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Le Dernier Cri / Reno Leplat-Torti & Compagnie / Fête de la victoire !

Samedi 27 avril à 17h

A l’occasion de la publication de Paños, deuxième ouvrage consacré à l’art des prisonniers mexicains sur mouchoirs de l’administration pénitentiaire par Reno Leplat-Torti, l’équipe parisienne du Dernier Cri viendra au Monte-en-l’air signer ses livres.
Ce sera aussi l’occasion de fêter la victoire obtenue cette semaine en justice après neuf ans de harcèlement du Dernier Cri par l’extrême-droite la plus rance ! 

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Faut-il sauver le football ? Les cahiers du foot / Rencontre

Vendredi 26 avril 19h

Faut-il sauver le football ?
Faut-il réhabiliter Franck Ribéry ?

Pour répondre à ces questions essentielles, le Monte-en-l’air accueille Gilles Juan, auteur de Franck, formidable autobiographie imaginaire de l’ancien footballeur de l’OM et du Bayern Munich, et Jérôme Latta, co-auteur de Tout n’est pas footu, un ouvrage collectif qui livre « 15 raisons d’aimer le football quand même ».

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Ut musica poesis : poésie visuelle et sonore au Moyen Âge et aujourd’hui / Rencontre

Mercredi 24 avril à 19h30, présentation du livre par Nathalie Koble et Amandine Mussou et performance de Michèle Métail.

Follement inventif et joyeusement imagé, ce livre fait voler en éclats les frontières entre le médiéval et le contemporain, entre les supports oraux et écrits. Il est particulièrement destiné à tous ceux qui, de près ou de loin, s’intéressent à la poésie et à ses expressions.

Il existe des filiations peu connues entre les corpus poétiques médiévaux et les avant-gardes poétiques de la fin du XXe siècle, et c’est cela que mettent en exergue dix-sept médiévistes et contemporanéistes qui proposent d’approfondir dans cet ouvrage l’histoire de la poésie visuelle et sonore. Ils vous parleront certes de poésie, mais aussi de musique et de partitions, de typographie et de tissage, de géométrique comme d’algorithmique, de cartes et de rouleaux…

Précédé d’une généreuse introduction, le premier chapitre se concentre sur la poésie visuelle, dans la longue durée et sur les différents supports accueillant de multiples jeux de lettres, de formes, de formats et de signes, qui font de la poésie un terrain d’expérimentations graphiques. Les auteurs évoquent notamment les œuvres typographiques et tissées de Josef et Anni Albers, les dessins, rébus et calligrammes des copistes médiévaux ou le brocard de soie brodé par la poétesse chinoise du IVe siècle Su Hui, qui a inspiré de nombreuses œuvres jusqu’à aujourd’hui.

Le second chapitre explore conjointement la façon dont la poésie, de l’époque médiévale à l’extrême contemporain, vit hors du livre, transite par les voix et les corps, et la manière dont les supports (manuscrits, livres, revues, rouleaux, partitions, disques, cassettes…) gardent la mémoire et la trace de ces performances.

Enfin, le troisième chapitre confronte deux opéras récents qui s’emparent de légendes attachées à des troubadours et font littéralement revenir deux poètes médiévaux sur le devant de la scène : L’Amour de loin de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho sur un livret d’Amin Maalouf et Written on Skin de George Benjamin et Martin Crimp.

Nathalie Koble est médiéviste, traductrice et poète. Elle est professeure de langue et de littérature françaises à l’École normale supérieure (Paris) et à l’École polytechnique (Palaiseau). Ses travaux d’écriture portent sur la littérature courtoise (poésie et fictions) et sur la mémoire du Moyen Âge dans la littérature et la création contemporaines.

Amandine Mussou est maîtresse de conférences en langue et littérature françaises médiévales à l’Université Paris Cité et membre du CERILAC. Spécialiste de littérature courtoise, elle s’intéresse aux rapports entre savoirs et fiction au Moyen Âge, à l’écriture allégorique et a notamment travaillé sur l’œuvre d’Évrart de Conty, poète et médecin de la fin du XIVe siècle.

