Chez les clowns, tout est dans le nez ! Dès que le nouveau personnage de Victor Hussenot met le sien, son pouvoir d’amusement est sans limite. Bien sûr, chapeau, habits et chaussures complètent la tenue. Au fil des pages, le clown va de clowneries en clowneries, toutes plus drôles les unes que les autres. Une déambulation où humour et poésie s’entremêlent avec un incroyable zeste de fantaisie. Soudain, le clown se tourne vers les lecteur.rice.s et lance son fameux nez rouge… Saurez-vous l’attraper au vol ?Avec ce nouvel album, Victor Hussenot confirme son talent de virtuose de la péripétie cocasse et désarmante.
Gaufrier à la Cinquième Couche
Le gaufrier (aussi appelé « moule à gaufres » quand il désigne l’ustensile ou qu’il devient une invective dans la bouche d’un certain marin) est une expression utilisée par Hergé pour désigner la grille d’images qui découpe la planche de bande dessinée. Hussenot s’empare du concept pour en constituer des variations infinies et ludiques jusqu’à épuisement : personnages et décors se le coltinent, le subissent, s’y empêtrent ou s’en affranchissent cruellement ou joyeusement.
À la mort de son frère qui avait repris la ferme familiale, Xavier revient dans sa Normandie natale. Il vient prêter main forte à sa soeur Emmanuelle qui doit gérer, désormais seule, l’exploitation. Alors que la seule issue possible à leurs difficultéssemble être de vendre la ferme, ils découvrent qu’ils peuvent passer de l’élevage conventionnel à une production de lait bio. Ensemble, ils se lancent dans cette révolution qui les motive pour tout repenser, réinventer leur métier et retrouver l’équilibre.Ces deux personnages attachants et inspirants racontent l’histoire de leur ferme et les sentiments indéfectibles qui les lient à leurs bêtes et à la terre de leur parents.À travers leurs récits croisés et souvent drôles, le lecteur s’aventure dans les questions environnementales et économiques qui traversent notre société.Changer nos modes de production et préserver l’environnement est-il à portée de main ?
Aurélie Castex est illustratrice et écrit des histoires. Elle dessine pour la presse et l’édition, et conçoit aussi des livres animés. Ses dessins portent un regard tendre et amusé sur le monde et les gens qui l’entourent. Elle retrouve ici ses voisins éleveurs qui sont devenus peu à peu des amis chers et dont elle a voulu raconter l’histoire dans ce livre. Elise Gruau écrit et fabrique des documentaires radiophoniques diffusés sur France Culture, et est par ailleurs éditrice et traductrice littéraire. Elle aime partir en France et à l’étranger, à la rencontre de personnes et de situations, pour inventer des livres ou des objets sonores. Avec son amie dessinatrice Aurélie Castex, elle a eu le bonheur de rencontrer Emmanuelle et Xavier et de s’immerger dans l’univers de leur ferme, pour écrire cette histoire entre documentaire et fiction. Voir moins
Mercredi 23 juin à 18h30, rencontre avec Barbara Glowczewski animée par fréderic Neyrat.
Ce livre part d’une multiplicité d’expériences et de savoirs : du chamanisme aux rites totémiques, des luttes pour des droits à la terre aux pratiques visant à devenir-territoire pour résister à l’accélération des politiques destructrices des milieux de vie. Pour les Warlpiri et leurs voisins du désert central australien, les esprits de la terre, de l’eau, de l’air sont en colère quand les humains ne respectent pas certaines lois d’équilibre qui pour ces gardiens et gardiennes de sites sacrés sont à la fois sociales, environnementales et cosmologiques. Cette sagesse ancestrale se réactualise ou se retrouve dans nombreuses situations un peu partout sur la planète. Depuis l’Australie ou la France, de la Montagne limousine à la Zad de Notre-Dame-des-Landes, en passant par la Guyane et la Polynésie françaises, Barbara Glowczewski fait le récit de ces multiples stratégies pour « résister au désastre » en montrant la créativité des luttes qui prennent forme aujourd’hui contre un rapport prédateur à la terre devenu hégémonique. Le constat commun à ces expériences invite à favoriser de nouvelles alliances pour réveiller les esprits de la terre et mieux défendre tout ce qui y vit. L’autriceAnthropologue, directrice de recherche au CNRS, membre du Laboratoire d’Anthropologie Sociale et médaille d’argent du CNRS en 2018, Barbara Glowczewski compare les formes d’affirmation des Aborigènes d’Australie avec celles d’autres groupes qui sont en lutte pour la reconnaisssance de droits collectifs, ainsi que pour la justice sociale et environnementale.Autrice de nombreux livres, ses recherches portent depuis 1979 sur le terrain australien, particulièrement auprès des Warlpiri de Lajamanu dans le désert central et des Djugun. Elle met en valeur la pensée réticulaire aborigène (cartographies mythiques, rites, art, création onirique, transformations sociales), les alliances transnationales des peuples autochtones, la solidarité du soin de la terre et des humains. Son travail dialogue avec l’approche écosophique de Félix Guattari.Elle a écrit de nombreux livres dont Les Rêveurs du désert (Actes Sud/Babel) ; Rêves en colère (Plon/Terre HUmaine) ; Guerriers pour la Paix (Indigène éditions) ; Indigenising Anthropology with Guattari and Deleuze (Edinburgh University Press).
