Samedi 18 mai à partir de 18h30, vernissage
A cette occasion une fresque de 20 mètres de long sera présentée dans la nef de l’église Notre dame de la Croix en face du Monte-en-l’air
Samedi 18 mai à partir de 18h30, vernissage
A cette occasion une fresque de 20 mètres de long sera présentée dans la nef de l’église Notre dame de la Croix en face du Monte-en-l’air
Jeudi 16 mai à 19h30
Soirée de présentation du livre d’Eric Fournier La commune n’est pas morte, les usages politiques du passé de 1871 à nos jours publié aux éditions Libertalia suivie d’une discussion-débat avec l’historien Quentin Deluermoz auteur du Crépuscule des révolutions 1848-1871 au éditions du Seuil autour de la Commune de Paris.
La Commune n’est pas morte
Les usages politiques du passé, de 1871 à nos jours
Aujourd’hui analysée par les historiens comme un singulier crépuscule des révolutions du xixe siècle, la Commune de Paris fut longtemps considérée comme l’aurore des révolutions du xxe siècle, comme une lutte à poursuivre. Cet essai se penche sur les usages politiques des mémoires de cet événement tragique dont la complexité favorise une grande plasticité mémorielle. Et chacun investit cet événement fascinant de ses propres attentes, étroitement liées aux enjeux politiques du temps. Les mémoires de la Commune sont plurielles et conflictuelles. Répliquant à la violence discursive des Versaillais, puis à la volonté d’oubli des républicains modérés, les vaincus imposent dès les années 1880 la montée au mur des Fédérés comme un rituel politique révolutionnaire majeur. À partir des années 1920, les usages mémoriels dominants sont le fait du communisme, et dans une moindre mesure des socialistes et des anarchistes. Dans le même temps, l’extrême droite est tiraillée entre la redite des outrances versaillaises et la volonté de s’approprier l’épopée communarde – en vain. De 1871 à 1971, la Commune est mobilisée, intégrée avec force aux luttes politiques et sociales ; et elle mobilise à son tour, contribuant parfois aux victoires des forces de gauche en France, lors du Front populaire notamment. La Commune est alors politiquement vivante. Après le chant du cygne du centenaire (1971), vient le temps de l’apaisement et du déclin. Mais si la Commune peine à mobiliser aujourd’hui, son mythe apparaît indéracinable et ressurgit ponctuellement dans le champ politique, parfois avec force.
Éric Fournier : agrégé et docteur en histoire, Éric Fournier (né en 1975) enseigne en lycée depuis une quinzaine d’années. Il est l’auteur de Paris en ruines. Du Paris haussmannien au Paris communard (Imago, 2007) ; La Cité du sang. Les bouchers de La Villette contre Dreyfus (Libertalia, 2008) ; La Belle Juive. D’Ivanhoé à la Shoah (Champ Vallon, 2011).
Quentin Deluermoz est Maître de conférence en histoire à l’université PARIS 13/Nord (CRESC). Il travaille sur l’histoire sociale et culturelle des ordres et des désordres au XIXème siècle, à travers notamment deux chantiers : les relations police-société dans les grandes capitales occidentales et coloniales d’une parts ; le moment communard de l’autre (expérience, administration, rapport à la violence).
Il a récemment publié l’Histoire de la France contemporaine, t. III. Le Crépuscule des révolutions: (1848-1871) aux editions du Seuil et il a egalement édité ou publié : les Chroniques du Paris apache, édition et présentation de deux récits autobiographiques, La Médaille de mort du gardien de la paix Eugène Corsy (1905) et Les Mémoires de Casque d’Or (1902), Paris, Editions du Mercure de France, 2008 ; « Norbert Elias et le XXe siècle : le processus de civilisation à l’épreuve », numéro spécial de la revue Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n°106, avril 2010 ; et plus recement Il a aussi publié sa thèse, Policiers dans la ville. La construction d’un ordre public à Paris (1854-1914)
Mercredi 15 mai à partir de 18h30, signature
Le traité des espèces, ou, « mes espèces », est une forme de livre scientifique, en ce qu’il tente de rendre compte d’une faune, et d’une géologie, découverte un peu par hasard, au fur et à mesure de sa propre élaboration. Cette science qui s’établit par l’observation des phénomènes à venir, des phénomènes qui sortent des instruments de l’auteur, est aussi discutable , douteuse (capable d’être mise en doute), aussi aléatoire que prévisible que n’importe quelle science dure. Elle reste peut-être , légèrement en amont, retranchée dans sa description, « c’est comme ça », laissant à penser au lecteur qu’il lui reste beaucoup de temps devant lui.
