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Titiou Lecoq / Charline Vanhoenacker / Zoé Thouron / Signature

Vendredi 7 juillet à 18h30

Le trio de choc Lecoq / Vanhoenacker / Thouron livre avec Le Grand Cahier de vacances féministe un florilège d’exercices à l’usage de celles et ceux qui veulent réfléchir sur le féminisme tout en s’amusant.

Arriverez-vous à dénicher 10 vulves cachées dans un dessin représentant une rue commerçante ? Avez-vous déjà réfléchi au féminin d’imam ou de prêtre ? Qui a bien pu affirmer : « J’ai tenté de promouvoir des femmes au maximum, bien que nos dossiers soient très techniques » ?

Charline Vanhoenacker et Titiou Lecoq s’invitent dans vos bagages cet été et relèvent parfaitement le défi de vous faire rire et de vous interroger sur cette minorité qui représente tout de même 51% de l’humanité.

Les autrices

Titiou Lecoq est une journaliste, essayiste et romancière française. Titulaire d’un DEA de sémiotique et spécialiste de la culture web, elle a fait paraître récemment Le Couple et l’Argent chez L’Iconoclaste.

Charline Vanhoenacker est une journaliste satirique belge. Elle anime sur France Inter « C’est encore nous ». Elle est l’autrice, aux Éditions Denoël, de Debout, les damnés de l’Uber ! (2020) et d’Aux vannes citoyens ! (2022)

L’illustratrice
Zoé Thouron est une autrice de bande dessinée et une illustratrice. Récemment, elle a publié avec Frédéric Godart La Mode déshabillée chez Casterman. Elle collabore en outre avec le journal Le 1 ainsi qu’à Siné Mensuel.

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Tony Durand / Mille et une bornes / Sombres torrents / Rencontre

Samedi 1er juillet à 17h30

Il est probable que le Mille bornes vous évoque instantanément quelques souvenirs d’enfance, ses compositions épurées aux couleurs franches ayant la capacité d’imprimer fortement la mémoire. Mais savez-vous qui se cache derrière l’un des plus gros succès français en matière de jeu de société ? Aussi discret que talentueux, Joseph Le Callennec (1905-1988) est pourtant à l’origine de créations graphiques marquantes. S’il est connu pour la petite vingtaine de jeux qu’il a dessinés, dont notamment deux versions du Mille bornes, il est aussi à l’origine de différents logos, illustrations et couvertures de livres. Malgré la disparition des archives de Joseph Le Callennec suite à l’inondation de sa cave où elles étaient conservées, Tony Durand s’est lancé dans un travail d’enquêteur et biographe qui lui a permis, après plusieurs années de recherche, de réunir une collection d’objets plus étendue qu’espéré, donnant un aperçu de la carrière de ce mystérieux ouvrier typographe devenu graphiste, créateur du design de l’un des jeux de société les plus célèbres du XXe siècle.

Son texte est ponctué de plusieurs témoignages ou récits (par Elodie Boyer, Jochen Gerner, Sylvain Lamy, Damien Louatron, Fabio Viscogliosi et Sophie Le Callennec, sa petite-fille) qui sont autant de repères pour mieux comprendre l’influence visuelle de Joseph Le Callennec, presque tout le monde ayant à un moment donné eu ses illustrations entre les mains.

Cet ouvrage accompagne l’exposition Joseph Le Callennec, as du crayon organisée par Le Signe, Centre national du graphisme à Chaumont, du 24 mai au 15 juillet 2023. 

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Jean-Pierre Dionnet & Sylvain Perret / Une histoire de cinéma de quartier / Carlotta / Rencontre

Jeudi 29 juin à 19h

La rencontre sera animée par Jérôme Wybon

Pour la première fois, l’histoire de 17 ans de Cinéma de Quartier et Quartier interdit par ceux qui l’ont fait. Découvrez également la liste complète des films programmés et diffusé dans l’émission, les souvenirs de Jean-Pierre Dionnet et de ses collaborateurs et de nombreux ajouts inédits.

« Vous allez voir… »

À partir de septembre 1990, sur les ondes de Canal Plus, Jean-Pierre Dionnet a ouvert avec ces mots son émission Cinéma de Quartier. Un rendez-vous rapidement devenu incontournable pour les amoureux de cinéma d’exploitation, trop heureux de découvrir ou redécouvrir des péplums avec leurs rochers en plastique, de l’horreur anglaise teintée de vampires, momies et loups-garous, des espions séducteurs aux bons mots de romans de gare, des westerns transalpins baroques et tant d’autres.

