Rencontre avec Lucas Méthé animée par Florian Caschera, à l’occasion de la publication du troisième volet de Papa maman fiston publié chez Actes Sud BD.Il s’agit principalement, dans ce troisième tome, des effets de l’âge sur les personnages de PAPA MAMAN FISTON. Non pas seulement de la vieillesse, mais aussi de la jeunesse, car le temps coule ici dans tous les sens ; manière de s’intéresser plutôt au “réalisme intérieur” vécu par eux, plutôt qu’à la seule réalité extérieure
Invitation à la signature du livre d’Henri ENU Contre culture Surmodernisme L’Envers des stencils Peindre avec un marteau, édité par la Galerie des Grands Maîtres (Bordeaux). Henri ENU retrace quelques moments de sa carrière de peintre. Il est l’un des passeurs incontournables de la Contre culture dont les premières créations des années 1960 sont produites avec des encres d’impression. De là naît, en 1970, le concept de Peinture Journal qu’il matérialise au travers d’une publication représentative de la presse alternative Parapluie qui apparaît au moment de l’achat d’Actuel et de sa métamorphose contre culturelle par Jean-François BIZOT. Autour de Parapluie se constitue une équipe de rédaction, avec Jean-Louis BRAU, Mary BEACH, Claude PELIEU, Ralph RUMNEY, Gilles YEPREMIAN, Marc ZERMATI, Gérard TERRONES, Jonathan FARREN, Michel GIROUD, Hart Leroy BIBBS, HORACE… Une existence de plusieurs années. Des numéros qui insistent sur les graves problèmes sociétaux qui, aujourd’hui, ont pris une ampleur considérable. Rupture visuelle de la mise en page pour des tableaux du futur. Les différentes phases d’élaboration de Parapluie – matière première à ses tableaux – constituent des moments d’un acte de peindre singulier dont la Galerie GERMAIN, la Galerie VALLOIS et quelques autres montrent les résultats plastiques. Des critiques comme Otto HAHN, Pierre RESTANY, Bernard LAMARCHE-VADEL ou Angéline NEVEU en témoignent dans des revues d’Art ou des ouvrages. De tout cela surgit un Mouvement : Le Surmodernisme.
La Suisse envahit Paris ce samedi 6 novembre. Rencontre exceptionnelle avec l’écurie helvète des éditions Atrabile. Helge Reumann, Pierre Wazem et Noyau signeront leurs dernières nouveautés, dont les très remarqués « Totale résistance », « En coulisse » et « Au suivant ».
Ce livre en sérigraphie a été imprimé à Milan par SUBSERI À 90 exemplaires numérotés en 3 couleurs recto/verso.SUBSERI est une maison d’édition Milanaise qui depuis 2015 produit des éditions en sérigraphie, gravure, etc…Ce livre est inspiré des catalogues distribués gratuitement dans les agences immobilières Présentant les appartements à vendre avec un petit descriptif dessous. Sur chaque page j’ai fait une synthèse de plusieurs appartements. Puisque je devais déménager, j’imaginais l’appartement qui me conviendrait…Ça s’appelle ALLEMANE ! car il faut bien donner un nom…Ce livre est difficile a imprimer, c’est donc une sérigraphie raffinée.
Philippe Dollo a vécu à Prague. En déambulant dans la ville, dans un petit jardin désert, dans le quartier de Vinohrady, au fond d’une petite poubelle de fer forgé, il entraperçoit quelques photos, empilées en vrac, dans un banal sac en plastique que la neige commençait à remplir.Des images de vacances d’été, une famille avec une fille unique posant en maillot de bain devant un lac, des paysages typiques des belles basse-montagnes de Tchéquie… Il n’y avait pas tant d’images que ça mais c’était bien suffisant pour voir le passage du temps, la petite fille grandir, devenir adolescente. Philippe Dollo venait de faire ses premiers pas au cœur des Sudètes.À l’origine, les Sudètes désignaient une chaîne de montagnes séparant la Pologne et la Tchéquie. Il y a plus de 300 ans, des populations de langue allemande s’y sont installées, qu’on a d’abord appelées « Allemands des Sudètes » avant de ne plus dire que « les Sudètes ».Si l’histoire de ce nom s’arrêtait là, elle serait presque banale. Ce qui suit ne l’est pas…Sans faire plus dans le détail ici (rendez-vous le 4 novembre ), les Allemands des Sudètes en seront expulsés en 1945, premier nettoyage ethnique de l’après-guerre, quelques semaines à peine après la victoire des alliés, leurs biens réquisitionnés dans les villages abandonnés, puis pour certains dynamités.Fasciné par cette découverte et l’histoire attenante, Philippe Dollo est parti photographier, ce qui n’existe plus, en quelque sorte. « Aître Sudète » est le journal photographique de son voyage.