Ce traité n’a pas le chatoiement d’un dépliant touristique, pas d’endroit ou passer ses vacances, ni parc d’attraction. Rien n’est donné en échange du billet d’entrée . On peut sûrement en avoir pour son argent, mais de quelle nature est cet argent ?
Conçu en plusieurs vagues, issu de plusieurs envies, il a été difficile de résister à l’organiser en séquences distinctes, affirmant de pseudo solutions qui auraient du être tues. Comme tout livre cependant, le déroulé inamovible des pages , imprime la marque du temps, et devient en soi une forme d’organisation qui se rapproche d’un chapitrage. On va « forcément « trouver quelque chose. En revanche, on n’est pas sûr que « forcément « la chose y soit.
Le jeu des apparences, ne sommes-nous pas dans un livre d’images, fiction mise en place par ces « espèces »ne veut en rien cacher une envie innocente d’observer. Mais pas l’ombre d’une théorie qui puisse faire autorité sur ces « espèces », un contexte livré sans règles.
Vendredi 3 mai à 18h30, rencontre avec Grégoire Carlé
Dans la chambre d’un adolescent d’une banlieue pavillonnaire moyenne, un ver creuse les cloisons, attendant de muer pour prendre son envol : c’est un capricorne. Mais le grincement de l’insecte mordant les parois accomplit son œuvre : ces quelques jours avant de partir en vacances, notre héros les vit avec des sens et un esprit éveillés.Le manège des habitants, la géo-poésie des lotissements, et surtout les figures légendaires qui président à cela : dans cette déambulation, banalité de l’existence et mythologie mélancolique s’entremêlent pour dévoiler les rapports cachés de l’existence.
Mêlant l’évocation nostalgique des fins d’été languissantes, la rêverie inspirée avec la description du monde mythique qui gouverne les humains, l’auteur de Baku rappelle que l’adolescence est, comme le Capricorne, le signe de la naissance à soi. En compagnie du capricorne, c’est à une exploration de la géographie occulte de l’adolescence que nous convie Grégoire Carlé. Invoquant Dédale cherchant la sortie de son labyrinthe pavillonnaire, ou Philoctète ramené à Ulysse par Néoptolème, l’auteur de La Nuit du Capricorne redonne au passage vers l’âge adulte toute sa profondeur, et à la vie son enchantement.
Jeudi 2 mai à 20h, signature et concert des Moonshiners
« Tout autant que le rock’n’roll, je nourrissais une appétence certaine pour le bordel, les états de conscience modifiée, et j’étais fasciné par la violence. Ce n’est pas glorieux j’en conviens. La consommation forcenée d’alcool ou de psychotropes n’a jamais apporté l’épanouissement ni boosté l’intelligence, je suis assez payé pour le savoir. Pourtant cette longue errance, tous ces excès, je ne les regrette pas vraiment, ils font partie du cheminement qui m’a permis de nouer des amitiés indéfectibles depuis bientôt trente ans, qui m’a construit, et a nourri ma curiosité, mon esprit. »
Chanteur, musicien, travailleur social, Thierry Pelletier, dit « Cochran », est né en 1965. Il a participé à l’aventure de Siné Hebdo, a animé le blog « La France de tout en bas » pour Libération et relaté son expérience d’éducateur dans La Petite Maison dans la zermi (Libertalia, 2007).
