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Lettrages & Phylactères / Gaby Bazin / Atelier Perrousseaux / Lancement

Mercredi 30 octobre à 19h

L’expression de « rapport texte-image », si courante, recouvre une multitude de sens et de non-dits. Ce livre cherche à gratter la surface de ce terme pour nourrir une pratique d’auteur mariant les mots et les images, qu’il s’agisse du domaine du graphisme, du dessin de caractères, de l’illustration, de la bande dessinée…

Le phylactère – la « bulle » de la bande dessinée – est justement la porte d’entrée idéale pour explorer les rapports entre le texte et l’image. Centrée sur la bande dessinée, cette étude se veut néanmoins un inventaire vaste et éclectique des rapports entre le pictural et le verbal. Des vases antiques aux lettrages des comics, de l’alphabet phénicien à la bande dessinée américaine, sans oublier les enluminures, ce livre dresse un inventaire foisonnant de possibilités graphiques, tant dans les dispositifs d’intégration du texte à l’image que dans les choix de typographie et de lettrage.

Un ouvrage qui se révèle être une véritable source d’inspiration, de questionnements et de renouvellement, en accord avec l’idée du dessinateur Art Spiegelman, pour qui « le futur de la bande dessinée se trouve dans le passé ».19

 

 

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Yann Kebbi / Lontano / Actes Sud BD / Lancement

Dimanche 27 octobre à 17h

Yann Kebbi, sur les murs de son musée imaginaire, installe, avec une
mégalomanie heureuse, toute l’étendue de son œuvre réalisée ses dernières
années (peintures, eaux-fortes, collages, photographies…), les visiteurs,
c’est nous, nous et nos propres histoires.
Yann Kebbi, artiste français, illustre de nombreux journaux et périodiques
(Le Monde, The Guardian, The New York Times, Courrier Japan, Mouvement,
XXI, Le UN…). Auteur de Américanin (éd. Michel Lagarde), sa première bande
dessinée, il a publié La Structure est pourrie, camarade en collaboration
avec Viken Berberian (Actes Sud BD, 2018).

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Rémi Pépin / Rebelles / (Re)lancement

Vendredi 25 octobre à 19h

En dix ans ou presque, le vent de rébellion de Mai 68 semble s’être mué en légère brise et une bonne partie des gauchos ont mis au rancart manches de pioches et cocktails molotov. Et si, côté musique, le cyclone punk a bien traversé le pays en faisant trembler les fondations de la variétoche gauloise, la météo culturelle du pays ne s’en est guère trouvée bouleversée.
Reste que les rejetons des années contestataires entendent bien faire valoir leur droit d’inventaire tant en matière de décibels que de révolution. Punks en galères ou zonards de l’ex-planète rouge, fugueurs de la place Saint-Michel ou maos sur le déclin, ils sont une minorité d’éternels déclassés, de margeos en vadrouille bien décidés à ne déposer ni les armes, ni les guitares électriques. Ce livre est l’histoire de leur rencontre improbable dans les quartiers de l’est de Paris au début des années 80. L’histoire des squats, des concerts clandestins montés à l’arrache, des radios libres et des labels autogérés. Ce que l’on peut considérer aujourd’hui comme l’une des dernières avant-gardes du xxe siècle finissant, mêlant musique populaire, graphisme, vidéo, cinéma, arts de la rue et politique : l’aventure du rock alternatif.
De ces années d’électricité et d’engagement sont nés la plupart des groupes français les plus connus tant dans l’hexagone que sur la scène internationale. De Bérurier Noir à la Mano Negra en passant par les Négresses Vertes, Kid Loco, Pigalle, Les Garçons Bouchers, les Wampas, et même les Rita Mitsouko, ils ont tous fait leurs classes dans les squats de Belleville durant ces années de bruit et de fureur.
Cette nouvelle version de Rebelles, publiée chez Archives de la Zone Mondiale comprend un chapitre supplémentaire consacré aux Barrocks.

