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Revue Immersion / Lancement du numéro 8 : Esprits animaux

Mercredi 22 novembre à 19h30

Venez rencontrer notre équipe à l’occasion du huitième numéro d’Immersion, consacré au thème des Esprits Animaux.

A partir de 19h30, les membres de notre comité de rédaction vous présentent notre nouveau numéro, et vous parler de la représentation et la simulation du vivant dans les jeux vidéo.

Comment peuvent-ils nous aider à repenser notre rapport aux animaux ? Comment parviennent-ils à modéliser des formes d’intelligence et de dialogue avec le non-humain ? Permettent-ils d’imaginer de nouvelles manières d’interagir avec le monde animal ?

Pour aborder ce sujet si passionnant, plusieurs auteur-ices prendront la parole, avant un pot convivial avec toute l’équipe.

En présence de : Hélène Birlouez, Alix Desaubliaux et Ulysse Mathieu.

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Colette Thomas / Prairial

“Les textes de Colette Thomas présagent la formation d’un autre univers ; ils sont tout ce qui reste d’un monde qui a sombré, asphyxié par l’être, le serpent.” Antonin Artaud, 1947.

En 2021, les éditions Prairial faisaient reparaitre Le Testament de la fille morte, unique livre publié de son vivant par Colette Thomas. Les recherches occasionnées par cette réédition ont permis de préciser une biographie qui tenait jusque-là de la légende, mais surtout de découvrir une impressionnante masse de textes inédits. C’est la partie de ce fonds remontant aux années 1950 à 1955 qui est publiée pour la première fois dans Cette fois-ci la forêt était vierge. 

Pour cette soirée spéciale, Pacôme Thiellement et Gaspard Maume, respectivement préfaciers du Testament de la fille morte et de ce livre d’inédits, évoqueront les circonstances de cette découverte, mais aussi l’importance et l’histoire de la poétesse.

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Ripostes. Archives de lutte et d’action, 1970-1974 / Présentation au Lieu-Dit

Samedi 18 novembre à 17h, présentation de l’ouvrage-catalogue d’exposition à l’occasion de Ripostes ! Archives de luttes et d’actions, 1970-1974. Rencontre co-organisée par La Contemporaine, CNRS éditions, le Lieu-Dit et le Monte-en-l’air.

Cette exposition se tient du 15 novembre 2023 au 16 mars 2024 à la Contemporaine (184, cours Nicole Dreyfus, 92 000 Nanterre).
Conçue à partir d’une sélection d’environ 500 pièces issues des collections de La contemporaine, l’exposition donne à voir la variété des mobilisations qui ont agité la France au début des années 1970.


Le « peace and love », la culture hippie et la « libération sexuelle » ont eu tendance à faire oublier combien, en France, les années 1970-1974 furent traversées de tensions, de conflits ou d’affrontements.
Ce début de décennie post-68 est largement habité par la figure de la violence, celle de l’État ou celle considérée comme une option par les mouvements contestataires.
Quels moyens mobiliser dans les luttes locales, nationales ou internationales ?
L’occupation d’une usine, la séquestration d’un patron, la préparation au « coup de poing » sont-elles légitimes ?
Le recours à des formes d’action directe illégale est-il même inévitable pour espérer « changer la vie » et combattre les diverses formes d’oppression ?
Ou bien faut-il malgré tout privilégier la non-violence, la désobéissance civile ?
Les archives ici réunies et commentées font entendre les questionnements qui traversent le début des années 1970 – et qui demeurent pour partie les nôtres.

Des pièces d’archives – tracts, brochures, affiches, photographies, etc. – choisies et commentées composent un récit vivant qui nous fait redécouvrir la France contestataire du début des années 1970, dont les échos résonnent avec force cinquante ans plus tard.

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Sébastien Fontenelle / Macron et l’extrême droite : Du rempart au boulevard / Rencontre

Jeudi 16 novembre à 18h30

En 2017, Emmanuel Macron a été élu président de la République française grâce aux voix de millions d’électeurs qui ont voté pour lui parce que c’était le seul moyen d’empêcher la victoire de Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national.

Le nouveau chef de l’État français avait alors déclaré que cette victoire l’ engageait . Cinq ans plus tard, après sa réélection : il a une nouvelle fois promis de faire barrage aux idées de l’extrême droite .

Mais depuis le début de son règne, il n’a cessé, au contraire, de favoriser la progression de la droite nationaliste et xénophobe.