Rencontre avec François Durif dont le premier récit Vide sanitaire vient de paraître aux éditions Verticales. Deux rendez-vous dans la journée :
À 11h30, au café L’Ami Justin – 28 boulevard de Ménilmontant –, où François vous accueillera avant de vous embarquer dans une traversée du cimetière du Père-Lachaise, reprenant en partie l’itinéraire élu dans l’écriture du livre ; vous rejoindrez ensuite le plateau de Charonne, avec une dernière halte dans l’ancien carré musulman, et emprunterez la rue Sorbier pour arriver au Monte-en-l’air en début d’après-midi. Une fois arrivés, un verre sera offert, prévoyez de quoi casse-croûter sous l’auvent de la librairie, si le temps le permet. Sinon, vous pourrez vous restaurer dans le coin.
À 15h, lecture-performance, suivie d’une séance de signature-dédicace.
« Si tu devais écrire un seul livre dans ta vie, est-ce que ton récit pourrait avoir lieu ailleurs que dans l’enclos d’un cimetière ? La forme pourrait-elle être autre que celle d’un soliloque à ciel ouvert ? Le narrateur pourrait-il être quelqu’un d’autre qu’un croquemort inquiet ? Avec la pluie qui lui tombe sur la tête pour lui rappeler qu’il a un corps qui fume quand son costume est trempé. »
Nous sommes très heureux de vous rencontrer au Monte-en-l’air pour une soirée de rencontres, échanges et dédicaces , en l’excellente compagnie de : Peggy VIALLAT, Charles ROBINSON, Blaise NDALA, Samuel ETIENNE, et Alexis POTSCHKE, pour la sortie du livre DIRES de SOMMATION, un ouvrage collectif, entre fiction et réalité sur les violences d’État . »Des images sensibles. Les gravures du livre montrent toutes des personnes réelles, abimées, blessées, de certaines je ne connais même pas le nom, mais j’ai vu dans leur regard l’égal effroi, l’égal sidération. Je crois que c’est ce qui nous a tous rassemblés dans ce livre, le besoin de témoigner de notre état de révolte, ne pas être statufiés, mais retrouver ensemble, une joie puissante d’agir, de dire de montrer, et je remercie une nouvelle fois toutes et tous de leur participation à cet ouvrage . » Peggy ViallatDires de sommation. Qui gardera ces gardiens ?Agnès TRICOIRE, Du coq à l’âne, ou de Charybde en Scylla, comme tu veux. Arno BERTINA, Ne parlez pas Alexis POTSCHKE, Et l’«autre» a parlé Blaise NDALA, Phallus du Léviathan (Légitime Offense) Christophe SIÉBERT, La Danse de mort (deuxième partie) Samuel ETIENNE, Tout cicatrise (racontar partiel) Wendy DELORME, Rosa Éric PESSAN, J’étouffe. Charles ROBINSON, A qui de droit, Mutilés pour l’exemple, série de gravures de Peggy VIALLAT-LANGLOISTextes réunis par Peggy Viallat-Langlois et Samuel Etienne. Gravures de Peggy Viallat-Langlois.Tirage de l’édition courante : 70 exemplaires. Tirage de tête avec une gravure originale : 30 exemplaires
A l’initiative de Mouais, mensuel dubitatif niçois, la rencontre rassemblera dans la joie et la bonne humeur, plusieurs acteurs et actrices du journalisme alternatif (liste des participant.e.s à venir).Au menu des débats : – Un réseau de la presse pas pareille ; de la reconnaissance à l’entraide, un écosystème est-il possible ? – Parlons propagande : Être journaliste, ça veut dire quoi ? De l’indépendance à la carte de presse, quelles différences ? – Journalisme et subjectivité, des outils venus des sciences sociales à l’activisme assumé – Journalisme de proposition, une démarche à assumer ? De la rigueur de l’information universitaire à la temporalité de la démarche journalistique, comment gérer le temps court et la proximité ? – Présidentielle, comment aborder ça