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Satan trismégiste / Pacôme Thiellement / Luis Régo lit Roland Topor suivi de La république des songes

Vendredi 17 mai à 19h30

Dans le cadre de sa résidence SATAN TRISMEGISTE Pacôme Thiellement a la joie, l’honneur et tout le tremblement de recevoir Luis Rego et La République des Songes pour une double soirée.

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Luis Régo lit Roland topor suivi de Nicolas Topor, Flora Seigle-Murandy, Antoine Boyrie, Elias O regan, Mathieu Dufourcq, La république des songes.

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Eric Fournier / La commune n’est pas morte / Editions Libertalia & Quentin Deluermoz / Le crépuscule des révolutions 1848 – 1871 / Editions du Seuil

Jeudi 16 mai à 19h30

Soirée de présentation du livre d’Eric Fournier La commune n’est pas morte, les usages politiques du passé de 1871 à nos jours publié aux éditions Libertalia suivie d’une  discussion-débat avec l’historien Quentin Deluermoz auteur du Crépuscule des révolutions 1848-1871 au éditions du Seuil autour de la Commune de Paris.

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La Commune n’est pas morte

Les usages politiques du passé, de 1871 à nos jours

Aujourd’hui analysée par les historiens comme un singulier crépuscule des révolutions du xixe siècle, la Commune de Paris fut longtemps considérée comme l’aurore des révolutions du xxe siècle, comme une lutte à poursuivre. Cet essai se penche sur les usages politiques des mémoires de cet événement tragique dont la complexité favorise une grande plasticité mémorielle. Et chacun investit cet événement fascinant de ses propres attentes, étroitement liées aux enjeux politiques du temps. Les mémoires de la Commune sont plurielles et conflictuelles. Répliquant à la violence discursive des Versaillais, puis à la volonté d’oubli des républicains modérés, les vaincus imposent dès les années 1880 la montée au mur des Fédérés comme un rituel politique révolutionnaire majeur. À partir des années 1920, les usages mémoriels dominants sont le fait du communisme, et dans une moindre mesure des socialistes et des anarchistes. Dans le même temps, l’extrême droite est tiraillée entre la redite des outrances versaillaises et la volonté de s’approprier l’épopée communarde – en vain. De 1871 à 1971, la Commune est mobilisée, intégrée avec force aux luttes politiques et sociales ; et elle mobilise à son tour, contribuant parfois aux victoires des forces de gauche en France, lors du Front populaire notamment. La Commune est alors politiquement vivante. Après le chant du cygne du centenaire (1971), vient le temps de l’apaisement et du déclin. Mais si la Commune peine à mobiliser aujourd’hui, son mythe apparaît indéracinable et ressurgit ponctuellement dans le champ politique, parfois avec force.

Éric Fournier : agrégé et docteur en histoire, Éric Fournier (né en 1975) enseigne en lycée depuis une quinzaine d’années. Il est l’auteur de Paris en ruines. Du Paris haussmannien au Paris communard (Imago, 2007) ; La Cité du sang. Les bouchers de La Villette contre Dreyfus (Libertalia, 2008) ; La Belle Juive. D’Ivanhoé à la Shoah (Champ Vallon, 2011).

Quentin Deluermoz est Maître de conférence en histoire à l’université PARIS 13/Nord (CRESC). Il travaille sur l’histoire sociale et culturelle des ordres et des désordres au XIXème siècle, à travers notamment deux chantiers : les relations police-société dans les grandes capitales occidentales et coloniales d’une parts ; le moment communard de l’autre (expérience, administration, rapport à la violence).

Il a récemment publié l’Histoire de la France contemporaine, t. III. Le Crépuscule des révolutions: (1848-1871) aux editions du Seuil et il a egalement édité ou publié : les Chroniques du Paris apache, édition et présentation de deux récits autobiographiques, La Médaille de mort du gardien de la paix Eugène Corsy (1905) et Les Mémoires de Casque d’Or (1902), Paris, Editions du Mercure de France, 2008 ; « Norbert Elias et le XXe siècle : le processus de civilisation à l’épreuve », numéro spécial de la revue Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n°106, avril 2010 ; et plus recement Il a aussi publié sa thèse, Policiers dans la ville. La construction d’un ordre public à Paris (1854-1914)

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Guillaume Dégé / Mes espèces / Editions ju-young kim / Lancement