Rémi Pépin est né en 1963. De 1978 à 1984, il fut bassiste dans plusieurs groupes punks français affiliés à la scène alternative dont Guernica. En termes discographiques, le groupe figurera sur la compilation Paris Mix puis réalisera un maxi 8 titres en collaboration avec Bérurier Noir. Guernica tournera ensuite à Paris, principalement autour de la scène alternative du XXe arrondissement (usine Pali-Kao, rue Vilin et rue des Cascades) et en banlieue.
Durant cette même période, il fit partie du collectif Abattoir, association regroupant peintres et plasticiens aussi membres de Bérurier Noir et Guernica, et gérant une galerie alternative dans le
XIIIe arrondissement de Paris. Le collectif organisa une série d’expositions autour des thématiques de la viande, du corps et participa à de nombreux événements autour de la scène alternative, réalisant, en particulier, les décors de scène du concert d’adieux des Béruriers, acte de naissance de Bérurier Noir.
Il exerce actuellement la profession de graphiste indépendant, principalement dans les domaines de l’édition et de la musique.

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Nastassja Martin / Croire aux fauves / Verticales / Rencontre

Mercredi 23 octobre à 19h, rencontre avec rencontre avec Nastassja Martin à l’occasion de la publication de « Croire aux fauves » publié aux éditions Verticales. Rencontre animée par Alexandre Sanchez.

«Ce jour-là, le 25 août 2015, l’événement n’est pas : un ours attaque une anthropologue française quelque part dans les montagnes du
Kamtchatka. L’événement est : un ours et une femme se rencontrent et les frontières entre les mondes implosent. Non seulement les limites physiques entre un humain et une bête qui, en se confrontant, ouvrent des failles sur leurs corps et dans leurs têtes. C’est aussi le temps du mythe qui rejoint la réalité ; le jadis qui rejoint l’actuel ; le rêve qui rejoint l’incarné.»

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Olivier Brossard / Abnormally Jade / Lancement

Mardi 22 octobre à 19h

Abnormally Jade est un livre autoédité par le photographe Olivier Brossard.
Le titre est une allusion à l’expression «abnormally jaded» qui signifie «être exténué au-delà de la normale», état qui résume particulièrement l’état d’esprit de l’auteur lors de sa rencontre avec la Chine. Les textes écrits par le photographe sont en langues anglaise et chinoise, langues utilisées par les protagonistes.
La couverture est constituée par un simple bandeau disposé sur un fourreau comme peuvent l’être couramment les livres d’art en Asie.

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David Prudhomme / L’Oisiveraie / L’Association / Lancement

Samedi 19 octobre à 17h

Roland, dans le quartier, tout le monde le connaît. C’est un drôle de bonhomme, ce petit vieux-là. On l’a surnommé « Le Shérif » à cause de son chapeau de cow-boy. Sa vie, elle est réglée comme du papier à musique : levé avant le soleil, une petite visite au poulailler, son « harem », et puis il dépose sa sœur, folle et handicapée, sous la grange, et enfin il enfourche Pégase, sa fidèle bicyclette, direction le bistrot avec ses œufs frais. C’est là qu’on le retrouve, pour boire quelques petits cafés bien « mouillés » avant de poursuivre la journée, ponctuée de ripailles, de ballons de blanc, et surtout de bons copains, comme lui des retraités et des chômeurs, qui fanfaronnent et débattent sur des sujets aussi fondamentaux que l’omelette, les tomates, ou le rythme des pigeons. L’Oisiveraie, c’est chez Roland : la maison aux volets bleus collée à un immeuble, la buvette gratuite (arche de Noé improbable où l’on trouve des vieux amis), un enfant et aussi un chien, des cochons d’inde, des furets, des poules, un bouc nain, des colombes peintes et une tortue, un refuge où la temporalité est alternative et où il est toujours temps de prendre le temps. Publié initialement en 2004 aux éditions Charrette David Prudhomme, précurseur ici de l’éloge de la lenteur et de la décroissance, a entièrement redessiné et recomposé L’Oisiveraie pour L’Association.

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Philippe Marczewski / Blues pour trois tombes et un fantôme

Jeudi 17 octobre à 19h, rencontre avec Philippe Marczewski. La rencontre sera animée par Emmanuel Regniez.