Avec des contributions de : Vincent Barras, Camille Bloomfield, Vincent Broqua, Fériel Kaddour, Nathalie Koble, Abigail Lang, Benjamin Lazar, Sylvie Lefèvre, Xiaoxuan Lyu, Michèle Métail, Amandine Mussou, Emmanuel Rubio, Mireille Séguy, Mathias Sieffert, Agathe Sultan, Gaëlle Théval et Marion Uhlig

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Tangui Perron / Tapis rouge et lutte des classes / Rencontre

Mardi 23 avril à 19h30

Le festival de Cannes, le tapis rouge, son défilé de stars et le crépitement des flashs… Qui pourrait se douter que derrière la clinquante vitrine de la manifestation la plus prestigieuse du septième art se cache une tout autre histoire ?

Pour la comprendre, il faut remonter le temps jusqu’à l’origine même du festival. Initialement prévue en étroite collaboration avec les États-Unis en 1939 pour concurrencer la Mostra de Venise de l’Italie fasciste, mais annulée à cause du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, sa première édition eut véritablement lieu en 1946 au lendemain du conflit. Le souffle et les espoirs de la Libération se ressentent jusque dans le palmarès où figure en haute place La Bataille du rail de René Clément, hymne à la Résistance cheminote produit par une coopérative ouvrière fondée par la CGT.

Dans cette histoire populaire et syndicale du festival de Cannes, l’historien Tangui Perron montre que la bataille pour l’existence d’un cinéma français et la pérennisation de la diversité culturelle commence par la construction d’un palais, suivie d’une importante manifestation de rue à Paris, en janvier 1948. Les lois d’aides, qui expliquent pour partie la vivacité du cinéma hexagonal et de belles et nombreuses coproductions, y trouvent leurs sources. Ce livre met ainsi en lumière le lien étroit et méconnu qui unit le cinéma et le mouvement ouvrier.

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Le Sorcier et la luciole / Christine Campadieu / Nouriturfu / Lancement

Vendredi 19 avril à 19h

 A l’occasion de la sortie du livre 𝑳𝒆 𝑺𝒐𝒓𝒄𝒊𝒆𝒓 𝒆𝒕 𝒍𝒂 𝑳𝒖𝒄𝒊𝒐𝒍𝒆 – 𝑺𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒓𝒐𝒖𝒕𝒆 𝒆𝒕 𝒂̀ 𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑱𝒊𝒎 𝑯𝒂𝒓𝒓𝒊𝒔𝒐𝒏, rendez-vous le vendredi 19 avril à la librairie Le Monte-en-l’air, en compagnie de l’autrice, 𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐧𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐩𝐚𝐝𝐢𝐞𝐮.

📚𝗟𝗲 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 : Une dizaine d’années durant, la vigneronne Christine Campadieu a accompagné le grand écrivain américain Jim Harrison dans ses voyages, notamment en Europe. A la fois guide, confidente, compagne de table et quasi-fille adoptive, elle a partagé le quotidien et la table de l’homme de lettres, gourmand et gourmet au tempérament extraordinaire, poète et écrivain au cuir trop fin pour ne pas être écorché. Christine Campadieu en a conçu ces chroniques parfois épiques, souvent rocambolesques, toujours tendres : le récit cahotant, émouvant d’une « luciole » aux côtés du « sorcier » Harrison, jusqu’à ses dernières années.

🙋‍♀️ 𝗟’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗶𝗰𝗲 : Christine Campadieu est née dans une famille viticole du sud de la France et a elle-même longtemps été vigneronne au célèbre domaine La Tour Vieille à Collioure. C’est par le biais de son propre vin qu’elle rencontre Jim Harrison en 2002. Elle sera dès lors sa compagne de voyage durant des années. De ces périples, elle a noirci des carnets touchants et truculents, aujourd’hui publiés en un récit unique. 𝐿𝑒 𝑆𝑜𝑟𝑐𝑖𝑒𝑟 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝐿𝑢𝑐𝑖𝑜𝑙𝑒 est son premier livre.

➫ Entrée libre et conviviale 
➫ Rencontre-débat avec l’autrice 
➫ Dédicaces à volonté 
➫ Petit grignotage et dégustation de vin sur place 

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Circulez. La ville sous surveillance / Marchialy / Rencontre

Jeudi 18 avril à 19h30

Nos trajets en ville sont de plus en plus conditionnés par les aménagements urbains : là un pot de fleur géant anti-voiture bélier à contourner, ici des plans d’eau pour éviter les regroupements en manifestation, un peu plus loin encore, une place sans végétation qui n’offre aucune assise. Il y a aussi probablement une dizaine de caméras qui ont filmé notre silhouette dont les images ont déjà été détectées, analysées et stockées par un logiciel d’IA. Heureusement pour nous, notre comportement était « normal » : il n’y a pas eu d’alerte.