par la lorgnette de la presse indé, sans sombrer dans le piège de la course à l’échalote ?Les discussions seront précédées et suivies d’une programmation musicale de qualité : la Fanfare Locomotive (fanfare de la Fac Paris Saint-Denis) pour débuter et Nina Dotti, chansons d’amour et d’humour from Nissa pour finir en beauté (https://soundcloud.com/ninadotti). Et featuring JP Elkabbbach bien entendu.L’événement poursuivra les chouettes Assises intergalactiques de la presse libre satirique et indépendante qui ont eu lieu en juin dernier : http://mouais.org/assises-pl-2021
Un phénomène impensable est en train de se produire : l’agonie du néolibéralisme. Tous ses excès – et la crise du covid – ont confirmé sa nocivité. Nous nous mettons alors à espérer un monde plus juste qui adviendrait grâce au retour de l’État providence, à la prise en compte des questions écologiques et à une participation citoyenne accrue. Un véritable paysage de carte postale en somme.Or, rien de cela ne nous sauvera du pouvoir des algorithmes, de la marchandisation intégrale de nos vies par l’industrie numérique, ou du déploiement d’une télésocialité contribuant à notre « isolement collectif ». Autant de processus qui engendrent de nouveaux types d’assujettissement, ignorés de la « grande politique ».Si nous savons que l’enjeu majeur de notre époque est d’être partie prenante des affaires qui nous regardent, cette aspiration prend des formes trop éparses, ne répondant à aucun projet commun défini en ce sens. À contre-courant de cette tendance, ce livre renouvelle les perspectives d’émancipation, en dressant un registre d’actions concrètes. Cela suppose de mener une critique des discours défendant des intérêts privés, de ne plus subir de situations iniques et de constituer un foisonnement de collectifs – dans tous les domaines de la vie – favorisant l’expérimentation, la meilleure expression de chacun, tout en étant soucieux de ne léser ni personne, ni la biosphère.Après tant de désillusions, le moment est venu de ne plus nous en remettre à des instances tierces pour nous engager dans une impérieuse et salutaire politique de nous-mêmes.
La violence policière n’a rien d’accidentel, elle est rationnellement produite et régulée par le dispositif étatique. La théorie et les pratiques de la police française sont profondément enracinées dans le système colonial : on verra dans ce livre qu’entre les brigades nord-africaines dans les bidonvilles de l’entre-deux-guerres et les brigades anti-criminalité (les BAC) dans les « cités » actuelles, une même mécanique se reproduit en se restructurant. Il s’agit toujours de maintenir l’ordre chez les colonisés de l’intérieur, de contenir les territoires du socio-apartheid. Le développement des armes « non létales » – Flash-Ball, Taser… – propulse aussi une véritable industrie privée de la coercition. Rigouste montre comment l’expansion du marché international de la violence encadre la diffusion des doctrines de la contre-insurrection et permet de les appliquer à l’intérieur des métropoles impériales.Cette enquête, fondée sur l’observation des techniques et des pratiques d’encadrement et de ségrégation depuis ceux qui les subissent et les combattent, montre comment le pouvoir policier assure la reproduction des dominations capitalistes, racistes et patriarcales dans la France contemporaine.Depuis sa publication en 2012, La domination policière a trouvé un écho durant les grandes séquences de luttes et les épisodes de répression. La présente édition est actualisée et augmentée.