Ce président qui a érigé le mensonge en mode de gouvernement avait promis de construire un rempart contre le pire : il lui aura finalement ouvert un boulevard.

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Patrick Boucheron, Marie Cosnay, Marcelline Delbecq et Amélie Lucas-Gary / Collection Fléchette

Mercredi 15 novembre à 19h30, rencontre avec Patrick Boucheron, Marie Cosnay, Marcelline Delbecq et Amélie Lucas-Gary pour fêter les quatre nouveaux titres de la collection Fléchette des éditions Sun/Sun. Rencontre organisée en partenanriat avec En attendant Nadeau et animée par Jeanne Bacharach.

Fléchette est une collection de livres où dialoguent les images des Archives de la Planète réalisées par Albert Kahn et 12 opérateurs, de 1909 à 1931 avec des textes d’auteurs contemporains. Chaque autrice et auteur est invité.e à se saisir d’une image (autochromes et/ou film) et à écrire à partir de cette image.

Partant de la même démarche, les textes abondent sous des formes différentes, texte documentaire, poétique, fictionnel, essais.

Une actualisation et une réactualisation cent ans plus tard de la question de la disparition des mondes.

Chacun des livres comporte en ouverture une reproduction de l’autochrome choisie. Cette image se lit aussi bien en opacité qu’en transparence avec une source lumineuse. L’image insérée en début d’ouvrages peut à nouveau circuler.


Patrick Boucheron, Les colonnes de San Lorenzo

Au moment de se réveiller – on dit parfois : retrouver ses esprits – tout lui était revenu d’un coup, les pas perdus de ces années passées, la volonté d’en ralentir l’oubli, le goût pour les traces qui

s’estompent. Il s’était glissé dans l’entrebâillement des colonnes de San Lorenzo et s’y retrouvait, tranquille. C’est toujours beau de rêver d’un passé retrouvé, cela peut même être somptueux. Mais cette beauté est- elle historienne, et n’y a-t-il pas un coup de force à vouloir s’autoriser, et tirer bénéfice, de l’émotion d’appartenance qui consiste justement à s’y retrouver ?


Marie Cosnay, Toi et ton frère

À tous les jeunes héros qui ont pris des bateaux, qu’ils aient disparu pour toujours dans la mer d’Alborán ou qu’ils aient atteint les rives interdites et désirées, ces pages sont dédiées.

Marcelline Delbecq, Envolée

Quelles traces les lieux conservent-ils des évènements qui s’y sont déroulés ? Sous quelle forme le sol, les arbres, les bâtiments, gardent-ils quelque part en eux la non-concordance des temps qui s’y déroulent ? Qu’est-ce qu’un film tourné sans prévision d’être monté ni montré, aujourd’hui tombé dans le domaine public, conserve d’une mémoire familiale entière- ment évanouie ?


Amélie Lucas-Gary, Féticheuses

À dix, je pose l’index à la surface et j’ouvre les yeux sur la mer bleue. Trois fois, je recommence, trois fois, c’est ce qui arrive : le beau milieu de l’océan. Alors je fais tourner le globe les yeux ouverts et je vois passer le Bénin, le grand baobab dressé du sud vers le nord que dessinent ses frontières. La qualité du nom de ce pays, Bénin, m’apparaît pour la première fois : «inoffensif». Dans la vie, je cherche les lieux sûrs, les gens gentils, ce qui ne me tuera pas, et j’apprécie ce signe.

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Socialisations sexuelles / Revue Actes n°249 / Seuil x EHESS / Rencontre

Mardi 14 novembre à 19h30, rencontre autour de la revue Actes en présence de l’ensemble des auteurs et autrices du numéro 249 « Socialisations sexuelles ».