Ce qui a tout l’air d’un scénario de science-fiction est pourtant réel. L’auteur de cette enquête tente de prendre la mesure de ce déploiement, toujours plus important, des dispositifs de surveillance et de contrôle dans nos villes avec ces questions en tête : à quel point servent-ils les citoyen·ne·s que nous sommes ? Jusqu’où respectent-ils nos droits ? Pour percer ce milieu opaque de la sécurité, il n’a d’autre choix que d’intégrer une entreprise qui équipe municipalités et clients privés de logiciels de surveillance. Il y découvre un monde qui profite des flous juridiques pour faire rimer aménagement et répression.

Journaliste spécialisé dans les questions de sécurité, de contrôle et de surveillance, il ne dévoilera son identité qu’au moment de la parution du livre pour des raisons juridiques. D’ici là, afin de vous prouver qu’il existe en chair et en os, il a accepté de répondre à quelques questions.

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Tremble parlure II : écrire c’est lire et faire passer / Stéphane Bouquet

Rencontre avec Stéphane Bouquet mardi 16 avril à 19h30

En juin 2019 pendant toute une semaine se tint au Monte-en-l’air un petit festival remuant, baptisé Tremble parlure. Florian Caschera, auteur et musicien, notamment chanteur du groupe Arlt y invitait chaque soir une poignée de romancier.es et de poètes à parler avec lui de l’enfance, de l’ivresse et de la folie considérés comme instruments du langage, territoires mentaux, accélérateurs de parole ou zones érogènes dans la littérature. En cette année 2024, Tremble parlure revient, sous une forme feuilletonesque, à raison d’un rendez-vous par mois. Ainsi, de Février à Juin, Florian Caschera invitera au Monte-en-l’air 4 autrices et 1 auteur à présenter leurs lectures, à dire en quoi les livres des autres informent leur propre écriture et en quoi ces livres éclairent, définissent, augmentent ou délimitent leur conception de la littérature.

Stéphane Bouquet a été critique. Il a écrit sur le cinéma la danse, la littérature. Aussi, Stéphane Bouquet traduit des poètes, américains (Creeley, Blackburn, Gizzy). Aussi : il a dansé pour Mathilde Monnier, oui. Poète surtout, peut-être, il donne à peu près régulièrement, mais pas trop souvent, Stéphane Bouquet, de singuliers livres de poésie. Poésie mais pas que. Faits de vers courts, de verts longs, de courtes proses narratives et de dialogues comme au théâtre. Des livres tissés de faits possiblement vrais et d’imagination, tissés d’autres voix également, voix d’autres d’écrivains, voix d’autres poètes. Ses motifs sont notamment la météo, le parler quotidien, la baise et la question d’être un peuple. C’est un poète qui aime mieux la poésie qui danse que la poésie qui chante. Il n’a rien d’un barde et préfère la poésie à bas-voltage et le bas bruit de la drague et de la conversation. Longtemps il a été convaincu qu’une rose était une rose était une rose mais il n’est plus si sûr, si j’ai bien compris. Je l’ai entendu comparer Gertrud Stein à Charles Péguy. J’ai hâte de le recevoir et de l’entendre creuser dans la liste des livres qu’il aura choisi de présenter.

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Rapailler / Découverte des littératures québécoises

Mercredi 10 avril à 19h30, nous fêtons une nouvelle fois la diversité et la richesse des littératures québécoises avec une soirée de lectures et de rencontres en compagnie de trois grandes autrices de passage à Paris. Rencontre en partenariat avec En attendant Nadeau, animée par Jeanne Bacharach.

– Annie Lafleur, poète québécoise dont le sixième livre « Puberté » vient d’être publié chez Le Quartanier Éditeur

– Rita Mestokosho, autrice autochtone innue dont « Atik utei Le cœur du caribou » vient d’être publié chez Mémoire d’encrier

– Audrée Wilhelmy dont le prochain livre « Peau-de-Sang », initialement publié au Québec chez Leméac éditeur, sera publié chez Le Tripode en septembre prochain.

La rencontre sera animée par la si précieuse Jeanne Bacharach.
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Puberté de Annie Lafleur, éditions Le Quartanier

Puberté met en scène les tribulations de deux amies d’enfance, Annie et la Ménine, qui traversent leur puberté comme un champ de force. L’une se dépense dans une exultation physique où se relancent jeux et dangers, l’autre souffre d’une maladie orpheline, qu’elle cherche à transcender grâce à la puissance de l’imaginaire. Toutes deux éprouvent de plein fouet ce temps des métamorphoses et connaissent la solitude, la cruauté, la révolte, la jouissance et la peur. Éperdu de sensations et d’images, Puberté donne à entendre la fureur d’une langue qui libère la vie et fait de la ville un royaume.

