,
ils sont drôles et ne participent pas à cette course épuisante vers l’excellence.
Avec Pire Ouvrier de France, ces deux inconditionnels du pastiche ont décidé de s’attaquer au saint des saints : La
Tradition Française ! Chaque corps de métier est méticuleusement passé à la moulinette et il en ressort un beau mélange bien homogène de catastrophes, de quiproquos et de gags à n’en plus finir.
Avec Pire Ouvrier de France, vous aurez le Meilleur du Pire !
Dimanche 17 janvier de 17h à 20h fête de sortie de Mont Reine d’Anna Serra, récemment paru aux éditions Supernova.

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Rendez-vous le 17 janvier pour une lecture de « Mont Reine » et d’autres textes d’Anna Serra de 17h à 20h.
On s’occupe du goûter !
Le site des éditions : http://www.supernovaeditions.com/
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Née en 1988 dans le Roussillon, Anna Serra débute l’écriture en même temps qu’elle pratique les arts de rue comme comédienne et circassienne. Peu à peu, elle associe les deux: mots et danse dans la danse du mot, mots dans l’image du son… Anna Serra poursuivra également des recherches universitaires en littérature et philosophie qui la conduiront à publier un mémoire sur le sort de l’imaginaire colonialiste dans la littérature sud-africaine, états-unienne et brésilienne. Ses recherches se concentreront ensuite sur la traduction de poètes contemporains italiens et catalans. Aujourd’hui en plus de collaborer toujours avec des plasticiens, des danseurs, des auteurs, des ingénieurs sons, elle met ses textes à l’épreuve de la création sonore. Elle crée en 2015 les Éditions Sonores Supernova (créations, direct radio, poésie, podcast…) au sein du collectif Supernova et part à la rencontre des poètes sonores du monde entier, enregistrer interviews et performances en direct. www.annaserra.fr
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Deux extraits de la préface de Jean-Baptiste Labrune :
« Anna écrit et lit (joue, devrais-je dire, en public et à la radio) des poèmes, longs et courts, et ce qu’elle appelle des « contes », histoires à transmettre, histoires ramenées de périples, nées de rencontres, sortes de nouvelles traversées par des voix multiples, des personnages errants, tous habités par un humour lointain et une violence enfantine. Comme les enfants, ils parlent une langue close – si le lexique est simple, la syntaxe est boudeuse, efficace jusqu’à l’ésotérisme -, car il faut s’initier à l’écriture d’Anna Serra, se laisser d’abord entraîner par sa musique et ses images, amadouer par les répétitions, avant de trouver les brèches qui permettront d’entrer plus profondément (et de plus en plus à chaque lecture) dans cette écriture spiralaire. »
« Le déséquilibre de la figure de la Reine est encore accentué par l’homonymie du “Mont” avec le déterminant possessif “mon”. Ici, Anna introduit un nouvel axe à la problématique du double: la question de l’identité sexuelle. D’emblée tangent grâce au titre hermaphrodite, le sexe féminin de la Reine sera malmené: d’abord source de jouissance, il est rempli, fourragé, éventré, réduit à l’infertilité, tandis que s’érige, de plus en plus impressionnante, la montagne à laquelle la Reine se confond. C’est qu’Anna n’écrit pas comme une femme, mais contre la femme, qui est toujours telle qu’on l’a façonnée. Mont Reine vacillera constamment, au gré de sa lutte, entre volonté et passivité: ni tout à fait masculine, ni tout à fait féminine, elle est jusque dans son sexe un sujet, contingent des infinies fluctuations du réel. »
Jean-Baptiste Labrune est écrivain et traducteur de l’espagnol. Il a écrit notamment des livres pour la jeunesse. Il a fondé en 2013 la revue de littérature et d’illustration pan avec Jérémie Fischer. www.revuepan.com
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MONT REINE- Anna Serra
http://www.supernovaeditions.com/mont-reine/
Conception graphique : Régis Glass-Togawa
Préface : Jean-Baptiste Labrune
Noir & Blanc
56 pages
10 euros
Vendredi 15 janvier à 19h, à l’occasion de la publication de Comment rester immobile quand on est en feu de Claro aux éditions de L’Ogre , nous avons la joie, grâce aux talents des artistes et à la générosité des éditions de l’Ogre, de vous proposer une lecture musicale par Claro himself, accompagnée par l’envoutante guitare d’Olivier Mellano.