Au fil des ans, cette version de Cinéma de Minuit revue et corrigée par l’esprit Canal a su nourrir une contre-histoire du cinéma, premier pas d’une réhabilitation d’un cinéma alors mal considéré.

À travers les souvenirs de ses collaborateurs et de nombreux documents, Une histoire de Cinéma de quartier raconte les coulisses de cette émission encore mythique aujourd’hui, objet de tant de fantasmes et de légendes, des origines de sa création jusqu’à son arrêt en décembre 2007. Le livre propose aussi la liste complète des films programmés, la présentation d’invités, ainsi qu’une préface inédite de Bertrand Mandico. 

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Olivier Mellano / Exprosion – Improsion / Editions MF / Lecture concert et rencontre

Mercredi 28 juin à 19h30, lecture concert avec Olivier Mellano et Claire Ingrid Cottanceau. Rencontre animée par Bastien Gallet.

Exprosion / Improsion, commence comme un jeu de rôle, posant le lecteur dans un océan de vide, dans le noir absolu, préalable à la naissance des formes fantastiques par lesquelles une prose libérée va s’épanouir. Un sens, d’abord ténu, puis de plus en plus impérieux guidera ce voyage, du paysage vers l’idée, de la contemplation vers la vision, du vide vers une célébration de la pensée.
Ce texte est composé de deux parties, parallèles et convergentes, chaque paragraphe ayant, en miroir, son jumeau inversé.
Improsion part de l’extérieur le plus lointain vers une résolution nichée au centre.
Exprosion prend le chemin inverse, de l’intérieur le plus enfoui vers un infini débordant.
Ces deux chemins sont faits de jeux et de digressions, ils traversent les champs des mathématiques, de la musique, de la philosophie, de la physique quantique ou de l’histoire. Ils arpentent le mystère du langage, traversent des mondes intérieurs et le cosmos, les gouffres et les cimes, croisent un accordeur de roman, des créatures flottantes dans l’envers d’un théâtre, des clowns sacrés, la mort et la lumière, des épiphanies, un rêve et une apocalypse.
Improsion / Exprosion est une broderie d’intuitions dont le fil traverse les strates du réel, pour tisser un poème philosophique qui se déploie dans une ode à lui-même. 

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Louis Witter & Maël Galisson / De Calais à Mayotte, résister aux politiques migratoires racistes

Jeudi 22 juin à 19h, De Calais à Mayotte, résister aux politiques migratoires racistes
Rencontre débat autour du livre de Louis Witter : La Battue : L’État, la police et les étrangers (Seuil, 2023)

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Imaginer la libération / Annette Joseph-Gabriel / rot-bo-krik / Rencontre

Mardi 20 juin à 19h30, rencontre animée par Mame-Fatou Niang

Au milieu du XXe siècle, tandis que se joue la fin de l’empire colonial français, des penseuses et militantes noires s’engagent au coeur des grands mouvements de décolonisation. Encore bien trop méconnues, Suzanne Césaire, Paulette Nardal, Eugénie Éboué-Tell, Jane Vialle, Andrée Blouin, Aoua Kéita et Eslanda Robeson sont pourtant des protagonistes majeures de la contestation de la domination impériale et raciste. Explorant leurs écrits et archives, Annette Joseph-Gabriel raconte leur parcours et la diversité de leur positionnement. Toutes ont en commun d’imaginer de nouvelles identités, tant panafricaines que pancaribéennes, et permettent de construire une histoire complexe du féminisme noir.

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Éditions Dynastes / Lectures, Entretiens & Breuvages

Dimanche 18 juin à 17h, en partenariat avec En attendant Nadeau et Jeanne Bacharach, entretiens, signatures et coups à boire avec l’équipe des éditions Dynastes : éditeur, fabricant, auteur.e.s, illustratrice.

Avec : Victor Taranne, Anne-Rebecca Willing, Lucie Pelletier, Mona Malacar, Jeanne Borensztajn, Thibaud Maczka Hervier.