Les Rois du rock, recueil de nouvelles illustrées, relate ses pérégrinations parisiennes, de squats en bistrots, de manifs en concerts. Tranches de vie, portraits crus et émouvants d’anonymes, d’artistes usés ou en devenir, ces récits ne jugent pas et sonnent juste. De la littérature à l’estomac.
Samedi 27 avril à 19h, rencontre avec Bruce Bégout animée par Philippe Vasset.
Nous sommes dans la suburbia lorsque nous prenons la voiture pour aller acheter du pain. Nous sommes dans la suburbia là où les livreurs de pizza errent le soir sans fin dans les rues mal éclairées. Nous sommes dans la suburbia quand tous les bâtiments commencent à ressembler à des stations-services. Nous sommes dans la suburbia lorsque les bretelles d’autoroute constituent les repères spatiaux habituels. Nous sommes dans la suburbia si le temps que nous passons à garer notre voiture est inférieur à cinq minutes. Nous sommes dans la suburbia si, où que nous nous trouvions, notre horizon visuel est rempli de panneaux de signalisation. Nous sommes dans la suburbia là où les parkings désertés constituent des lieux de sociabilité nocturne. Nous sommes dans la suburbia si un centre commercial représente un pôle d’attraction hebdomadaire voire quotidien. Nous sommes dans la suburbia lorsque nous comptons les distances en temps et non en espace à parcourir. Nous sommes dans la suburbia lorsque l’expression « en ville » ne signifie plus rien. Nous sommes dans la suburbia là où les paraboles tournées vers le ciel abondent sur les toits et les balcons d’immeubles. Nous sommes dans la suburbia si le temps passé devant la télévision excède celui passé au travail et dans les transports.
Bruce Bégout signe un essai inédit sur la suburbia, ces banlieues infinies où sont massés les habitants des sociétés contemporaines. Philosophe et écrivain français, il est maître de conférences à l’université de Bordeaux. Il a publié plusieurs ouvrages philosophiques, quatre essais aux éditions Allia (Zéropolis : L’expérience de Las Vegas, 2002 ; Lieu commun : Le motel américain, 2003 ; La Découverte du quotidien : Éléments pour une phénoménologie du monde de la vie, 2005 ; De la décence ordinaire, 2008), mais aussi un « documentaire fiction » à la manière de certains cinéastes tiré de son roman L’Éblouissement des bords de route (Éditions Verticales, 2004).
Vendredi 26 avril à 18h30 : lancement de la revue Kanyar, en présence des auteurs, une soirée littérature-samoussas-bouchons !
Kanyar est une nouvelle revue littéraire, indépendante, qui compte promouvoir la création de nouvelles, scénarios, récits, pièces de théâtre et autres poèmes d’auteur(e) s de l’île de La Réunion et du monde entier qui l’entoure.
Pour lancer cette aventure, des auteurs ont confié à la revue Kanyar des nouvelles, des récits ou encore des scénarios, tous inédits et surprenants, rassemblés dans un ouvrage de 208 pages et d’un beau format de 18 x 24 cm. Des rues du quartier du Chaudron à l’île de La Réunion à celles de Tuléar à Madagascar, des trottoirs de Salvador au Brésil à ceux de Dakar au Sénégal, d’une route nationale à l’autre, d’une plage de l’océan Indien à la Côte d’Azur, d’un sous-bois des bords de la mer Noire à la jungle entourant le fleuve Congo, Kanyar a l’ambition folle et modeste d’embrasser les singularités du monde, d’où qu’elles viennent et quelle que soit la langue dans laquelle elles souhaitent nous, vous, parler.
Vous découvrirez, au sommaire de ce premier numéro de Kanyar : Tulé ! Tulé ! d’Emmanuel Genvrin – Double salto arrière de Pierre-Louis Rivière – Une île, immonde et Un galet dans le pare-brise d’André Pangrani – Plaid de Marie Martinez – Nationale 4 d’Emmanuel Gédouin – Dakar blues de David-Pierre Fila – La méthodologie du jeu d’acteur et Ulimina de Bertrand Mandico – Les garçons d’Edward Roux – Longing (Désir) en version bilingue (anglais-français) d’Elina Löwensohn – Le pouvoir de Cordélia de Xavier Marotte – Chambre verte de Cécile Antoir – Le Prophète et la Miss de l’Équateur d’Olivier Appollodorus (dit Appollo).