« Que parles-tu de fondation ? la pierre seule n’est pas une fondation, la flamme aussi est une fondation, / la flamme dansante et boiteuse, la flamme biquante et claquante de sa double langue inégale ! » Ces vers de Claudel, prenons-les comme une mesure musicale, une invitation à faire dialoguer entre elles deux aspirations en apparence contraires, l’une portée vers le temps de la grâce, l’autre attirée par le plancher des vaches. Deux régimes de langue, donc, l’une danse l’autre pas, mais toutes deux sont prêtes à en découdre. Il s’agit donc ici, aussi, d’en découdre, de découdre le langage, de faire craquer ses coutures. Comment rester immobile quand on est en feu est à la fois un questionnement – l’exercice est périlleux – et un mode d’emploi – essayons toujours… –, une entreprise de gai savoir, où l’abstrait donne des coups. C’est le langage qui parle ici, incarné dans deux voix prises entre deux feux, avec pour horizon tremblé le refus d’être dupe et la joie de résister. » – Claro
Comment rester immobile quand on est en feu pourrait être un poème, ou un chant, un long dialogue plus proche d’une joute incantatoire que du théâtre. Il pourrait être tout cela en même temps ou tout autre chose. Disons que c’est un espace intégralement occupé par la langue, que Claro fait disparaître tout matière narrative pour ne donner à lire qu’une langue crue, à vif, qui incarne au sens propre la matière de deux mondes qui s’affrontent. Deux voix s’exprimant alternativement au travers de longues tirades qui façonnent brutalement la matière d’une langue politique.
Il en résulte une tension, un rythme qui se déploie sur plusieurs plans, qui nous pousse à murmurer ce texte, à le crier. Comment rester immobile quand on est en feux est un geste poétique qui laisse apparaître toute la densité de l’œuvre de Claro, toute sa matière, qui évoque la difficulté de dire, d’écrire sans se départir du sentiment de domination qui accompagne tout tentative de rendre compte et la difficulté de dépasser le jeux, puisque la langue ne pourra rien, ou si peu, face à la complexité du réel.
Claro est l’auteur d’une quinzaine de romans, et de nombreuses traductions de l’américain (Pynchon, Gass, Danielewski…) qui ont fait date. Il vient de publier chez Actes Sud Crash Test, récit flamboyant où dans une veine poétique jadis explorée par J. G. Ballard, l’accident de voiture chorégraphie la ronde tragique d’Eros et Thanatos.
Olivier Mellano a lui longtemps accompagné les grands noms de la nouvelle chanson française (Dominique A, Yann Tiersen, Miossec, etc.) avant de sortir en 2014 MellaNoisEscape, un premier album solo à la croisée de Shellac, Battles, Pinback et Blonde Redhead…
Jeudi 14 janvier à 18h30, rencontre avec l’équipe de la revue Audimat.

Samuel Aubert, le directeur de publication d’Audimat, avait jusqu’ici occupé une position radicale quant à l’idée d’une soirée de lancement/vernissage/meet-up de notre revue : « Si c’est juste pour boire des coups et filer des revues gratuites, je ne vois pas bien l’intérêt », répétait-il, implacable, avec son léger accent toulousain et son air du mec à qui on ne la fait pas.
Les raisons qui l’ont récemment poussé à changer d’avis restent encore floues : une soudaine fascination pour la nuit parisienne ? Une brutale addiction à l’alcool ? Ou une fierté irrépressible en prenant conscience, un soir de pluie, qu’il tenait à bout de bras les rênes de la plus acclamée des revues musicales publiées dans l’espace Schengen ?
La réponse restera à tout jamais nimbée des volutes du mystère, elle flottera entre les lignes de ces histoires qu’on chuchote à l’oreille de complices élus au hasard, entre deux lives au Point FMR. On la rangera aux côtés d’autres affaires non-classées concernant le citoyen Aubert, tel cet énigmatique numéro zéro d’Audimat (pourquoi zéro ? pourquoi pas un ? pourquoi cette police de caractères ?), qui, à ce jour, continue d’en hanter plus d’un.
Le numéro 4 d’Audimat est sorti mi-novembre mais c’est mi-janvier que nous avons décidé d’en célébrer l’existence.
Lecteurs, haters, lovers, collaborateurs, amis, journalistes musicaux en quête de sens : venez nombreux, c’est un jeudi à Ménilmontant.
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SOMMAIRE DE NOTRE NUMERO 4
Drew Daniel * Contre les Top 10
Agnes Gayraud * Français, deuxième langue
David Thomas * Ghoulardi, premier punk de l’Ohio
Etienne Menu * Une histoire d’Ocora
Olivier Lamm * L’âge d’or de la techno-pop japonaise
W. David Marx * A propos de The Plastics
Olivier Quintyn * L’ère du glitch
Francis Marmande * « Le » free jazz n’existe pas