Mettre la ville en musique (Paris-Berlin) Au Berghain à Berlin, on se déhanche torse nu sur des beats électro pendant qu’à Paris on ondoie dans la fosse du Bataclan, et que dans les philharmonies des deux villes l’on applaudit l’orchestre qui vient de se produire. D’un lieu à l’autre, cet ouvrage interroge la façon dont les différentes salles de musique conditionnent nos façons d’écouter la musique et les hiérarchies entre genres musicaux. Il nous fait entrer dans les coulisses du travail de programmation, en étudiant la sélection des artistes qui montent sur scène. Qui sont les femmes et les hommes, qui œuvrent, le plus souvent dans l’ombre, à la rencontre des artistes avec les publics ? De Paris et Berlin, la cartographie des scènes musicales contemporaines permet de saisir le rôle des salles de musique dans les transformations urbaines des capitales, notamment les phénomènes inégaux de gentrification. En étudiant pour la première fois les salles de musique dans leur diversité, ce livre témoigne des enjeux artistiques, professionnels et urbains qui sous-tendent l’émergence de capitales musicales et leur reconnaissance à l’international.Myrtille Picaud est postdoctorante au Labex Futurs urbains et au Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (LATTS), chercheuse associée au CEE et au CESSP.
Samedi 19 juin dès 17h, rejoignez JBE Books, le collectif Enoki et les éditions de L’Epure pour un lancement autour de la fermentation au Monte-en-l’air à l’occasion de la parution d’Un Dîner fermenté et Les Invisibles, dix façons de les préparer.En compagnie de Luna Kyung, artiste, cheffe, spécialiste du kimchi et de la fermentation.Venez déguster le kombucha frais et authentique produit par Archipel, un atelier de polyfermentation parisien qui propose des aromatisations de saison pour révéler toute la richesse gustative de la fermentation.Un Dîner fermenté, imaginé par le collectif Enoki, publié aux éditions JBE Books, illustrations de Éloïse HeinzerUn Dîner fermenté se déroule en compagnie d’artistes, de scientifiques et d’agitateurs de l’alimentation. Pour comprendre et réaliser, de l’apéritif au dessert, 8 recettes fermentées. Enoki engage un cycle de dîners qui associent les pratiques artistiques, scientifiques et alimentaires. En association avec JBE Books, chaque repas devient une promesse éditoriale, celle de pouvoir réaliser un dîner thématique enrichi d’un précipité de conversations pour nourrir le corps et l’esprit.
Les Invisibles, dix façons de les préparer publié aux éditions de L’EpureDepuis la nuit des temps, avant même que l’homme ne découvre la cuisson, on sait qu’il se nourrissait d’aliments fermentés. Culturels et empiriques, les processus de transformation des aliments restaient pourtant mystérieux et laissaient penser à une intervention divine. Bien que la science nous aide à mieux comprendre ces phénomènes, l’impassible transparence de notre environnement dans lequel grouillent ces êtres invisibles, n’en reste pas moins un mystère. Ici la cuisine est un moyen de convoquer et de communiquer avec les invisibles.
Des émeutes aux violences policières, des zones à défendre aux places occupées, des black blocs aux Gilets jaunes, de la viralité des réseaux à la rage de la rue, c’est tout l’espace de la contestation sociale qui s’est transformé radicalement ces dernières années. Et cela loin des formations politiques et syndicales, de leurs rites et folklores, dans une quête d’indépendance et d’auto-organisation bien fragile face au rouleau compresseur du néolibéralisme autoritaire. Ce livre retrace l’histoire de ces mouvements qui débordent le cadre de la politique traditionnelle, des années 1970 à nos jours. C’est l’histoire de la France «d’en bas», celle de ces hommes et ces femmes qui se soulèvent face aux diverses oppressions qu’ils subissent au quotidien, traçant une diagonale de la rage, des quartiers populaires jusqu’aux ronds-points.
Michel Kokorreff est professeur à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Spécialiste des banlieues, de l’usage et du trafic des drogues et des formes de militantisme dans les quartiers populaires, il s’intéresse à la sociologie urbaine, la sociologie de la déviance, mais aussi à l’analyse des politiques publiques et des mutations sociales. Il intervient régulièrement dans les médias et est l’auteur de nombreux ouvrages dont Refaire la cité (avec Didier Lapeyronnie) aux éditions du Seuil ou Violences policières, généalogie d’une violence d’Etat aux éditions Textuel.
Rencontre en présence de Valérie Mréjen, Thomas Clerc, Bertrand Schefer et Laurent Mauvignier (sous réserve).