L’intention de ce numéro est de faire dialoguer deux domaines de la sociologie rarement travaillés ensemble, celui de la sexualité et celui de la socialisation. Un premier objectif est d’étudier la façon dont la sexualité « s’apprend » tout au long de l’existence à travers différentes expériences socialisatrices. Alors que les comportements sexuels sont classiquement analysés sous l’angle de la conformation à des normes ou de la construction identitaire, les textes réunis dans ce dossier montrent que ces comportements sont aussi le produit de schèmes d’action et de perception (de techniques du corps, de goûts, de dégoûts, etc.) intériorisés par les individus au cours de leur histoire, et ils donnent à voir les processus à l’oeuvre dans cette intériorisation. Un second objectif est d’explorer la socialisation par la sexualité. Il s’agit ici d’examiner comment la sexualité peut constituer un cadre socialisant à des pratiques et des visions du monde qui la dépassent, autrement dit comment les expériences vécues en matière de sexualité peuvent avoir des effets socialisateurs au-delà de la sexualité. Par-delà la diversité de leurs terrains et de leurs objets, les textes présentés envisagent tous la socialisation comme une question empirique et s’attachent à montrer les agents et les pratiques à l’oeuvre dans ce processus. Tous s’intéressent également à la façon dont la socialisation – à ou par la sexualité – contribue à la reproduction, à la transformation ou à la subversion des rapports de domination, en matière de sexualité (entre hétérosexualité et sexualités minoritaires), de genre ou de classe.

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Pierre Ferrero / Cauchemar / L’Employé du moi / Rencontre

Vendredi 10 novembre à 19h

Rencontre animée par Julien June Misserey suivie d’une signature.

Violences sécuritaires, répartition inégalitaire, repli identitaire et désastres aux frontières ; la France d’aujourd’hui ressemble beaucoup trop à un véritable cauchemar. Pourtant, ce n’est que le début de cette sale histoire. Alors que le pays connait des mouvements sociaux de grande ampleur, l’inimaginable va se produire. Quelque soixante-dix ans après ses funérailles, le Maréchal Pétain revient à la vie. Sous bonne escorte, le zombie fraîchement ressuscité gagne la capitale pour rencontrer le président. Là, c’est la sidération ! Les deux personnages, qui entretiennent quelques connivences, fusionnent en un monstre bâtard. Leur unique dessein est d’imposer un ordre totalitaire à la société tout entière. Pour ce faire, ils peuvent s’appuyer sur une armada policière qu’ils viennent de transformer en phacochères vénères. Une poignée d’individus solidaires — indigents, réfugiés ou révolutionnaires — prennent alors le maquis pour organiser la résistance loin des villes.

Une intrigue qui résonne particulièrement au regard du contexte politique actuel où la science-fiction rejoint, malheureusement trop souvent, la réalité. Cauchemar se déploie comme une dystopie, de celle que nous redoutons toutes et tous. Avec cette série B tragico-comique, Pierre Ferrero donne libre cours à une aventure exaltée qui puise ses influences dans de nombreux registres. Un récit hybride qui mêle la satire à des scènes d’actions baroques et à des coups de théâtre fantasques

Pierre Ferrero est né en banlieue parisienne, il a grandi à Briançon dans les Hautes-Alpes, non loin de la frontière avec l’Italie, mais c’est à Lyon qu’il a étudié le dessin et la narration. C’est là qu’il fonde avec ses camarades du collectif Arbitraire la revue éponyme où de nombreux jeunes auteurs ont fait leurs premières armes dans la bande dessinée. C’est dans ce cadre aussi que Pierre développe le personnage d’Isaac Neutron que l’on retrouve dans deux livres (Arbitraire, 2013 et 2015). Suivront deux publications remarquées : Marlisou (Les Requins marteaux, 2013) et La Danse des morts (Les Requins marteaux, 2015). Pierre vit désormais à la campagne, dans le Limousin, où il continue à se consacrer à l’illustration et à la bande dessinée. La réalisation de Cauchemar a débuté en 2019, il a d’abord paru en épisodes sous forme de fanzines avant d’être retravaillé intégralement pour être édité à L’employé du moi. Avec l’association ChiFouMi, il parcourt régulièrement la France pour animer des ateliers de création dans des collèges et des lycées.

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Magali Brénon / Bonne continuation / Is-Land / Lancement

Jeudi 9 novembre à 19h30

Brouillon, bouillonnement d’images, d’idées. Brouillard (cet autre nom du brouillon).
Restes, rebut, rébus… Comment lire, comment dire ? Enfin quelque « chose » qui n’a pas de nom,
se passe du nom… et raconte, sans voix, ou dans la multiplicité des voix qui se croisent,
se brouillent, s’estompent à peine que formées.
Serge Bourjea