Ce sixième livre d’Annie Lafleur clôt un cycle d’écriture entamé avec Rosebud et poursuivi avec Bec-de-lièvre et Ciguë.

«On peut relire cent fois Puberté et ne jamais trouver les traces de l’acné juvénile au même endroit sur un visage qui “ment si bien”. Ce regard fait table rase de tout ce qui cherche à l’ignorer “sur un sentier qui mène nulle part, dans une ville où l’on n’arrive jamais”. Toujours surprenantes, les images n’en sont que davantage percutantes.»

— Mario Cloutier, La Presse

«Saisissant ses souvenirs par tous les sens, Annie Lafleur traverse la puberté de deux amies, solidaires dans ce tourbillon de cruauté, de jouissance et de révolte. Tout y est exponentiel, des sentiments qui les habitent aux décors qui les mettent en scène, jusqu’à cette langue, perverse, rebelle et généreuse, portée par un souffle d’ivresse, mais droite, voire tranchante, qui s’invite au rythme furieux d’une liberté acharnée […].»

— Yannick Marcoux, Le Devoir

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Atiku utei, « le coeur du caribou » de Rita Mestokosho, éditions Mémoire d’encrier

Atiku utei, « le coeur du caribou », c’est la force d’un peuple et sa grande humilité. Les Innus ont marché à travers les tempêtes de la vie. Ils ont traversé des montagnes pour se nourrir de l’esprit du caribou. Ils puisaient en lui leur force, leur courage, leur savoir. Au son du tambour, l’appel de la forêt aiguise l’instinct. La poète au cœur du caribou entend la voix de Madiba, Nelson Mandela. Elle entend les tambours jaillir et leur son ressemble à ceux de son peuple. Lui, son cœur, c’est la paix et cette poussière qui soulève le ciel à l’infini. Elle plonge dans la rivière des poèmes, sables neiges libres. Homme frère grand-père la voix de Madiba lui parle. Atiku utei et Un jour Madiba m’a dit invoquent ensemble le pouvoir de guérison du coeur. Le mot liberté n’existe pas en innu-aimun. Le caribou est la liberté.

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Peau-de-Sang, Audrée Wilhelmy, éditions Leméac au Québec, Le Tripode en France (à paraître)

Vers la plumerie du village convergent les désirs de tous âges et de toutes fortunes. Et Peau-de-Sang, la plumeuse qui y oeuvre, a des airs de diablesse ensauvagée, libre de corps et d’âme. Avec ses mains magiciennes, elle soigne les vivants en portant les interdits qu’ils n’osent transgresser. Si chez elle le maire, le médecin, le notaire, le ferblantier, le facteur et surtout Sulfureur viennent payer leur plaisir en espèces ou en fourrures, les femmes y découvrent comment vibrer enfin au diapason de leur sexe.

Audrée Wilhelmy célèbre ici des générations de charmeresses habillées dans la dentelle fine des pulsions irrépressibles, millénaires. Peau-de-Sang connaît tous les secrets et rituels du monde, et nous invite à lire avec elle le fil des vies en même temps qu’elle découd le langage des corps.

Il y a plusieurs contes dans ce roman et autant de romans dans ce conte, au point qu’on n’arrive plus à y distinguer l’intuition du rêve : Loup, y es-tu ?

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ANNIE LAFLEUR
Annie Lafleur est l’autrice de plusieurs livres de poésie parus au Quartanier. Elle a collaboré comme critique d’art à divers périodiques et a été membre du comité de rédaction de la revue de poésie Estuaire. Elle vit à Montréal.

RITA MESTOKOSHO
Née en 1966 dans la communauté d’Ekuanitshit (Mingan), Rita Mestokosho, femme innue est la première poète autochtone à avoir affirmé sa voix au Québec. Depuis Eshi uapataman Nukum (éditions Piekuakami, 1995), toujours cette puissance d’évocation à la lisière de la fragilité, ce torrent qui gronde au loin, de plus en plus proche.