Les éditions Dynastes

C’est une maison d’édition née de très peu, de presque zéro. Nous accueillons des auteurs et des autrices qui cherchent, à tâtons, des formes pour dire les inquiétudes politiques. qui partagent une attention aiguë au langage.

Nous imprimons dans notre atelier, sur des papiers labellisés. Nous cousons et nous collons (C’est une petite maison.) Nous fabriquons avec nos mains, des objets simples et chaleureux.

Ensemble nous publions des textes denses et amples. Des portes ouvertes entre la fiction et le réel. Pour donner à qui lit la place qu’un livre lui doit, la liberté d’y croire ou pas, d’y être ou pas. Et lui rendre (si possible) le pouvoir sur la langue.

Dynastes est le nom des héritiers de peu : une terre aride et polluée, un château de sable. Les dynastes n’ont que la croyance d’appartenir à quelque chose qui compte.
Dynastes est aussi le nom d’une famille de gros* scarabées d’Amérique du Sud (*à peu près gros comme des livres).

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Yann Kebbi / Las Vegas / Lancement

Vendredi 16 juin 2023 à 18:30

Né en 1987 à Paris, Yann Kebbi grandit dans le XIXe arrondissement avant de s’installer à Montreuil. Dès la seconde, il intègre l’école Estienne en arts appliqués où il obtient en 2008 son diplôme des métiers d’art, option illustration. Il dessine comme il respire, abat sans relâche des dessins d’observation, directs, rapides, pour ne saisir que l’essentiel. Dans cette pratique assidue, il puise l’alphabet de son écriture, dicté par la vitesse d’exécution — traits nerveux, lignes tronquées, jeux de transparence, superposition de cadres et de plans — et par son goût pour les «outils secs», en particulier le crayon. En 2008, il est admis à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs, où il intègre la section Image imprimée. De ces années, il retient pêle-mêle la lumière de Pierre Bonnard, le minimalisme de Saul Steinberg, les compositions des expressionnistes allemands, la photographie de Saul Leiter, les dessins de Lucian Freud…
Il découvre New York en 2011, lors d’un échange universitaire à la Parsons School of Design au cours de sa dernière année d’études. Il a 24 ans et l’Amérique s’offre à lui, «source intacte d’inspiration et de confrontation». Repéré par The New York Times et The New Yorker, il étend bientôt ses collaborations aux États-Unis — The Wall Street Journal, Chicago Tribune, The Boston Globe — et en Europe — Le Monde, M le magazine du Monde, Libération, Télérama, The Guardian et Süddeutsche Zeitung Magazin.
Dans le même temps s’édifie son œuvre, personnelle et plurielle. Il devient l’auteur et/ou l’illustrateur de plusieurs livres, dont l’album Americanin, un chien à New York (Michel Lagarde, Paris, 2012), l’ouvrage Howdy, dessins d’Amérique, avec Idir Davaine (Michel Lagarde, Paris, 2015) ou encore La Structure est pourrie, camarade (Actes Sud BD, Arles, 2017) — ici, c’est la capitale arménienne et sa révolution architecturale qui sont passées au crible des mots de Viken Berberian et du dessin de Kebbi. Jamais rassasié, l’artiste explore toutes les techniques: eau-forte, collage, peinture, lithographie, monotype (Monotypes, 3 Fois par Jour, Strasbourg, 2016), gravure (première mention au prix Lacourière, 2021). « Tous ces médiums se répondent et s’enrichissent les uns les autres. Mon objectif est le même : créer une image.»
Sollicité par le cinéaste américain Mike Mills, Yann Kebbi réalise en trois semaines plus de 300 dessins du tournage du film Nos âmes d’enfants avec Joaquin Phoenix. Tous sont réunis dans le livre C’mon C’mon: Drawings from the Set (A24, New York, 2022) et exposés à la Galerie Martel à Paris la même année. En 2022, alors qu’il est invité par la Fondation Cartier à participer à l’exposition Mondo Reale dans le cadre de la 23e Triennale de Milan, Yann Kebbi accomplit un dessin monumental qui brouille la frontière entre le réel et l’imaginaire. Dès 2019, l’artiste avait entamé la réflexion de ce projet ambitieux en imaginant son propre musée dans Fondation Kebbi, publié par Actes Sud dans leur collection «Lontano», livre consacré à son œuvre protéiforme. Une mise en abîme où chacun est susceptible de s’identifier, dans laquelle règnent humour et autodérision.