On n’habite jamais une ville, seulement l’idée que l’on s’en fait. C’est l’imaginaire et la mythologie, le territoire mental de chacun, qui se surimposent à la ville réelle. Dans ce premier livre, Philippe Marczewski dérive dans le pays qui est le sien depuis son enfance. Ce pourrait être Sheffield, Amiens, Essen ou Gênes. Ce pourrait être n’importe quelle ville. C’est Liège, ses banlieues et sa campagne limitrophe. Passant d’une antique chênaie arrachée à des terrils devenus collines boisées, d’une montagne en escalier d’où l’on aperçoit presque la mer à des usines spectrales se découpant sur l’horizon forestier, l’auteur écluse des bières dans la banlieue rouge, foule la tombe anonyme d’un guitariste de génie, bouscule le fantôme d’un Chet Baker émacié, et se laisse emporter par la mélancolie nocturne d’un fleuve encagé. Ici les Grands Hommes ne sont pas statues mais formes à peine visibles, corps tapis dans l’ombre, fumées évanescentes. Avec ce récit qui rappelle Henri Calet, Jean-Paul Kaufman («Remonter la Marne»), Philippe Vasset ou le psychogéographe anglais Iain Sinclair, Philippe Marczewski dessine la géographie intime d’une ville et de ses habitants, passés et actuels.

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Camille Emmanuelle / Le goût du baiser / Éditions Thierry Magnier / Rencontre

Mercredi 16 octobre à 19h, rencontre avec Camille Emmanuelle.

Pour ce premier roman de la collection érotique L’Ardeur, Camille Emmanuelle nous plonge dans le quotidien d’Aurore, lycéenne, bouleversée par un accident de vélo qui lui fait perdre le goût et l’odorat. Comment cacher ce handicap au lycée et continuer de mener une vie normale ? Comment poursuivre une vie sexuelle à peine amorcée quand on ne sent plus rien ? Les entraînements de boxe seront son échappatoire et aussi le lieu où elle rencontrera Valentin. Avec humour et justesse, Camille Emmanuelle nous entraîne dans un parcours initiatique et érotique réjouissant.

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Raphael Kempf / Ennemis d’état / Rencontre

Mardi 15 octobre à 19h, rencontre avec Raphael Kempf.

Raphaël Kempf, avocat connu pour sa défense des manifestants et gilets jaunes victimes de violences policières ou de la répression judiciaire, propose un court pamphlet historico-juridique accompagné de la réédition d’articles publiés en 1898, notamment par Léon Blum et l’anarchiste Émile Pouget, contre « les lois scélérates » votées à la fin du xixe siècle.
La relecture de ces textes est fondamentale : l’arbitraire des gouvernements de la IIIe République contre les anarchistes n’a rien à envier au président Hollande décrétant l’état d’urgence contre les musulmans ou les militants écologistes, non plus qu’à Macron et Castaner enfermant de façon « préventive » des gilets jaunes avant qu’ils ne rejoignent les manifestations.

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Pacôme Thiellement et Sarah Hatchuel / The Leftovers, le troisième côté du miroir / Rencontre

Lundi 14 octobre à 19h Playlist Society et la Librairie Le Monte-en-l’air vous invitent au lancement de « The Leftovers, le troisième côté du miroir » de Sarah Hatchuel et Pacôme Thiellement.

Inspirée du roman de Tom Perrotta, The Leftovers (2014-2017) est la série héritière de Lost (2004-2010) : les deux œuvres partagent le même showrunner, Damon Lindelof, et peuvent être vues comme les deux faces d’un même disque. Si Lost suivait le destin de disparus après le crash d’un avion, The Leftovers se consacre à ceux qui sont restés derrière à la suite d’un événement singulier et inexpliqué : la disparition soudaine, le 14 octobre 2011, de 2 % de la population humaine.

Au sein d’un monde hanté par le doute, le mystère et l’ambiguïté, la série présente des personnages qui pensent parfois avoir compris le sens de leur vie, à tort. Les spectateurs, eux, sont emmenés sur un très grand nombre de fausses pistes, alors que l’évidence est sous leurs yeux. The Leftovers met en scène non seulement la fin de l’humanité, mais surtout le déni des êtres humains devant l’extinction du vivant, dont ils sont eux-mêmes responsables. Dans notre monde en crise, The Leftovers, le troisième côté du miroir interroge la capacité de la fiction à résoudre les maux des humains et à les aider dans les combats à venir.