Monographie Valérie Mréjen
Textes de Valérie Mréjen, Thomas Clerc, Bertrand Schefer ; entretien avec Laurent Mauvignier
« Demander aux artistes de se présenter en quelques mots me semble bien souvent, en dépit de bonnes intentions, une mise à l’épreuve, un gage contre nature. Lorsque je me retrouve à devoir dire : mon travail parle de, je m’intéresse à ci ou ça, je ne perçois que trop le ridicule de la situation, l’absurdité qu’il y a à essayer de faire une visite guidée de soi-même. Dans ce domaine, on n’est jamais mieux servi que par les autres. De quoi cela parle ? Mais avant tout, de ce que vous voyez, ce que vous y voyez. Ma biographie en version condensée n’évolue pas beaucoup, j’hésite quelquefois à la renouveler, mais je ne sais pas quoi dire d’autre que ce qu’il y a dedans. Il m’arrive d’avoir envie de changer, mais je ne le fais finalement pas, car j’imagine qu’on doit se lasser des tentatives telles que : passe le plus clair de son temps à déambuler dans le réel, n’adore pas le clafoutis, craint les moustiques et leurs virées nocturnes, ne suit pas le cours de la Bourse et porte sur l’avenir un regard discrépant. (…) Malgré le nombre des années, je ne sais toujours pas comment répondre à : Comment vous définir ? Vous êtes plutôt écrivaine, cinéaste, plasticienne ? Vous préférez qu’on vous dise écrivain ou écrivaine ? Alors, j’essaie de m’en tirer par des pirouettes. » Valérie Mréjen
« Ce qu’on commence à comprendre, c’est qu’ici tout communique. Les découpages, les romans, les vidéos, les photographies : ce sont toujours des portraits, et ces portraits, qu’ils soient ou non parlants, sont toujours des histoires contenues, du langage ramassé sur lui même. Et derrière ces portraits, il y a une main qui décortique, ôte la graisse comme on dit, le surplus, l’inessentiel, qui rassemble, taille, coupe au bon moment, fait entendre tout ce qui est passé sous silence à la surface de quelques mots et, à la surface du silence, tout ce qui parle encore. » Bertrand Schefer
V. M. Tout cela nous ramène au palais des glaces, ce labyrinthe aussi attirant qu’angoissant. L. M. Palais des glaces, oui, où les miroitements des fictions minuscules, des récits possibles sont comme des éclats de mica qui projettent des lumières – d’étoiles mortes ? trop lointaines ? Où est-ce que, les relayant, ces éclats réactivent les récits et les remettent au présent, sans se soucier de ce qui est vrai ou faux, luxe ou toc dans ce palais où la transparence des glaces ne s’oppose pas à l’opacité des signes ? V. M. Dans le palais des glaces, à cause de l’effet boule disco, on ne sait plus très bien s’il s’agit de reflets, ou de reflets de reflets. J’aime cette idée du toc juxtaposé à de la « vraie » poussière d’étoiles, sans qu’on puisse faire la différence. La beauté des êtres est dans cet alliage entre minerai véritable et pâle imitation.
Le premier roman de Julie Mouchel, Ventre-Creux (ed.Velvet), paraîtra le 10 juin prochain. À cette occasion, nous vous invitons à venir trinquer (en terrasse :)), et à découvrir, ou redécouvrir, la très belle librairie Le Monte en l’Air.
Le livre : Dans ce roman de l’enfance au tournant du siècle, nous suivons Etsie, depuis la fillette jusqu’à l’adolescente, qui se nourrit de mots pour tenir la réalité à distance, la sublimant en une poésie féérique et extravagante. Parce que la réalité d’Etsie est celle d’un monde fracassé par la folie excentrique des adultes. Julie Mouchel renforce page après page notre affection de lecteur pour Etsie, cette petite fille qui grandit sous nos yeux. Elle y réussit par son talent à rendre l’ardeur et l’ambition rebelle de son héroïne et, au delà, à décrire les sentiments d’espoir et de détresse mêlés de la jeunesse.
L’autrice : Julie Mouchel est née en 1987, à Rouen. Elle y passe son enfance et son adolescence. À l’âge de dix-neuf ans, après une année en hypokhâgne, elle quitte la Normandie et s’installe à Paris pour poursuivre ses études. En 2010, elle obtient un master 2 d’esthétique et de philosophie de l’art à la Sorbonne IV. En parallèle, elle développe sa passion pour la musique et l’art dramatique en suivant des cours au conservatoire. En 2012, elle intègre la formation d’acteurs du Centre dramatique régional de Haute-Normandie. En 2014, elle fonde Presque l’Amour, un projet mêlant chanson à texte et musique électronique. Ces dernières années, elle alterne les projets cinéma, théâtre, musique et doublage, avec toujours en ligne de fond l’écriture et la voix.
Du 16h à 20h (après tous au café ! ), événement joyeux pour célébrer la sortie de nos dernières nouveautés. Le dernier livre d’Anne Brugni & McCloud Zicmuse et les 2 Coco Comics. Au programme – Grand quizz BD avec plein de cadeaux à gagner (dont une baguette). – Lecture de Festin par McCloud Zicmuse – Multiplication du pain – Guillaume change l’eau en vin