Mercredi 15 mai à partir de 18h30, signature

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Le traité des espèces, ou, « mes espèces », est une forme de livre scientifique, en ce qu’il tente de rendre compte d’une faune, et d’une géologie, découverte un peu par hasard, au fur et à mesure de sa propre élaboration. Cette science qui s’établit par l’observation des phénomènes à venir, des phénomènes qui sortent des instruments de l’auteur, est aussi discutable , douteuse (capable d’être mise en doute), aussi aléatoire que prévisible que n’importe quelle science dure. Elle reste peut-être , légèrement en amont, retranchée dans sa description, « c’est comme ça », laissant à penser au lecteur qu’il lui reste beaucoup de temps devant lui.
Ce traité n’a pas le chatoiement d’un dépliant touristique, pas d’endroit ou passer ses vacances, ni parc d’attraction. Rien n’est donné en échange du billet d’entrée . On peut sûrement en avoir pour son argent, mais de quelle nature est cet argent ?

Conçu en plusieurs vagues, issu de plusieurs envies, il a été difficile de résister à l’organiser en séquences distinctes, affirmant de pseudo solutions qui auraient du être tues. Comme tout livre cependant, le déroulé inamovible des pages , imprime la marque du temps, et devient en soi une forme d’organisation qui se rapproche d’un chapitrage. On va « forcément «  trouver quelque chose. En revanche, on n’est pas sûr que « forcément « la chose y soit.
Le jeu des apparences, ne sommes-nous pas dans un livre d’images, fiction mise en place par ces « espèces »ne veut en rien cacher une envie innocente d’observer. Mais pas l’ombre d’une théorie qui puisse faire autorité sur ces « espèces », un contexte livré sans règles.

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Juliette Le Roux & Olive Booger / Autocollants et fanzines

Dimanche 12 mai, vente d’autocollants imprimés et de linogravures de Juliette Le Roux et de fanzines, cartes et sérigraphies de Olive Booger

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Grégoire Carlé / La nuit du capricorne / Editions L’Association / Lancement

Vendredi 3 mai à 18h30, rencontre avec Grégoire Carlé

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Dans la chambre d’un adolescent d’une banlieue pavillonnaire moyenne, un ver creuse les cloisons, attendant de muer pour prendre son envol : c’est un capricorne. Mais le grincement de l’insecte mordant les parois accomplit son œuvre : ces quelques jours avant de partir en vacances, notre héros les vit avec des sens et un esprit éveillés.Le manège des habitants, la géo-poésie des lotissements, et surtout les figures légendaires qui président à cela : dans cette déambulation, banalité de l’existence et mythologie mélancolique s’entremêlent pour dévoiler les rapports cachés de l’existence.

Mêlant l’évocation nostalgique des fins d’été languissantes, la rêverie inspirée avec la description du monde mythique qui gouverne les humains, l’auteur de Baku rappelle que l’adolescence est, comme le Capricorne, le signe de la naissance à soi. En compagnie du capricorne, c’est à une exploration de la géographie occulte de l’adolescence que nous convie Grégoire Carlé. Invoquant Dédale cherchant la sortie de son labyrinthe pavillonnaire, ou Philoctète ramené à Ulysse par Néoptolème, l’auteur de La Nuit du Capricorne redonne au passage vers l’âge adulte toute sa profondeur, et à la vie son enchantement.

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Thierry Pelletier (Cochran) / Les rois du rock / Editions Libertalia / Lancement & concert

Jeudi 2 mai à 20h,  signature et concert des Moonshiners

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« Tout autant que le rock’n’roll, je nourrissais une appétence certaine pour le bordel, les états de conscience modifiée, et j’étais fasciné par la violence. Ce n’est pas glorieux j’en conviens. La consommation forcenée d’alcool ou de psychotropes n’a jamais apporté l’épanouissement ni boosté l’intelligence, je suis assez payé pour le savoir. Pourtant cette longue errance, tous ces excès, je ne les regrette pas vraiment, ils font partie du cheminement qui m’a permis de nouer des amitiés indéfectibles depuis bientôt trente ans, qui m’a construit, et a nourri ma curiosité, mon esprit. »

Chanteur, musicien, travailleur social, Thierry Pelletier, dit « Cochran », est né en 1965. Il a participé à l’aventure de Siné Hebdo, a animé le blog « La France de tout en bas » pour Libération et relaté son expérience d’éducateur dans La Petite Maison dans la zermi (Libertalia, 2007).
Les Rois du rock, recueil de nouvelles illustrées, relate ses pérégrinations parisiennes, de squats en bistrots, de manifs en concerts. Tranches de vie, portraits crus et émouvants d’anonymes, d’artistes usés ou en devenir, ces récits ne jugent pas et sonnent juste. De la littérature à l’estomac.