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Catherine Ocelot / Pow Pow / Dédicace

Mercredi 14 juin à partir de 18h, dédicace avec Catherine Ocelot pour ses BD « Symptômes » et « La vie d’artiste » aux éditions Pow Pow.

Originaire de Québec, Catherine Ocelot vit à Montréal avec sa fille et son petit chien. Elle est l’autrice de Talk-Show et La vie d’artiste, pour lequel elle a remporté en 2019 le prix Bédélys Québec, qui récompense la meilleure bande dessinée publiée ici. Ses livres sont parcourus de questions existentielles qu’elle met en scène avec humour et mélancolie. Symptômes est son dernier livre.

A propos de Symptômes:
Catherine Ocelot s’interroge sur les empreintes laissées par les mots, sur ce qui rend malade et ce qui guérit, sur la nature profonde de chaque individu et sur la manière de tendre l’oreille à cette petite voix que l’on tait trop souvent.
Comme des plantes qui s’enlacent dans une serre, les récits de Symptômes s’entrecroisent et s’imbriquent les uns dans les autres pour exposer les liens qui nous unissent, mais aussi la façon dont les relations, qu’elles soient toxiques ou saines, se répercutent sur notre corps et notre esprit. Et si des fils invisibles nous reliaient pour toujours à ceux qui ont joué un rôle dans notre vie ?
La finesse des dialogues et du dessin transmettent aux lectrices et aux lecteurs toutes les émotions et réflexions, tantôt drôles, tantôt poétiques, qui émaillent le livre. Symptômes, un peu à la façon d’un rêve éveillé, explore nos mouvements intérieurs, ce qui nous transforme.

A propos de La vie d’artiste:
« Qu’est-ce que ça fait, d’avoir des amis qui réusissent ? Les expériences des autres peuvent-elles nous servir ? Comment être prise au sérieux en tant qu’artiste ? Comment créer quand on est une femme, une mère, une fille ? Comment être libre quand on est précaire ? Quelles vies sont dignes d’être représentées Est-ce qu’ai coupé le gaz avant de partir ? ».

Dans La vie d’artiste, Catherine Ocelot s’interroge sur sa place en tant qu’artiste. Que doit-elle et que veut-elle dire ? Pour l’éclairer, elle a rencontré sept artistes oeuvrant dans des disciplines diverses qui lui livrent leurs doutes, leurs luttes, leurs ambitions et leurs accidents de parcours. L’auteure met en scène ces rencontres avec finesse et humour, et y fait écho avec des scènes de sa propre vie, formant un récit tragi-comique teinté d’onirisme.

Le récit est servi par un travail de dessin et de mise en image et en couleurs à couper le souffle, offrant aux lectrices et lecteurs un véritable feu d’artifice de couleurs, d’humour, de sensibilité et de beauté.

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Gabriel Cholette / Les Carnets de l’Underground / Le Gospel / Rencontre

Mardi 13 juin à 19h30, rencontre avec Gabriel Cholette animée par Apolline Bazin.

Doctorant en études médiévales le jour, club kid la nuit, Gabriel Cholette documente sans complaisance ses expériences nocturnes sur fond de techno, de drogues, de questionnements existentiels, de rencontres sentimentales et sexuelles, d’expériences des limites spirituelles ou
physiques.

Enfant des récits de Guillaume Dustan, Dennis Cooper et Bret Easton Ellis, il raconte comme personne les gueules de bois, les impasses amoureuses, les corps épuisés, les relations avortées et les angoisses de la jeunesse contemporaine. De Berlin à Montréal, de Paris à New York, Gabriel Cholette examine notre époque par le prisme de son inti mité et se dénude pour mieux déconstruire les contours relationnels et les limites de nos comportements collectifs.

« Emma braillait comme la mère du Christ qui voit son fils sur la croix, mais j’étais déjà passé à autre
chose dans ma vie, prêt à frencher à gauche à droite, à boire à en mourir, à faire les meilleures et les pires
rencontres de ma vie, j’en pouvais plus d’attendre. J’ai posé deux becs sur ses larmes, je l’ai regardée
dans les yeux et lui ai menti : On se revoit lundi à l’école tout va être pareil tu vas voir j’aurai pas changé
d’un poil. »