Magali Brénon est écrivaine. Elle a publié deux romans aux éditions Le mot et le reste : J’attends Mehdi (2009) et Jamais par une telle nuit (2014).
En octobre 2023 paraît aux éditions Is—Land son troisième livre, Bonne continuation. Nés de la nécessité d’opposer un élan vital à une situation de crise professionnelle, ces dessins compulsifs consignent par un travail plastique la réplique modeste mais critique à un travail déqualifié.
En s’accrochant à des supports du quotidien, ils opèrent depuis le silence un trajet retour vers les mots et l’écriture.
Enveloppes, factures, tickets de caisse, prospectus ou journaux : ici le dessin sature et recouvre tout ce qui fait effraction dans l’économie des jours, pointant l’aspect politique, absurde ou poétique de l’ordinaire. Sur leurs supports hétérogènes, frappés par l’imprimerie, datés par des tampons ou par la mémoire du détail, ces dessins accompagnent depuis plusieurs années le travail d’écriture de Magali Brénon, tout en donnant une épaisseur à l’envers de la vie d’artiste. Puisque la nécessité d’écrire ne se tait jamais, elle déploie sur les compressions du temps tout son potentiel de fiction.

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Chloé Wary et Alexx Boniki / Rosigny Zoo et Bonjour planète bizarre / éditions FLBLB / dédicace

Mercredi 8 novembre à 18h30

Rosigny Zoo, Chloé Wary

– Vous allez danser où, main­te­nant que vous avez plus de salle ?
– Retour aux sources, dans la street, t’as capté.

Après Saison des Roses (Prix du public / Festi­val d’An­gou­lême 2020), Chloé Wary revient à Rosi­gny-sur-Seine pour suivre quatre amis d’en­fance à la croi­sée des chemins face à leur vie d’adulte : comment quit­ter la famille et tracer sa route sans trop renier ses idéaux ? Leurs trajec­toires sont percu­tées par la poli­tique de la mairie, qui démo­lit des espaces fami­liers pour en recons­truire des fonc­tion­nels et plus rentables. Y aura-t-il encore après ça des zones sauvages, pour le hip-hop et pour tout le reste ?

Bonjour planète bizarre, Alexx Boniki

Syd et Tabata vivent dans la ville la plus pour­rie de toute l’Eu­rope de l’Ouest. Elles écoutent à fond Suburb Suicide et fument toute la jour­née en lisant Bonjour Planète Bizarre. Heureu­se­ment, l’été arrive et tout va bien­tôt s’em­bra­ser.

Enfin, on l’es­père.

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Marie-Hélène Lafon et Guillaume Genest / Collection Poursuites et Ricochets / Rencontre

Mardi 7 novembre à 19h30, rencontre avec Marie-Hélène Lafon et Guillaume Geneste pour fêter la nouvelle collection Poursuites et Ricochets des éditions La main donne. Rencontre animée par Gabrielle Napoli de En attendant Nadeau.

Les ouvrages de la collection “Poursuites et Ricochets” font dialoguer photographies de famille et littérature.

Chaque auteur est invité à sélectionner une douzaine de photos de famille et à écrire un texte court sur chacune de ces photographies.

C’est la diversité d’approches littéraires qui donnera à cette collection toute son épaisseur.

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Une autre vie de Marie-Hélène Lafon
Mon père fut paysan dans le Cantal, comme toutes les générations qui l’ont précédé.

Après sa mort, j’ai retrouvé des photos prises entre 1956 et 1959 pendant son service militaire au Maroc.

Mon père sur la plage, en maillot de bain ; en uniforme dans la chambrée ; déguisé en femme dans le jardin du colonel ; torse nu au milieu d’un groupe d’enfants.

À la fin du service militaire, il rentre dans le Cantal et dans sa vie de paysan.

Un autre père, un autre corps, une autre vie.

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Tout autour de la photographie de Guillaume Genest
Que ce soit avec les photographies de papier entre mes mains, encadrées sur les murs de notre appartement ou encore assis devant l’écran de mon ordinateur,

c’est dans un face-à-face sans concession avec chacune d’entre elles, accompagné par la ritournelle de la phrase prononcée, que j’ai été amené à en sélectionner douze parmi plusieurs centaines.

Sans aucune préméditation, emporté par la récurrence de certains souvenirs, et en même temps très conscient qu’ils ne me survivraient pas si je ne les racontais pas, j’affrontais ce qui réunit le mieux les hommes.

Néanmoins, après cette expérience où le chiffre douze n’est qu’un prétexte vieux comme le monde pour finir puis recommencer, je reste toujours intimement convaincu que la photographie a plus à voir avec la vie qu’avec la mort.

Plus ici : https://www.lamaindonne.fr/