AUDRÉE WILHELMY
Audrée Wilhelmy est née à Cap-Rouge en 1985. Son oeuvre, aussi publiée en France, lui a valu de remporter le prix Sade 2015 et le prix Ouest-France Étonnants Voyageurs 2022, et d’être finaliste pour de nombreuses distinctions. Peau-de-Sang son dernier roman sera publié aux éditions du Tripode à la rentrée prochaine. 

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Di#1 / Par le Pôle édition de l’association Diaph 8 / Lancement

Jeudi 11 avril à 18h30

Le pôle édition de l’association Diaph 8 a le plaisir de vous inviter au lancement de sa nouvelle revue

Le pôle édition de Diaph 8, composé de Judith Bormand, Anaïs Docteur, Cécile Harari et Thomas Martin, mène un nouveau projet de publication semestrielle, Di, mis en page par la graphiste Charlotte Corneloup. 

Pensé comme une forme hybride entre le fanzine et la revue, celui-ci s’inscrit dans une volonté de diffuser, fédérer et mettre en valeur les productions des artistes de Diaph 8. Chaque numéro est articulé autour d’un thème transversal, les propositions témoignant de l’énergie de l’association et de la variété des approches visuelles qui la nourrissent.

Di#1 : « Dessert »

Les artistes présentés décortiquent pour l’occasion le thème du dessert et nous invitent à une pause gourmande. Ce premier numéro a fait l’objet d’un appel à contribution duquel six propositions aussi diverses que complémentaires ont émergé.

Avec les travaux des artistes Aurea Calcavecchia, Cécile Harari, Elena Groud, Éric Alcyon, Jérôme Conquy et Nathalie Seroux.

Diaph 8

D.I.A.P.H. 8, Déclencheur d’Initiatives en Art et Photographie, est un collectif créé en 2015 en Île-de-France. Il a pour objectif de promouvoir le travail artistique de ses membres, tout.e.s passé.e.s par le master d’Arts plastiques parcours Photographie et art contemporain de l’université Paris 8, et aux profils variés : étudiant.e.s, diplômé.e.s, chercheurs.ses, doctorant.e.s, artistes, commissaires indépendant.e.s, professeur.e.s, photographes. Ses actions – expositions, éditions, publications – encouragent les artistes et contribuent à une meilleure connaissance de la photographie contemporaine. 

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Emmanuelle Pierrot / La version qui n’intéresse personne / Quartanier éditeur / Rencontre

RAPAILLER, DÉCOUVERTE DES LITTÉRATURES QUÉBÉCOISES ça continue !

Mardi 9 avril à 19h30, rencontre organisée en partenariat avec En attendant Nadeau, animée par Gabrielle Napoli.

Elle croyait qu’ici, à l’autre bout du monde, au confluent de la rivière Klondike et du fleuve Yukon, elle aurait le droit de vivre libre. De coucher avec qui elle veut, d’aimer qui elle veut, à visage découvert et sans honte. Mais la femme sans honte se déshonore – et contre la femme sans honneur, tous les coups sont permis.

À dix-huit ans, Sacha et son meilleur ami Tom quittent Montréal sur le pouce et aboutissent à Dawson City, au Yukon, où ils trouvent enfin la communauté de punks, d’anars et de vagabonds dont ils rêvaient. Ils adoptent une chienne-louve, Luna, et s’installent sur la Sixième Avenue, dans une cabane sans électricité ni eau courante. De jobs d’été en hivers chômés, de nuits blanches en road trips, d’amantes en amants, des années joyeuses passent dans un monde immense. Mais quand Sacha tombe amoureuse d’un autre, Tom se sent trahi: Sacha n’est qu’une pute, une profiteuse qui mérite d’être punie. Il répand son fiel; le village choisit son camp. Puis la pandémie frappe. En quarantaine dans une cabane isolée, seule avec un coloc dont elle doit repousser les avances pressantes, Sacha compte les jours, tandis que les Dawsonites confinés font son procès.

La version qui n’intéresse personne, c’est l’histoire inouïe et cruelle d’une victime imparfaite qui, comme si c’était tout naturel, deviendra l’accusée. C’est le cri d’impuissance et de rage qu’elle adresse à celles et ceux qu’elle voyait comme son unique famille, afin que son humanité lui soit rendue. C’est son ultime tentative d’être comprise, crue, aimée. Avec ce premier roman déchirant et subversif, Emmanuelle Pierrot porte un regard radicalement lucide sur les forces qui poussent les groupes d’humains à commettre des actes terribles en restant convaincus d’exercer la justice.