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Bruce Bégout / Suburbia / Editions Inculte

Samedi 27 avril à 19h, rencontre avec Bruce Bégout animée par Philippe Vasset.

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Nous sommes dans la suburbia lorsque nous prenons la voiture pour aller acheter du pain. Nous sommes dans la suburbia là où les livreurs de pizza errent le soir sans fin dans les rues mal éclairées. Nous sommes dans la suburbia quand tous les bâtiments commencent à ressembler à des stations-services. Nous sommes dans la suburbia lorsque les bretelles d’autoroute constituent les repères spatiaux habituels. Nous sommes dans la suburbia si le temps que nous passons à garer notre voiture est inférieur à cinq minutes. Nous sommes dans la suburbia si, où que nous nous trouvions, notre horizon visuel est rempli de panneaux de signalisation. Nous sommes dans la suburbia là où les parkings désertés constituent des lieux de sociabilité nocturne. Nous sommes dans la suburbia si un centre commercial représente un pôle d’attraction hebdomadaire voire quotidien. Nous sommes dans la suburbia lorsque nous comptons les distances en temps et non en espace à parcourir. Nous sommes dans la suburbia lorsque l’expression « en ville » ne signifie plus rien. Nous sommes dans la suburbia là où les paraboles tournées vers le ciel abondent sur les toits et les balcons d’immeubles. Nous sommes dans la suburbia si le temps passé devant la télévision excède celui passé au travail et dans les transports.

Bruce Bégout signe un essai inédit sur la suburbia, ces banlieues infinies où sont massés les habitants des sociétés contemporaines. Philosophe et écrivain français, il est maître de conférences à l’université de Bordeaux. Il a publié plusieurs ouvrages philosophiques, quatre essais aux éditions Allia (Zéropolis : L’expérience de Las Vegas, 2002 ; Lieu commun : Le motel américain, 2003 ; La Découverte du quotidien : Éléments pour une phénoménologie du monde de la vie, 2005 ; De la décence ordinaire, 2008), mais aussi un « documentaire fiction » à la manière de certains cinéastes tiré de son roman L’Éblouissement des bords de route (Éditions Verticales, 2004).

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Kanyar / Lancement

Vendredi 26 avril à 18h30 : lancement de la revue Kanyar, en présence des auteurs, une soirée littérature-samoussas-bouchons !

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Kanyar est une nouvelle revue littéraire, indépendante, qui compte promouvoir la création de nouvelles, scénarios, récits, pièces de théâtre et autres poèmes d’auteur(e) s de l’île de La Réunion et du monde entier qui l’entoure.

Pour lancer cette aventure, des auteurs ont confié à la revue Kanyar des nouvelles, des récits ou encore des scénarios, tous inédits et surprenants, rassemblés dans un ouvrage de 208 pages et d’un beau format de 18 x 24 cm. Des rues du quartier du Chaudron à l’île de La Réunion à celles de Tuléar à Madagascar, des trottoirs de Salvador au Brésil à ceux de Dakar au Sénégal, d’une route nationale à l’autre, d’une plage de l’océan Indien à la Côte d’Azur, d’un sous-bois des bords de la mer Noire à la jungle entourant le fleuve Congo, Kanyar a l’ambition folle et modeste d’embrasser les singularités du monde, d’où qu’elles viennent et quelle que soit la langue dans laquelle elles souhaitent nous, vous, parler.

Vous découvrirez, au sommaire de ce premier numéro de Kanyar : Tulé ! Tulé ! d’Emmanuel Genvrin – Double salto arrière de Pierre-Louis Rivière – Une île, immonde et Un galet dans le pare-brise d’André Pangrani – Plaid de Marie Martinez – Nationale 4 d’Emmanuel Gédouin – Dakar blues de David-Pierre Fila – La méthodologie du jeu d’acteur et Ulimina de Bertrand Mandico – Les garçons d’Edward Roux – Longing (Désir) en version bilingue (anglais-français) d’Elina Löwensohn – Le pouvoir de Cordélia de Xavier Marotte – Chambre verte de Cécile Antoir – Le Prophète et la Miss de l’Équateur d’Olivier Appollodorus (dit Appollo).

Kanyar a l’espoir de partager avec vous le goût de lire et d’écrire de la littérature, convulsive ou sage, sur un support toujours aussi révolutionnaire : le papier.

 

www.revuekanyar.com