Kanyar a l’espoir de partager avec vous le goût de lire et d’écrire de la littérature, convulsive ou sage, sur un support toujours aussi révolutionnaire : le papier.
Jeudi 25 avril à 19 h
On parlera de Soliste publié aux éditions Inculte mais aussi de l’écriture d’Olivier Mellano, l’auteur de La Funghimiracolette (MF, 2006) qui, comme musicien, vient de créer le triptyque How We Tried a New Combination of Notes. Laure Limongi & Olivier Mellano se rencontrent sur scène depuis quelques années. Au Monte-en-l’air, ils présenteront une lecture-musicale de Soliste ainsi que d’extraits exclusifs du nouveau texte d’Olivier Mellano. Et l’on parlera écriture et musique : de Glenn Gould, d’instruments imaginaires, d’îles rêvées, de poésie…
Dimanche 21 avril à partir de 17h, rencontre avec les éditions Bruit blanc et les auteurs Marie Dubosq pour Stigma, Dominique Legrand pour Le sang du goanna, Perrine Le Querrec pour Jeanne l’Etang et Rodolphe Lasnes pour ¡ Ubre ! ainsi qu’avec les participants au n°4 de la revue Freak Wave.
Le sang du goanna de Dominique Legrand
Un Boeing explose en plein vol entre Darwin et Los Angeles. Aux Pays-Bas, une discothèque est ravagée par un incendie. À la Fenice, une spectatrice s’évanouit pendant une représentation du Macbeth de Verdi. Dans un quartier parisien, une femme et son fils disparaissent.
Michael Briggs, spécialiste américain des catastrophes aériennes, Patty McPherson, enquêtrice écossaise chargée de retrouver les personnes disparues, et David Ballard, cadre français dont l’épouse et le fils semblent avoir été enlevés, sont pris tous les trois dans les fils d’une toile invisible.
De Paris à Venise, d’Amsterdam à New York, d’Atlanta au désert marocain, ils finiront dans une course-poursuite planétaire, jusqu’au cœur de l’Australie où ils verront…ce qu’il est inconcevable de voir.
¡ UBRE ! de Rodolphe Lasnes
« Une ville. Une ville immense. À l’ouest, la lune planait encore au-dessus du paysage de béton. À l’est, les coqs sur les toits avaient déjà célébré la renaissance du soleil. Dans la rue, le camion de la fanfare claironnant l’hymne national était déjà passé, avec ses musiciens aux uniformes rouge et vert entassés sur la plateforme arrière, leurs cuivres, trompettes, tambours et grosse caisse branchés à des enceintes surdimensionnées. Dans l’immeuble, les cris de menace de mort destinés aux coqs s’étaient tus quand le concert des réveils et radios était entré en scène. Les ondes avaient été noyées par les torrents des chasses d’eau. Les vibrations des tuyaux s’accordaient avec les batteries de casseroles se mettant en branle pour redonner de la force à ces habitants qui devraient emplir toute la journée l’espace de leurs sons. (…) »
Un Printemps Éternel, des champignons jaunes, des lutteurs masqués, beaucoup de rhum, peu de cigarettes, des éléphants, un chat, une femme au visage voilé et Alek au centre d’un envoûtant tourbillon. Une histoire hallucinée, magique et absurde, qui se résume en un mot : ¡UBRE!
Jeanne l’Étang de Perrine Le Querrec
Jeanne L’Étang naît à Paris en 1856. Bâtarde, fille de folle, elle passe les premières années de sa vie enfermée dans l’étroit comble d’une maison parisienne.
Lorsqu’elle s’en échappe, c’est pour être enfermée ailleurs : la maison des folles -la Salpêtrière-, puis la maison close. Ces trois maisons délimitent le destin de Jeanne L’Étang : à travers les murs lui parviennent l’agitation parisienne, la guerre de 1870, la Commune, les grands travaux d’Haussmann. À l’intérieur des murs, elle rencontrera Degas, l’un de ses amants au bordel, Charcot, maître des hystériques de la Salpêtrière, Freud, son assistant pour quelques mois. Folie et luxure, misère et vices, chaque maison possède ses propres codes, son vocabulaire, ses silences, ses issues.
Mot à mot, année après année, Jeanne L’Etang apprendra à parler ces langues.
Si Jeanne L’Étang est une fiction, une architecture de mots qui élève autour de son héroïne des murs d’enceinte ou de protection, l’auteur s’est immergée dans les archives de l’Assistance Publique, de la Bibliothèque Universitaire Pierre et Marie Curie et de la bibliothèque Historique de la Ville de Paris afin de retranscrire au plus près la vie quotidienne de la maison close et de la Salpêtrière.
Stigma – στιγμα – de Marie Dubosq
« Il m’a étendue sur le lit double d’une des chambres. Je dormais quand nous sommes arrivés à l’hôtel. Il a dû me porter jusque-là, mais je sais que je suis dans la 101 parce que la fenêtre est ouverte et que je reconnais le ciel. Je suis nue, Anton m’a déshabillée. J’attends un peu. Ce n’est pas moi qui me suis planté une fourchette dans la main, ce n’est pas moi qui me suis sectionné une artère ou je ne sais quoi. Ce n’est pas moi qui suis folle. »
STIGMA (anglais, nom masc.) – στιγμα
Marque que laisse une plaie.
Marque au fer rouge qu’on imprimait autrefois sur l’épaule.
Marque d’infamie.
On nomme stigma du grec στίγμα (signifiant « piqûre »), une ancienne ligature de l’alphabet grec qui ne s’est conservée dans l’écriture actuelle que parce qu’elle sert à la numération alphabétique milésienne, où elle vaut 6.
Freak Wave #4
Les participants de Freak Wave #4
Hervé Scott-Flament, Joko, Lisa Carver, Nitcheva Osanna, Mathias Richard, Sylvie Vervaet, Eric Aupol, Nina Živančević, Sue Coe, Allemane, Jérôme Bertin, Stephen Somers, esdsbr, Christophe Comentale, Diego Tolomelli, Perrine Le Querrec, Jean-Pierre Duffour, dkelvin, Nadia Valentine, Jean-Louis Costes, Christophe Siébert, Paul Torres, Mike Hawthorne, Jade Patnode, Vincent Ravalec, Jean Rouzaud, Jérôme-David Suzat-Plessy, Antoine Rigal, Stéphane Blanquet, Mu Pan, Dom Garcia, Matthias Lehmann, Francis Powell, Anne Van der Linden, Andy Vérol, Ben Lob
Radicalement subversive, dérangeante, voire noire, la revue Freak wave est un mélange de styles, de générations et d’origines unifiés dans un même thème : un insolent parti-pris misanthropique. Donner libre cours aux humeurs, fussent-elles fielleuses ou cyniques, aux antipathies pathologiques ou plus simplement à la sincérité.
Freak wave, c’est l’art descendu de son piédestal, ébouriffé de contre-culture et d’imagerie populaire. Peintures de fêtes foraines, photomontages troubles, dessins porno-sociaux, pamphlets rageurs, prose décadente et poésie kamikaze participent de la subversion, à contre-courant de l’art officiel engendré par les écoles des Beaux-Arts du Commerce et de la Banalité Equitable.
De la littérature noire à la peinture mauvais genre, Freak Wave fédère les courants de la contre-culture française et étrangère.
Bousculant les barrières de l’art, les influences pêle-mêle des fanzines, du multimédia, de l’art brut, des écoles sensationnistes sud américaines, ou encore l’arrivée d’une école africaine curieuse, dévoreuse d’Occident, ces tendances si diverses font de cette mouvance un courant artistique majeur du début du 21e siècle.
Freak wave. Revue d’images et textes bilingues (français/anglais).
Une publication de référence pour curieux de culture alternative.